samedi 23 octobre 2021

Le Niger et  son voisin du Nord, l’Algérie ont réaffirmé leur volonté de « forger un partenariat  sous régional  viable  au service  des peuples de la Région  en vue de promouvoir  une coopération  Sud-Sud  pragmatique  et solidaire ». 

C’est la quintessence de la déclaration conjointe  que leurs ministres aux affaires étrangères ont rendue publique ce lundi 6 Septembre 2021, à Niamey, à l’issue d’une séance de travail.

Cette séance de travail entre le ministre algérien aux affaires étrangères M. Ramtane Lamarma  et son homologue nigérien M. Hassoumi Massoudou, était élargie à leurs deux délégations.

La séance de travail intervient dans le cadre d’une visite de travail qu’entame le Chef de la diplomatie algérienne dans la capitale nigérien du 5 au 7 Septembre 2021.

Au cours de cette rencontre, les deux délégations ont passé au peigne fin les questions de leur coopération  bilatérale, notamment les dossiers de la défense  et la sécurité, celui de la migration,  de l’énergie  et du pétrole, ainsi que celui de la formation professionnelle.

« un  échange  de vues sur les questions  régionales  et internationales  d’intérêt commun  a également  eu  lieu  et au cours  duquel  les Chefs de délégations ont  souligné la nécessité de travailler  ensemble  pour préserver la paix  et la stabilité et promouvoir le développement  en Afrique  en général  et dans  la sous-région en particulier », rapporte le communiqué conjoint.

De façon détaillée, rapporte-t-on, les Chefs de délégations ont  salué, sur le plan de la sécurité et de la défense, «  l’exemplarité de la    coopération  prévalent  dans ce  domaine ».   Dans ce cadre, souligne-t-on,  les deux pays ont tenu  une réunion de leur commission  mixte militaire bilatérale  du 24 au 26 Août  en Algérie.

 S’agissant de la gestion  du flux migratoire, les deux parties ont convenu  d’examiner la situation  des migrants, les deux parties ont convenu  d’examiner  la situation des migrants  nigériens travaillant  en Algérie dans le cadre  des consultations  des migrants nigériens travaillants en Algérie dans le cadre des « consultations prochaines  qui auront lieu entre les deux ministres  de l’intérieur », annonce le communiqué finale

« Selon toujours le communiqué, les deux parties ont convenu  d’approfondir  leurs consultations  sur les  questions  du pétrole et de l’énergie, notamment  le projet de Gazoduc  trans-saharien « lors de la prochaine  visite  du Ministre algérien  de l’énergie et des mines au Niger d’ici  la fin du mois de septembre », rapporte le communiqué.

« En plus  de ces secteurs, les deux  parties ont mis  l’accent  sur l’importance d’élargir  leur coopération  aux domaines de la santé et de la formation », a conclu le communiqué.

 Cette visite du Chef de la diplomatie algérienne à Niamey, rappelle-t-on, fait suite à la visite  de travail entamée par le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum  du 12 au 14 juillet 2021 au cours de laquelle le dirigeant nigérien et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont annoncé la réouverture de la frontière terrestres entre leurs deux pays restée longtemps fermée. C’est le point de relance d’une relation de bilatérale qui tournait au ralenti.

 Mahamane Manzo

Le Fond de Solidarité Africain (FSA) compte organiser dans les jours à venir une conférence des Chefs d'État de ses pays membres, sous le leadership du Président nigérien Mohamed Bazoum.

L’annonce a été faite par le Directeur Général de l’institution financière, ce jeudi 02 septembre 2021, à l’issue d'une audience que lui a accordée le Chef de l'État nigérien.

« Nous avons l'ambition d'organiser une conférence des Chefs d'État des pays membres du FSA ici au Niger et naturellement le Président de la République du Niger va assurer le leadership de cette conférence », a déclaré M. Ahamadou Abdoulaye Diallo peu après l’entrevue avec le dirigeant nigérien.

