dimanche 28 novembre 2021

 Le fonds monétaire international (FMI) s’engage à injecter la bagatelle somme d’environ 278,5 millions de dollars, soit 139.250.000.000 de francs CFA au Niger dans le cadre d’un programme étalé sur trois ans, rapporte un communiqué du FMI.

 « Les autorités nigériennes et l'équipe du FMI sont parvenues à un accord au niveau des services du FMI sur les politiques et réformes économiques et structurelles qui serviront de base pour un nouvel accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), avec un accès à 197,4 millions de DTS (équivalent à environ 278,5 millions de dollars ou 150 % de la quote part) », a déclaré M. Ari Aisen du FMI dans un communiqué dont copie est parvenu à afriqueperspectives.com. Cette levée de fonds fait suite à une série de réunions que les deux parties ont eue.

En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Ari Aisen a tenu des réunions virtuelles du 25 octobre au 1er  novembre 2021 afin de finaliser et conclure les discussions sur le soutien financier du FMI via une facilité élargie de crédit à l'appui du programme de réforme économique des autorités, rapporte le communiqué.

Le financement du FMI, explique le texte, permettrait de catalyser le soutien supplémentaire des donateurs. L'accord des services du FMI est soumis à l'approbation de la direction et du Conseil d'administration du FMI. Ce dernier tiendra sa réunion en décembre, selon toujours le communiqué.

Selon le FMI, les perspectives économiques pour 2021 et à moyen terme restent favorables pour le Niger, dont « la croissance du PIB réel devrait rebondir à 5,6 en 2021 alors que son économie se remet de la pandémie de COVID-19 ».

« La croissance devrait s'accélérer en 2022 et atteindre des niveaux à deux chiffres en 2023, stimulée par l'opérationnalisation du nouvel oléoduc vers le Bénin », augure le FMI.

L’institution financière pronostique également sur le compte courant extérieur qui devrait, selon elle, « se détériorer à court terme en raison de la mise en œuvre de projets à grande échelle avec un contenu élevé de biens d'équipement et de biens intermédiaires importés, avant de s'améliorer sensiblement avec les exportations de pétrole à partir de 2023. Bien que contenues, les pressions inflationnistes devraient persister en 2021, principalement sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires due aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées au COVID 19, avant de s'atténuer au cours des dernières années. La situation budgétaire, déjà sous tension en 2020, devrait encore se détériorer en 2021 face aux importants besoins liés à la sécurité et au développement ».

Toutefois, relativise le FMI « les efforts d'assainissement et l'arrivée des recettes pétrolières devraient permettre de ramener le déficit à l'objectif régional de 3 % du PIB à moyen terme ».

Selon M. Aisen, le nouvel arrangement de la FEC vise à renforcer la stabilité macroéconomique en relevant les principaux défis budgétaires en termes de mobilisation des recettes intérieures, d'efficacité et de transparence des dépenses, et de gestion des ressources naturelles tout en jetant les bases d'une croissance plus forte, inclusive et tirée par le secteur privé.

« En ce qui concerne les recettes, le programme devrait élargir l'assiette des recettes non pétrolières, réduire l'informalité en améliorant la politique fiscale et l'environnement des affaires, faire progresser les réformes de l'administration fiscale, améliorer la gestion des arriérés d'impôts pour faciliter la planification de la trésorerie, et rationaliser et gérer les exonérations afin d'utiliser au mieux des ressources fiscales limitées. En ce qui concerne la mobilisation des recettes provenant des ressources naturelles, le programme soutiendra la gestion transparente et efficace des recettes pétrolières afin de garantir que l'augmentation prévue des exportations de pétrole se traduise par une augmentation proportionnelle des recettes fis cales », précise-t-il.

« Quant aux dépenses, le programme prévu vise à améliorer la gestion des finances publiques afin d'accroître l'efficacité et la transparence des dépenses par le biais de réformes visant à soutenir une budgétisation à moyen terme plus rigoureuse, à renforcer les réformes liées à la transparence, à améliorer la planification et la sélection des projets d'investissement, et à renforcer la gestion des liquidités et de la dette avec la création d'un compte unique du Trésor. En outre, l'intensification des efforts visant à améliorer le capital humain et la gouvernance, la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence et de la responsabilité sont des piliers essentiels pour la gestion efficace des finances publiques, la fourniture de biens publics et l'amélioration de l'environnement des affaires et sont bien alignés sur les engagements du gouvernement », a ajouté  M. Ari Aisen.

