jeudi 27 janvier 2022
Santé

Santé (6)

La firme nigérienne de la Banque Internationale pour l’Afrique (BIA) s’engage à financer les travaux de construction d’un bloc opératoire au sein de la maternité Issaka Gazobi  de Niamey.

 D’une valeur de 25.000.000 FCFA, ce don de l’institution bancaire vise à améliorer la qualité de prise en charge des patients.

Une signature de partenariat sur le projet de construction est intervenue, le vendredi 31 décembre 2021, à Niamey, entre la directrice générale de la BIA-Niger Mme Nana Aissa Ango et le directeur général de la Maternité Issaka Gazobi, Pr Madi Nayama.

 Ce bloc, note-t-on, est composée notamment de deux salles d’opération, une salle de réveil, une salle de linge propre, une salle de stérilisation du matériel et des linges ainsi  que des bureaux.

Selon les responsables de la maternité, ces équipements permettront d’améliorer la prise en charge des patientes, des nouveau-nés, mais aussi les conditions de travail du personnel.

Il est aussi mentionné une amélioration du pronostic maternel et périnatal, la réduction drastique la souffrance des patientes en attente d’une opération programmée ou d’urgence. Selon la même source, l’infrastructure devrait aussi motiver davantage le personnel en diversifiant les techniques opératoires, et de mieux enseigner la santé de la reproduction.

 «Ce précieux appui au secteur de la santé qui cadre avec les priorités pour le gouvernement est la parfaite illustration des bonnes relations qui existent, si heureusement entre la BIA et le Ministère de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales», a commenté, lors de la signature, le ministre de la Santé publique Dr Idi Illiassou Mainassara.

C’est «conscient du caractère combien important de sa mission que BIA Niger a décidé d’apporter sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des femmes en finalisant la construction du 2ème bloc opératoire de la Maternité Issaka Gazobi qui est le centre de référence en matière de maternité au Niger», a indiqué, pour sa part, la directrice générale de la BIA Mme Nana Aissa Ango.

 Mahamane Manzo

Au Niger, depuis quelques semaines, la situation de la pandémie de la Covid-19 bien qu’étant sous contrôle, demeure préoccupante, selon le Ministre de la santé publique, dans une communication qu’il a tenue au conseil des ministres de ce lundi 8 Octobre 2021.

«  En effet, le nombre de cas enregistrés au cours du mois d’octobre 2021 est passé du simple au double par rapport à celui du mois de septembre 2021, soit respectivement 167 et 345 cas », a souligné le Ministre Idi Ilassou Mainassara.

Selon lui, « le cumul des cas enregistrés pendant les deux dernières semaines d’octobre et la première semaine de novembre 2021 comparé à celui de la même période de 2020 est passé respectivement de 20 cas à 341 cas ».

« S’agissant des indicateurs, le taux d’attaque hebdomadaire de la Covid-19 connait un accroissement sensible les trois dernières semaines, passant de 0,35 à 0,61 cas pour 100 000 habitants », a-t-il ajouté.

Selon cette source, le Niger compte à la date du 07 novembre 2021, 6.511 nouveaux cas positifs notifiés ;   6.138 cas sortis guéris;  221 décès; 152 cas actifs et 36 patients en cours d’hospitalisation dont 8 en réanimation. Le nombre des cas en cours d’auto confinement est estimé à 395.

« En ce qui concerne la vaccination, un total de 744.907 personnes ont reçu une première dose, soit un taux de couverture de 7,30% et 455.961 personnes ont été complètement vaccinées, soit un taux de 4,47% », a-t-il indiqué.

Mahamane Manzo

Depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid 19 au Niger, plusieurs rumeurs circulent notamment via les médias sociaux, remettant en cause les vaccins utilisés. Parmi ces rumeurs, il y a celles qui font croire que les vaccins ont des impacts négatifs sur les femmes enceintes, ainsi que sur les enfants qu’elles portent.

Face à ces allégations, le coordonnateur du programme de vaccination au bureau de l’OMS au Niger Dr Kaya Mutenda Sheria réagit.