Face à la presse,  M. Ahamadou Abdoulaye Diallo a rappelé que le FSA est la seule institution financière internationale dont le siège est basé à Niamey et c'est dans ce cadre qu'il est venu rendre compte au Chef de l'Etat des évolutions récentes du Fonds.

 « je suis venu rendre compte au Chef de l’Etat des évolutions récentes  du FSA et je me félicite d’avoir eu une oreille très attentive et une compréhension vive et dynamique qui nous ont permis de bénéficier de sages conseils et des orientations du Président de la République en vue d’un avenir plus prospère de notre institution et au bénéfice de nos Etats membres», a-t-il ajouté.

Le Fonds de solidarité africain (FSA), indique-t-on, est une institution financière multilatérale de garantie basée à Niamey, au Niger. Il regroupe 14 États membres africains avec comme objectif principal de faciliter aux États et aux entreprises publiques et privées de sa zone d'intervention l’accès aux crédits destinés à financer des projets d’investissements productifs, et la mobilisation de l’épargne locale et extérieure notamment par des interventions en garantie de prêts sur les marchés financiers.

« Grâce aux efforts des plus hautes autorités du Niger, nous allons affirmer notre vocation panafricaine en nous déployant dans l'ensemble des 54 pays de l'Afrique. Ce qui nécessite un travail politique et diplomatique assez intense, assez régulier et je suis venu m'enquérir des avis et des conseils du Président de la République », a poursuivi le responsable du FSA.

Les États membres du FSA sont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée-Bissau, le Mali, Maurice, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

La signature de l’accord portant sa création a eu lieu le 21 décembre 1976, alors que ses opérations ont débuté en 1979, rappelle-t-on.

    

Mahamane Manzo

Le Niger et l’Algérie condamnent le putsch intervenu le dimanche 5 septembre 2021 en Guinée Conakry  ayant mis fin à la décennie de règne d’Alpha Condé.

 La position du Niger et de l’Algérie par rapport à ce coup d’état ont été rendues publiques par les Ministres des affaires étrangères des deux pays lors d’un point de presse  conjoint qu’ils ont animé à Niamey à l’issue d’une séance de travail le même jour.

«  Notre position est très claire. A l’instar de la CEDEAO et l’Union africaine, nous condamnons la prise de pouvoir par la force », a déclaré Hassimi Massoudou, Ministre des affaires étrangères de la République du Niger.

« Nous espérons un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal. Nous demandons la libération sans condition du Président Alpha Condé. Et nous seront très vigilants sur les conditions de sa détention. Voilà la position très nette et très claire de notre pays », a ajouté l’officiel nigérien.

 « En ce qui concerne la situation en Guinée sœur, évidemment notre position étant à tout point la même que celle (…) de la République du Niger. Nous sommes profondément attachés aux principes et normes de la bonne gouvernance en Afrique », a déclaré, pour sa part, le ministre des affaires étrangères  algérien, Ramtane Lamamra.

Pour rappel, le 5 septembre 2021, une unité d'élite de l'armée guinéenne, à savoir le Groupement des forces spéciales (GFS),  s'empare du palais présidentiel et capture le président, Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010.

Les auteurs du coup d’État, menés par le colonel Mamady Doumbouya, annoncent la suspension de la Constitution, la dissolution du gouvernement et des institutions ainsi que la fermeture des frontières. Une junte militaire prend le pouvoir sous le nom de Comité national du rassemblement et du développement (CNRD).

Au pouvoir depuis 2010, Alpha Condé est contesté depuis sa réélection en 2020 pour un troisième mandat après avoir fait modifier par référendum la Constitution pour en supprimer entre autres la limite à deux mandats.

En visite de travail dans la capitale nigérienne, ce 30 août 2021, le Secrétaire Général de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), M. Wamkele Mene fait au Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou le point des succès enregistrés ainsi que des négociations en cours au sein de la ‘’zone commerciale’’. Au terme de l’entrevue, le Secrétaire Général de l’organisation panafricaine a indiqué avoir fait le compte rendu « du progrès des travaux au niveau de secrétariat de la ZLECAf » au chef du Gouvernement nigérien.