Mahamane Manzo

 Ils sont jeunes, sont souvent partis de rien, ont parfois (déjà) connus plusieurs échecs avant de connaitre un succès. Et pourtant, ils ont réussis à créer des startups en plein développement créant des emplois et des perspectives dans leur pays d’origine.

Depuis fort longtemps, les bouchers de par les différentes régions du Niger excellent dans la production de la viande boucanée, communément appelée Kilichi. Une activité génératrice de revenus, qui participent au développement économique du pays.

En effet, SADI (Société Africaine de Développement Industriel) s’est également spécialisée dans la production de cette viande boucanée, dans les meilleures conditions de qualité et d’hygiène de cet aliment générant ainsi des emplois et des perspectives dans le pays.

C’est ainsi, que SADI a mis en place progressivement une unité moderne et semi industrielle de production de Kilichi en 2019 grâce à la volonté farouche du PDG et son apport personnel. Une production pilote de Kilichi à des fins d’analyses microbiologiques au LANSPEX (Laboratoire d’Analyse des Produits et d’Expertise) a été initiée au courant de la même année. Résultat, le Kilichi by SADI produit dans de bonnes conditions d'hygiène et de salubrité est exempt de tout germe et de tout problème de santé.

 Cette unité a impulsé une véritable révolution et une innovation dans ce secteur. A l’heure actuelle, au niveau de l’unité de fabrication de Kilichi, c’est 100 kilogrammes de filet de bœuf qui sont exploités chaque jour. Son ambition est de contribuer à la création d'emplois et participer à l'exportation des produits issus de cette activité.

Chaque jour, c’est des dizaines de bœuf, élevées dans les meilleures conditions, qui vont à l’abattoir. De là, s’en suit tout un processus de préparation du kilichi. Le filet de bœuf est recueilli par des bouchers expérimentés qui procèdent par la suite aux opérations de séchage et d’enrobage de la viande avec les assaisonnements du terroir (oignon de Galmi, pate d’arachide, ail d’Agadez, poivre, piment, etc…) dans les conditions d’hygiène appropriées jusqu’à l’emballage dans des paquets hermétiques et biodégradables.

Kilichi by SADI, c’est du 100% bio à base de filet de bœuf aux goûts : nature salé, pimenté et Gingembre épicé disponible dans des paquets de 50g et 250g. Opérationnel depuis le 12 décembre 2019, le showroom ‘’Kilichi by SADI’’ reçoit une clientèle variée et offre ses différents produits à une vingtaine de sociétés nationales et internationales de la place. Avec l’unité de production du Kilichi, le Kilichi by SADI compte aujourd’hui une trentaine d’emplois directs.

On parle souvent du Niger pour ses paysages sahéliens majestueux, son rôle dans la lutte contre le terrorisme et ses ressources en uranium mais rarement de ses spécificités culinaires. Et pourtant, la cuisine nigérienne est aussi riche que sa diversité culturelle. Ainsi, Kilichi by SADI se veut être un met connu hors du Niger en exportant dans tous les coins du monde. Il est aujourd’hui exporté dans plusieurs pays de la sous-région mais aussi en France, Italie et aux États-Unis et fait la fierté de la nation tout entière.

Chafaatou Saley

Le cabinet Daroul Mar’a a formé, entre 2012 et 2021, plus  de 5.000 femmes et jeunes diplômés sans emplois dans divers secteurs de l’entreprenariat social, selon sa Directrice Exécutive, Mme  Alkassoum Abdrahamane Nana Djoubi, également députée à l’Assemblée nationale du Niger.

 Selon elle, cette offre de  formation axée essentiellement sur la formation professionnelle et l’incubation dans plusieurs domaines entrepreneuriaux,  constitue la contribution de son organisation dans la lutte contre le chômage de ces couches sociales.

Le 17 octobre 2021, Daroul Mar’a a lancé à la Chambre de commerce et d’industrie de Niamey une campagne de sensibilisation pour la reconversion professionnelle et la lutte contre le chômage de femme et des jeunes au Niger.