« Il n’y a aucun danger vis-à-vis des femmes en enceintes et les femmes allaitantes. Il a été démontré que le vaccin contre la covid 19 peut être administré aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes et y’a aucun danger, que ce soit sur le fœtus ou sur le nouveau-né », a-t-il déclaré.

« C’est un vaccin qui est administré pour protéger la mère et qui n’a pas d’effets et qui n’aura aucune répercutions négative sur le fœtus », a-t-il insisté.

« Tout ce qui est distribué dans les réseaux sociaux ne sont que des mensonges», a-t-il regretté, tout en se réjouissant que « grâce aux medias, ces rumeurs sont en train d’être combattues. Et de plus en plus, nous avons le désir de la population à la vaccination contre la covid 19 et les femmes enceintes peuvent être vacciné sans aucun problème ».

Parlant des différents vaccins administrés au Niger, ce spécialiste en vaccination indique que « pour le moment nous avons trois types de vaccins, à savoir : le sinopharm qui est administré à deux doses, l’Astrazeneca aussi à deux doses et Johnson & Johnson, qui est administré en une seule dose. Ils sont tous disponibles sur les sites de vaccination ».

Selon le Docteur Kaya, « tous les 3 vaccins sont homologués (autorisés) par l’OMS ».

« Ce sont des vaccins qui ont obtenus l’autorisation d’utilisation d’urgence et comme nous sommes dans une pandémie, il faut urgemment donner une autorisation pour que ces vaccins soient administrés », a-t-il soutenu.

 « Parmi ces trois vaccins, il n’y a aucun qui soit plus efficace que l’autre. La seule différence, c’est au niveau de l’administration des deux vaccins  pour le Sinopharm et l’Astrezeneca pour donner une efficacité. Et une seule dose pour ce qui est du vaccin Johnson & Johnson. Et là, la personne est complément  protégée».

Interrogé sur l’apport de son organisation dans les campagnes de vaccination au Niger, Dr Kaya affirme que « l’OMS n’apporte pas des doses. Il est un organe technique des Etats, et il a mis en place un mécanisme qu’on appelle facilité covax ».

«  Ce mécanisme, explique-t-il,  a pour but de faire en sorte que les pays en voie de développement bénéficient des doses de vaccin au même titre que les pays développés. Au sein de ce mécanisme il y a aussi les autres organisations comme l’UNICEF et Gavi Alliance qui ont pour but de faire le plaidoyer pour obtenir le vaccin à moindre à coup et que ces pays bénéficient de même dose des vaccins ».

« Le rôle de l’OMS, c’est d’abord de s’assurer que ces vaccins respectent toutes les normes requises avant d’être administrés aux personnes », a-t-il ajouté.

« L’OMS ne fait pas de don de vaccin, mais l’OMS a mis en place un mécanisme pour permettre aux pays du monde entier, notamment ceux en voie de développement, d’en bénéficier. Au Niger, l’OMS apporte un appui technique et financier pour la mise en œuvre de la vaccination contre la covid 19 », a clarifié le Docteur Kaya.

Mahamane Manzo

L’organisation mondiale de la santé (OMS) fait un don en  équipements d’une valeur de 172 millions de FCFA pour au Gouvernement nigérien pour l’accompagner dans sa lutte contre l’épidémie de choléra qui sévit dans le pays depuis des semaines.

Le don a été remis au ministre de la Santé publique, de la Population et des affaires sociales Idi Illiassou Mainassara par la représentante résidente de l’OMS au Niger Dr Anya Blanche, ce mercredi 18 Août 2021 au cours d’une cérémonie solennelle.

Ce don, précise-t-on, est composé notamment des lits adaptés pour la prise en charge des cas de choléra, des seaux plastique ;  des fiches de prise en charge, des carnets, des stylos et des registres de consultation ; des lampes, des réservoirs d’eau, des rouleaux de bâches en plastique qui serviront à construire la clôture de certains espaces spécifiques du centre de traitement du choléra (CTC)).

 «Ces kits vont nous permettre de renforcer le dispositif déjà en place au niveau de toutes les régions touchées par cette épidémie du choléra », a commenté le ministre nigérien de la santé lors de la cérémonie de réception.