« Je lui ai également fait part de l’état des négociations que nous avons initiées au niveau de la ZLECAf, mais aussi des succès que nous avons enregistrés ainsi que des défis auxquels nous faisons face », a-t-il ajouté.

Wamkele Mene a aussi déclaré avoir « sollicité l’appui continu et le leadership du Niger dans cette mission», avant de faire savoir qu’il est « fier du fait que le Président de la République du Niger et le Premier ministre aient réaffirmé leur disponibilité à continuer leur soutien à la ZLECAf de même que le Niger continue d’apporter son leadership à la ZLECAf, à essayer de débloquer la situation là où il le faut, donc d’apporter toujours son appui constant à la ZLECAf».

La ZLECAf, note-t-on, est un espace constituant un marché de 1,2 milliard de personnes et qui ambitionne de créer un marché de près de 3.000 milliards de dollars, sans aucun droit de douane ni restriction à la frontière. 36 pays sur les 55 de l’Union Africaine (UA) ont ratifié l’accord qui l’institue. Cet accord prévoit l’élimination des barrières non tarifaires, un système panafricain de paiements et de règlements et un observatoire africain du commerce qui devraient être fonctionnels dès le début des échanges commerciaux.

La ZLECAf vise également à stimuler le commerce intra-africain en offrant un Accord commercial global et mutuellement bénéfique entre les Etats membres, couvrant le commerce des biens et des services, les investissements, les droits de propriété intellectuelle et la politique en matière de concurrence.

Mahamane Manzo

Il existe peu d’autres régions du monde où l’Italie a renforcé sa présence de manière aussi intensive que ces dernières années au Sahel. La récente nomination d’Emanuela Del Re en tant que nouveau représentant spécial de l’UE pour le Sahel, première femme et première italienne à occuper cette fonction prestigieuse, représente une importante reconnaissance à ce propos. 

L’Afrique et la Méditerranée élargie sont au centre de notre politique extérieure et sont à la base de notre engagement dans le Sahel. Nous sommes, en effet, convaincus qu’il existe une interdépendance étroite entre la stabilité de la région et la sécurité de toute l’Europe, une interdépendance qui ne peut que s’accroître face aux défis communs que représentent la menace djihadiste, les changements climatiques et les pandémies. D’un point de vue économique, il existe une marge énorme pour une coopération renforcée et mutuellement avantageuse.

L’Italie a construit sa présence dans la région en suivant une approche multidimensionnelle, en misant sur l’intensification du dialogue politique, l’augmentation de sa contribution à la sécurité, le renforcement des institutions étatiques et le développement durable. 

La pierre angulaire de cet effort est avant tout le renforcement de notre réseau diplomatique. Au cours des quatre dernières années, nous avons ouvert de nouvelles ambassades au Niger et au Burkina Faso, auxquelles s’ajouteront, dès que les conditions politiques et de sécurité le permettront, le Mali et le Tchad. En 2018, nous avons entamé notre première mission de formation et d’assistance militaire au Niger (MISIN), en vue de former environ cinq mille membres des forces armées nigériennes pour lutter contre le terrorisme et contrôler les frontières. Lors de ma récente mission à Niamey, les autorités nigériennes ont démontré qu’elles appréciaient beaucoup cette initiative et nous ont demandé de la renforcer.  

L’Italie participe activement à toutes les missions européennes d’instruction, de formation et de développement dans la région - EUTM et EUCAP - et à la mission de maintien de la paix des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA). Depuis l’année dernière, notre pays est également devenu membre de la Coalition pour le Sahel, un organisme international dont l'objectif est de renforcer la coordination entre les activités des nombreux partenaires internationaux au profit des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso et Tchad). Dans ce contexte, nous avons également décidé, de concert avec le Ministre de la Défense, Lorenzo Guerini, de contribuer à la Task Force Takuba, la mission spéciale européenne qui soutient les forces de sécurité locales dans la lutte contre le terrorisme.  