A cette occasion, la Directrice exécutive de l’organisation, Mme Alkassoum Abdrahamane Nana Djoubi a fait découvrir au public son organisation, tout en expliquant les contours de la campagne de sensibilisation, objet de la rencontre.

Parlant de la campagne Mme Alkassoum Abdrahamane a souligné que « c’est une activité que nous démarrons dans le cadre du travail  que nous menons dans le sens de sensibiliser les jeunes à lutter, en générale, tout simplement, contre le chômage  et au-delà participer pour de  vrai au développement économique de notre pays ».

 Pour cette session de renforcement de capacités, environs 100 participants se sont enregistrés en seulement 24 heures, selon la Directrice exécutive.

« Pour ce lancement nous avons réuni les jeunes pour leur dire que c’est possible d’entreprendre au Niger et c’est possible  en tant que jeune de contribuer au développement », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que « nous avons l’intention de rallier l’entrepreneuriat à la réalité nigérienne, ce qui nous a manqué jusqu’ici ».

« Nous pensons pouvoir donner des outils palpables et capables à ces jeunes pour leur permettre de faire leur travail, insha Allah », a-t-elle par ailleurs fait savoir, avant de préciser que « ces jeunes, nous comptons les encadrer dans ce qu’ils font et ou leur proposer de  la reconversion professionnelle ».

 Créée en 2012 dans la Région de Maradi, à l’initiative d’un groupe d’une quarantaine de femmes, Daroul Mar’a se réjouit aujourd’hui d’avoir formé plus de 5.000 jeunes et femmes dans plusieurs secteurs socio-professionnels à travers ses six (6) antennes régionale au Niger.

 Ses domaines de formation sont : la couture ; l’agroalimentaire ; le cosmétique ; l’esthétique ; la décoration et la restauration.

Elle offre également des formations islamiques, des conseils aux femmes au foyer, en général et les jeunes mariées en particulier.

 A ses débuts, l’organisation travaillait pour la promotion de l’entreprenariat féminin,  mais aujourd’hui l’organisation dirigée par Mme Alkassoum Abdrahamane fait plutôt de l’entrepreneuriat social, c’est-à-dire qu’elle ne travaille plus au profit uniquement des femmes, mais au profit de toutes les couches de la société, notamment les jeunes et les femmes diplômés sans emploi », explique la Directrice exécutive.

Daroul Mar’a  bénéficie, en effet, de l’appui  plusieurs partenaires, notamment Swiss Contact (son premier mentor), PACT 3 ; Qatar Charity, Mercy Corp, et plusieurs autres partenaires.

Avec ce large réseau de partenariat, la ‘’Maison de la Femme’’ fait plus que de la formation, elle se positionne aujourd’hui comme un incubateur des entreprises des femmes et des jeunes.

« On  a fini par évoluer et partir tout simplement d’action AGR (activités génératrices de revenus) en actions entrepreneuriales. Mieux, depuis quelques années, avec les expériences et les partenaires, nous avons également commencé à faire de l’incubation », a noté la Directrice exécutive.

 Aujourd’hui le cabinet est membre du réseau  ‘’RESEAEN’’, premier incubateur  pour la promotion de l’autonomisation  des femmes.

« Parfois, les femmes  qui viennent chez nous, n’ont aucune idée d’entreprise. Nous leur proposons des idées, si ces idées leurs conviennent,  nous les formons, et nous les aidons à trouver des financements », a-t-elle conclu.

 

Mahamane Manzo

Le budget général de l’Etat du Niger pour l’année 2022 sera de 2.888,80 milliards contre 2.830,99 milliards dans le premier collectif budgétaire 2021, soit une hausse de 2.04%.

C’est le projet qu’a présenté le Gouvernement ce jeudi 23 Septembre 2021 au cours d’un conseil des ministres.

Selon un communiqué issu de cette réunion de conseil des ministres, ce « projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2022 est établi en conformité avec les dispositions de la loi n° 2012-09 du 26 mars 2012, portant loi organique relative aux lois de finances ».