Intervenant à son tour, la représentante de l’OMS au Niger Dr Anya Blanche a déclaré que  «l’OMS souhaite vivement que ces kits soient utilisés de façon efficiente et que leur usage soit entièrement gratuit aux profits des populations nécessiteuses».

Présente également à la cérémonie, la coordinatrice du Système des Nations Unies au Niger, Mme Louise Aubin a  assuré « que toutes les agences du Système des nations unies sont mobilisées pour soutenir la réponse à cette épidémie comme nous l’avons fait dans le passé pour les autres urgences y compris la COVID19 ».

 A ce titre, a-t-elle poursuivi, «  en plus des équipements que l’OMS remet ce jour, le HCR va mettre à la disposition du pays 8 abris préfabriqués dont 5 pour Maradi et 3 pour Tillabéry».

Depuis quelques semaines, le Niger fait face à une épidémie de choléra. Au total, six Régions sont touchées par l’épidémie. Il s’agit de Zinder, Maradi, Tillabéry, Tahoua, Niamey, Dosso.

Selon le ministère de la santé publique et des affaires sociales, entre le 14 juillet  et le 16 Aout 2021,  un total de 845 cas sont détectés dans le pays, dont 35 décès pour un taux de létalité de 4,2%, selon

‘’Du 1er janvier au 16 Aout 2021, ils sont au total 845 cas qui ont été notifiés dont 821 cas de choléra avec 35 (5.7%) décès’’, indique toujours le ministre de la santé publique, Dr Idi Illiassou

Les districts sanitaires concernés au nombre de 22 Districts. Il s’agit des districts sanitaires de  Dioundion, Gaya, Madarounfa, Maradi ville, Tessaoua, Guidan Roundji, Madaoua, Malbaza, Birni N’Koni, Keita, Magaria, Mirriah, Dungass, Tanout, DTK, Tillabéry : kollo, Niamey1, Niamey2, Niamey3, Niamey4 et  Niamey5.

Mahamane Manzo

A l’occasion de la clôture de la phase Accompagnement, l'équipe CoLAB a le plaisir de vous convier au DemoDay CoLAB le 8 septembre à 16h00

Le lieu vous sera communiqué ultérieurement.

_______________________________________________________________

 

Découvrir des projets multi-acteurs et innovants pour la santé de la mère et de l’enfant au Niger/Mali 

 

Après six mois d’accompagnement, les équipes CoLAB ont le plaisir de présenter les 5 projets lauréats au Niger ayant bénéficié d’un soutien financier et technique pour développer des solutions répondant aux défis du secteur de la santé  materno-infantile.

Le DemoDay c'est l'opportunité de (re)découvrir le programme et la méthodologie CoLAB pour favoriser les collaborations pour le développement et rencontrer des porteurs de projets innovants afin d’identifier de potentielles synergies à développer. C'est également l'occasion de se (re)connecter à l’écosystème en rencontrant les parties prenantes du secteur.

Enfin, lors de cet événement seront annoncés les 3 projets qui bénéficieront d’un accompagnement technique et financier supplémentaire lors d’une phase d’accélération de 4 mois permettant de booster leur solution !

Au programme : 

  • (Re)Découverte du programme CoLAB Santé de la Mère et de l’Enfant au Mali et au Niger ;
  • Session Pitch des 5 projets lauréats ;
  • Annonce des projets sélectionnés pour la phase Accélération et qui bénéficieront d’un accompagnement et d’un financement pour booster leur solution et passer à l’échelle. 
  • Cocktail de clôture. 

 

_______________________________________________________________

 

Pour participer … 

 

  • Vous pouvez confirmer votre participation dès maintenant en cliquant sur ce lien ;
  • Vous n’êtes pas certain d’assister au DemoDay ? N’hésitez pas à partager cette invitation à vos collaborateurs !

 

Compte tenu de la situation sanitaire, le port de masque est obligatoire et les gestes barrières renforcés.

_______________________________________________________________

 

Le CoLAB Santé de la Mère et de l’Enfant : 

Lancé en 2020 par l’Institut de Recherche pour le Développement, Bond’innov et makesense Africa, avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), le programme CoLAB Santé de la Mère et de l’Enfant a pour ambition d’accompagner le développement d’écosystèmes de collaboration pour la résolution des grands défis du secteur. 