Afin de concrétiser davantage notre présence, nous avons ensuite créé le Fonds pour les migrations qui, depuis 2017, finance des projets d’aide aux réfugiés, des activités de rapatriement volontaire, le contrôle des frontières et la lutte contre les motifs profonds des migrations, et dans lequel 110 millions d’euros ont été versés en faveur de la région. Le Fonds pour les migrations s’est ensuite avéré particulièrement efficace pour aider à gérer le phénomène migratoire et soutenir les institutions et les communautés locales.  

Parallèlement à cet instrument, se poursuit l’action traditionnelle et continuelle de la Coopération italienne qui, en étroite collaboration avec les autorités locales, travaille sans relâche en faveur d’une croissance économique inclusive et durable dans toute la région, avec un engagement total qui s’élève actuellement à environ 150 millions d'euros.  

Notre pays se trouve également au premier plan en ce qui concerne la promotion de la centralité du Sahel au niveau multilatéral. Lors de la réunion ministérielle des pays membres de la coalition anti-Daesh, que j’ai coprésidée à Rome le 28 juin avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, nous avons proposé de constituer un groupe de travail ou une plateforme consacré aux situations de crises en Afrique, en particulier en Sahel et au Mozambique. 

Lors du G20 de Matera, nous avons également voulu consacrer la réunion des ministres des affaires étrangères et du développement aux défis de l’Afrique et du Sahel. La “Déclaration de Matera” sur la sécurité alimentaire, la nutrition et les systèmes alimentaires représente un “appel à l'action” pour l’ensemble de la communauté internationale, basé sur deux principes politiques fondamentaux: le maintien de la sécurité alimentaire et de la nutrition parmi les priorités de l’agenda politique international et la concentration des efforts sur les politiques et les investissements qui produiront des effets stables également à moyen et long terme. Cela est particulièrement valable pour le continent africain et pour le Sahel, où les implications sanitaires et financières du Covid sont préoccupantes. Nous sommes convaincus que le G20 a le devoir d’aider le continent africain à sortir de cette période difficile et à retrouver une croissance soutenue et, surtout, durable. Nous devons agir ensemble pour libérer l'énorme potentiel de croissance de l'Afrique, parce que toutes les améliorations apportées aux conditions de vie des populations et à la lutte contre la pauvreté, entraîneront des conséquences positives immédiates des deux côtés de la Méditerranée et, plus globalement, sur toute la planète.  

Nous aborderons à nouveau ces thèmes au début du mois d’octobre, lorsque nous accueillerons à Rome “Rencontres avec l’Afrique”, une réunion ministérielle consacrée à la transition écologique et énergétique dans le cadre de la coprésidence italienne de la COP26. Des thèmes décisifs pour le futur du continent africain et qui exigent de recevoir une réponse commune, basée sur les valeurs d’un multilatéralisme efficace pour lequel l’Italie joue, cette année, un rôle de premier plan.  

Notre propension géopolitique et la conscience du rôle que nous pouvons jouer, démontrent clairement que l’Italie est en train d’effectuer un investissement stratégique à moyen et long terme au Sahel. Nous continuerons à être à vos côtés, tant sur le plan bilatéral que dans les grandes assemblées internationales, afin d’assurer un futur stable, un développement durable et une augmentation du bien-être au sein de cette merveilleuse région.

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, M. Mahamane Sani Mahamadou a pris part, le jeudi 10 juin 2021 à Abuja au Nigeria, à la première Session du Comité Ministériel Conjoint de Pilotage (CMCP) du Projet Régional d’Interconnexion Electrique ou West African Power Pool (WAPP) Dorsale Nord.