Pour le Gouvernement, ce projet de budget « présente l’évolution récente de l’économie nationale à travers les acquis macroéconomiques et financiers, les perspectives au titre de l’année 2021, ainsi que les projections pour l’année 2022 et à moyen terme ».

Selon toujours l’Exécutif nigérien, les principaux objectifs visés par la présente loi sont « le maintien de la stabilité macroéconomique et l’amélioration de la gestion des finances publiques à travers une mobilisation accrue des recettes fiscales, une meilleure maitrise des dépenses publiques et le renforcement de la gestion de la trésorerie et de la dette ».

« A cela s’ajoutent l’amélioration de la transparence dans la gestion des secteurs pétroliers et miniers et la poursuite des actions de soutien au développement du secteur privé et financier », rapporte le même communiqué.

Selon les explications du Gouvernement, « La politique budgétaire pour l’année 2022 est orientée de manière spécifique sur la mise en œuvre des actions de relance et de transformation de l’économie dans un contexte international, régional et national marqué par la persistance des menaces sécuritaires, la pandémie de la COVID-19, l’érosion des prix des matières premières et les aléas climatiques ».

Le présent projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

Mahamane Manzo

 

La 12ème édition du Salon International de l’Artisanat pour la Femme (SAFEM) est prévue cette année du 26 Novembre au 05 Décembre.

L’annonce a été faite par Mme Aïssa Foumakoye, Représentante de la 1ère  Dame Hadiza Bazoum, par ailleurs marraine de l’événement, lors de l’installation officielle de la Commission nationale d’organisation.

C’est sous le thème "l’Entreprenariat féminin face à la pandémie de la Covid-19 : quelles stratégies pour le renforcement de la résilience dans l’autonomisation de la femme artisane » que se déroulera l’édition 2021 de cette rencontre, vitrine de l’artisanat féminin nigérien.

 A cette édition,  Agadez est retenue comme Région phare et l’Algérie comme Invité d’honneur.

Pour Mme Aïssa Foumakoye, l’objectif du Salon est de contribuer à renforcer la résilience des femmes artisanes grâce notamment aux ressources tirées de la vente de leurs productions.

Pour le Gouverneur de la Région d’Agadez, M. Sadou Soloké, « le SAFEM représente un espace de découvertes et d’ouverture d’esprit grâce à la richesse et à la diversité des biens exposés et il offre l’opportunité aux femmes d’accroître leurs revenus contribuant ainsi à leur autonomisation socioéconomique ».

Lancé en 2010, le SAFEM se veut u espace de rencontre internationale  pour découvrir toute la richesse artisanale, culturelle et touristique du Niger, la place de la femme nigérienne dans le secteur artisanal.

Mahamane Manzo

Le Gouvernement du Niger a accordé quatre (4) permis de recherches d’or dans le département de Bilma, Région d’Agadez, à la société DJADO GOLD NIGER, rapporte un communiqué du conseil des ministres du jeudi 5 Août 2021. 

Ces quatre permis miniers, objet d’un contrat entre les deux parties, concerne le site « DISSILAK 14 » ; le « DISSILAK 19 » ; le site « DISSILAK 25 » et le site« DJADO 21 ».

Pour chaque permis de recherche, un projet de décret portant approbation et publication au Journal Officiel de convention minière entre la République du Niger et la société DJADO GOLD NIGER a été approuvé par le Gouvernement.

La société DJADO GOLD NIGER SA, note-t-on « est une société de droit nigérien, avec un capital social de dix millions (10 000 000) de FCFA. Elle s’engage à investir dans les trois (3) ans suivant la signature des quatre (04) Conventions Minières, un montant minimum égal à trois millions quatre cent cinquante mille (3 450 000) dollars US, pour la réalisation de ses activités de recherche de l’or.

Le communiqué du Gouvernement précise que les retombées immédiates attendues, outre les recettes fiscales, sont : la création de quatre-vingt (80) emplois directs et indirects ; la contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités à hauteur de cent vingt mille 120 000 dollars US, soit 30 000 dollars US par période de validité et par permis ; ainsi que la contribution au renforcement des capacités des agents de l'Administration des mines et de la géologie à hauteur de dix mille (10 000) dollars US par an, pour chacun des permis.

Mahamane Manzo

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