samedi 23 octobre 2021

Le Niger : environ 1, 5 milliards de litres de lait produit en 2021, pour une valeur de plus de 440 milliards de fcfa (Ministère)

Pays à vocation agro-pastoral, le Niger a produit, en 2020, 1.466.954.000 litres de lait. En valeur numéraire, cette production se chiffre, selon une estimation du ministère de l’élevage, à environ 440 086 500 000 de francs fca.
Selon la direction générale de la production et de l’industrie animale (DGP/IA) du ministère de l’élevage, c’est la Région de Zinder qui a réalisé la plus grande production de cette denrée animale en 2020, avec quelque 333 .211. 000 litres. La Région de Tahoua se positionne 2ème avec 301.412 .000 litres.
La Région de Tillabéry occupe, quant à elle, le 3ème rang avec une production de 254 .858 .000 litres. Maradi est 4ème avec 253 .426. 000 litres, suivie de la Région de Diffa avec une production 146 .513 .000 litres, puis la Région de Dosso avec 128 .050 .000 litres, ensuite la Région d’Agadez avec 39 .505. 000 litres et en fin la Région de Niamey qui a produit 9 .980. 000 litres.

Cependant, malgré cette importante production, le Niger importe du lait pour essayer de répondre à la demande des populations.
Selon les estimations de la DGP/IA, la valeur de ces importations envoisine les 20 milliards de francs cfa par an. Et même avec les importations, la consommation en lait du nigérien est inférieure aux recommandations de l’organisation mondiale de la santé (OMS) et de la FAO.

En effet, indique la source « la consommation moyenne des nigérienne est de 31l/habitant/an, ce qui est en deçà des normes OMS/FAO qui est de 90l/habitant/an ».

Selon le ministère de l’élevage, l’importation du lait constitue un frein au développement de la filière nationale, car le lait importé rivalise le lait local, indique-t-on.
Améliorer l’accessibilité des produits laitiers locaux pour les consommateurs nigériens, c’est l’un des défis que le Ministère de l’élevage veut relever à travers plusieurs actions envisagées.
Parmi ces actions, figure l’amélioration de la compétitivité des chaînes de valeur basée sur une amélioration des performances des différents acteurs, explique la DGP/IA.
En réalité, explique la direction, « Le lait local est difficilement accessible à moins de 250 F/L en zone (péri) urbaine et les yaourts conditionnés ne coûtent pas moins de 1.000 F/L (équivalent lait). En comparaison, les produits à base de poudre rengraissée sont systématiquement moins chers (80 F/L de lait et 414 F/L de yaourt) ».
Toujours dans le cadre de l’amélioration de l’accessibilité des produits laitiers locaux, la DGP/IA veut améliorer la productivité des troupeaux laitiers.
Cela doit se faire, selon elle, à travers : l’accès aux pâturages et aux zones de transhumance, car, indique-elle, leur rôle dans l’alimentation de troupeaux laitiers, sont une contrainte à l’amélioration de la productivité des troupeaux laitiers.
« L’alimentation coûte chère, que ce soit en raison du prix d’achat des aliments ou du coût élevé de la conduite des troupeaux vers les sites de pâturage (main d’œuvre). Par ailleurs, la nourriture est mal valorisée (trop sèche, pas assez d’eau), ajoute la source.
Une autre perspective par l’autorité compétente dans ce cadre, c’est aussi l’amélioration du potentiel génétique du troupeau laitier.
« Les éleveurs nigériens utilisent pour la production laitière des animaux dont le potentiel culmine à six litres par vache par jour (dans des conditions optimales, rarement atteintes). A l’inverse, avec la même alimentation et une conduite en mode sédentaire, une vache de race croisée peut produire au Niger 20 litres par jour en moyenne sur une lactation ».
En marge de ces actions à entreprendre, l’Etat du Niger assiste déjà les producteurs à travers divers interventions.
Dans ce volet, la DGP/IA cite : la facilitation de l’accès aux financements à coût partagé dans le cadre du financement de l’entreprenariat agricole ; la participation aux foires et salons des acteurs de la chaine de valeur pour la promotion de leurs produits issus de la transformation, ainsi que la mise en place des plateformes d’innovation lait au niveau de chaque région comme cadre de concertation.

Le ministère de l’élevage souligne aussi, dans ce registre, l’institutionnalisation de la Campagne mon Lait est Local pour soutenir et protéger la production ; le processus en cours de mise en place de l’Interprofession lait ; la création de 9 centres de collecte de lait en 2020 ; la création de 5 mini-laiteries et la réhabilitation 2 autres en 2020 ; le placement au cours de la campagne 2020-2021 de 10 800 Tonnes d’aliments pour bétail afin de soutenir le troupeau laitier; la sécurisation des zones de productions fourragères essentiellement composées d’espèces herbacées très sensibles aux actions anthropiques et climatiques ; a Vaccination de 5 667 736 bovins contre la PPCB et 1 099 103 petits ruminants contre la PPR, et la Vaccination de 737 356 camelins contre la Pasteurellose, entre autres.

 

Mahamane Manzo

 

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