Selon les services de l’information du ministère nigérien en charge du pétrole, cette rencontre, présidée par le Ministre Fédéral de l’Energie du Nigeria, M. Sale Mamman, a regroupé les Ministres en charge de l’Energie de l’ensemble des pays membres de cette Dorsale Nord du Projet WAPP que sont le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo, ainsi que le Commissaire à l’Energie et aux Mines de la Commission de la CEDEAO, le Secrétaire Général du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA-CEDEAO), les Directeurs Généraux des Sociétés nationales d’électricité (TCN, NIGELEC, CEB, SBEE, CEET, SONABEL). 

La rencontre d’Abuja a pour objectifs de faire le point sur l’état d’avancement du projet, de statuer sur la situation sécuritaire dans la zone du projet, la condition suspensive sur la signature des contrats des travaux relative aux Contrats d’Achat d’Energie (CAE) et Contrats de Services de Transport (CST), la proposition de désignation de nouveaux membres du Comité Conjoint de Supervision (CCS) et d’échanger sur les modalités de la pose de la première pierre pour le lancement effectif du projet. 

Cette cérémonie conjointe de pose de première pierre du projet est prévue pour se dérouler au Niger, en ont décidé les Ministres en charge de l’Energie des pays membres de WAPP Dorsale Nord. 

Conçu par les autorités en charge de l’énergie des cinq pays ouest-africains dans le cadre du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA, Institution spécialisée de la CEDEAO chargée de l’intégration du système électrique régional et de la mise en œuvre du marché électrique régional), ce projet, également appelé Projet 330 kV Dorsale Nord de l’EEEOA, consiste en la construction d’une ligne de transport de 330 kV d’environ 880 km pour relier Birnin Kebbi (Nigéria) à Ouagadougou (Burkina Faso) via Zabori et Niamey au Niger et Malanville au Bénin.

Le projet prévoit également l’électrification de quelque 611 localités rurales situées dans un rayon de 5 km de part et d’autre de la ligne électrique et la mise en œuvre de plusieurs mesures d’atténuation environnementales et sociales. Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre des plans d’action en matière de réinstallation (PAR) destinés aux personnes et aux collectivités touchées par les activités de mise en œuvre du projet. 

Le projet est financé à hauteur de 568,16 millions $ US, soit un peu plus de 300 milliards de francs CFA, par l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM) et le Gouvernement fédéral du Nigéria. 

Il est mis en œuvre par une unité centralisée de gestion qui construira les infrastructures avant de les mettre à la disposition des sociétés nationales d’électricité des différents pays membres de la Dorsale. Cette Unité de gestion du projet (UGP) est logée à la Telecommunication Company of Nigeria (TCN) pour une meilleure exécution du projet qui a déjà démarré ses activités en mai 2019. 

L’achèvement de ce projet d’interconnexion régionale, dont la mise en service est prévue pour le 2ème semestre 2023, concrétisera le rêve de la CEDEAO d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à court terme, le transport de l’électricité à moindre coût à partir du Nigéria vers le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

A moyen et long terme, il servira de socle pour faciliter les exportations à partir du Niger, où il est prévu d’électrifier 252 localités représentant quelque 243.000 personnes.

Au finish, entre 2025 et 2030, ce sont quelque 600 MW qui transiteront à travers cette dorsale et permettre ainsi aux entités des pays concernés de mettre en place un système commercial adapté, basé sur une offre adéquate à des prix compétitifs en équilibrant de manière optimale les ressources et les demandes de chaque pays.

 C’est donc compte tenu de la dimension régionale du projet, et afin d’améliorer sa coordination, que les Ministres en charge de l’Energie des pays traversés par le projet Dorsale Nord ont mis en place un cadre institutionnel qui prévoit la création d’une Unité de Gestion du Projet (UGP) pour aider, entre autres, à l’élaboration et à la réalisation physique dudit projet.

Destiné à fluidifier les échanges énergétiques entre tous les pays de la région, ce Projet comprend deux volets : un premier volet dédié à la construction des lignes d’interconnexion entre le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Bénin, et un deuxième volet consacré à l’assistance technique au Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), afin de faciliter l’intégration des pays participants.