La méthodologie CoLAB permet ainsi de décloisonner les secteurs de la recherche, du public et du privé afin de favoriser des collaborations multisectorielles au service des Objectifs de développement durable (ODD). 

Pour en savoir plus sur le programme CoLAB cliquez ici, et pour découvrir les projets accompagnés cliquez ici.

Craignant une 3ème  vague dans le pays, le Gouvernement du Niger renforce la surveillance épidémiologique contre le Covid-19.

Selon un communiqué du gouvernement, cette décision intervient après que les autorités sanitaires ont constaté une recrudescence de nouveaux cas au même moment que de nombreux variants circulent à travers le monde « dont le plus préoccupant est le variant delta qui est présent dans certains pays limitrophes ».

Selon le Ministre de la santé Idi Illiassou Mainassara, « cette situation risque de provoquer une 3ème  vague dans les pays où l’immunité collective n’est pas encore atteinte due au faible taux de couverture vaccinale contre la COVID-19 parmi lesquels le Niger avec une couverture de 4% », avant d’ajouter que « Face à cette situation, le Niger a réactualisé ses directives en vue de renforcer la surveillance».

 Pour renforcer la surveillance, l’Exécutif nigérien a pris toute une batterie de mesures essentiellement accentuées au niveau des transports aériens et terrestres.

Au niveau des transports aériens, des directives sont applicables pour les aéroports internationaux de Niamey, de Zinder et d’Agadez à compter du 1er août 2021. Il s’agit, à l’arrivée des voyageurs entrant au Niger de procéder, entre autres, à un contrôle de la température et à la vérification du bulletin test PCR COVID-19  négatif datant de moins de 72 heures à partir de la date de prélèvement.

Pour les voyageurs quittant le pays, « avant de prendre son vol, tout voyageur (vacciné contre la COVID-19 ou non) doit disposer d’un test PCR COVID-19 négatif datant de moins de 72 heures à partir de la date du prélèvement. Le test PCR COVID-19 négatif effectué dans la zone UEMOA a une validité de 5 jours à compter de la date du prélèvement », rapporte en substances  le communiqué du conseil des ministres.

Quant aux directives sanitaires pour les voyageurs par voie terrestre, le communiqué indique qu’au départ  « Tout voyageur doit disposer d’un test rapide (TDR) antigénique COVID-19 négatif datant de moins de 5 jours à partir de la date du prélèvement ».

« A l’arrivée, informe le Gouvernement, Chaque voyageur est soumis au contrôle de la température et à la vérification de bulletin test rapide antigénique COVID-19 négatif au niveau du point d’entrée aux frontières ».

« Lorsque le voyageur présente une température supérieure ou égale à 38° ou des symptômes majeurs (maux de tête, difficultés respiratoires, perte du gout et/ou d’odorat, etc.) évoquant la COVID-19, il est soumis à un prélèvement sur place au point d’entrée aux frontières pour le TDR antigénique non payant : si le TDR antigénique est positif, le voyageur est transféré dans un centre de prise en charge dédié et ses contacts pris en charge ; si le TDR antigénique est négatif, le voyageur est soumis au test PCR de contrôle ; si le test PCR est positif, le voyageur est référé au service de prise en charge dédié ; si le test PCR est négatif, il est conseillé au voyageur d’aller se faire consulter dans un service de santé, en raison de sa température élevée », peut-on lire sur le communiqué. 

A la date du vendredi 6 Août 2021, le Niger a enregistré 5676 cas positives à la Covid-19, parmi lesquels 5359  sont sortis guéris, alors que 196 en sont décédés  et 121 cas sont actifs. 

Mahamane Manzo

 

 

 

GRANDS DOSSIERS

CONTACTS

Siège

   Niamey, NIGER

Tél. 

   00227 99 99 99 99

E-mail

   contact@afriqueperspectives.com

REDACTION

Directeur de la Rédaction

   Mahamane Sabo Bachir

Directeur Commercial

   Mahamane Sabo Bachir

Webmaster

   Mahamane Sabo Bachir