 

Bachir Manzo

Source MP/E/ER du Niger

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé, ce jeudi 3 Juin 2021, à travers un communiqué,  qu’elle entend sceller un partenariat avec la  Banque Africaine de Développement (BAD) afin de mutualiser les efforts  le cadre de la régulation des marchés en Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO annonce vouloir s’engager dans ce partenariat  à travers son département spécialisé, l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC).

Pour jeter les jalons ce futur partenariat, l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC/ERCA) a initié une réunion d’échanges par visioconférence avec la Banque Africaine de Développement (BAD), sous la coordination du Département de Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation des Personnes de la Commission de la CEDEAO.

« Cette réunion virtuelle avec la Banque Africaine de Développement, la première du genre depuis la mise en place de l’ARCC, aura lieu le vendredi 4 Juin 2021. Programmée pour se tenir en présentiel, cette réunion aura finalement lieu par visioconférence en raison de la situation sanitaire liée à la pandémie de la Covid 19 » annonce le communiqué.

Selon la CEDEAO, la réunion du 04 juin 2021 découle de la nécessité pour l’ARCC de mobiliser des ressources auprès des partenaires techniques et financiers internationaux et de promouvoir la collaboration/coopération entre elle et ses partenaires.

Elle a pour objectif d’informer la BAD du démarrage effectif des activités de l’ARCC et d’identifier ensemble les domaines de collaboration, ainsi que les pistes d’appuis techniques et financiers possibles à explorer.

« Cette concertation sera marquée par une cérémonie d’ouverture animée par le Directeur Exécutif p.i. de l’ARCC, la Coordinatrice de l’Intégration Régionale de la BAD, puis le Commissaire en charge du Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation des Personnes de la Commission de la CEDEAO », annonce la commission de la CEDEAO, ajoutant que « Les discussions seront par la suite axées sur les modalités de collaboration entre le Département de Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation des Personnes, l’ARCC et la BAD, auxquelles prendront aussi part les experts respectifs des 3 entités ».

« A l’issue des échanges, il est attendu que la BAD prenne mieux connaissance de l’ARCC et de ses activités, que les espaces et domaines de collaboration puissent être identifiés et que les prochaines étapes en vue de cette collaboration puissent être ébauchées », explique toujoiurs la CEDEAO.

 

Bachir Manzo

La question du "Barrage de la Renaissance" était au centre d’un entretien, ce mardi 1er juin 2021, entre le Président Mohamed Bazoum et la Ministre Soudanaise des Affaires Etrangères Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi.

Les discussions ont eu lieu lors d’une audience qu’a accordée le dirigeant nigérien à la Cheffe de la diplomatie soudanaise, en présence du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la République du Niger, M. Hassoumi Massoudou.

« Nous avons discuté sur les relations de coopération entre le Niger et le Soudan afin de les raffermir », a déclaré la Ministre Soudanaise à sa sortie de l’audience.

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a précisé que « nous avons parlé du problème qui mine notre Région, à savoir le Barrage de la Renaissance [œuvre de l’Ethiopie, ndlr] où nous demandons l’intervention du Niger au niveau des instances internationales, notamment le Conseil de Sécurité des Nations Unies, étant donné que le Niger est membre non-permanent ».

L’officielle soudanaise indique également, « nous demandons au Niger son intervention pour nous permettre de régler ce problème de façon pacifique, c’est-à-dire une solution africaine à un problème africain, soutenue par les Nations Unies ». 

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a enfin informé qu’elle a également demandé au Président du Niger de « créer une Ambassade au Soudan afin de raffermir davantage nos relations de coopérations ».

« Le Président de la République a écouté les arguments du Soudan et en fera un usage à l‘instance de la paix et de la stabilité dans la Région de la Corne de l’Afrique », a déclaré, pour sa part, le Ministre en charge des affaires étrangères du Niger, Hassoumi Massoudou.

La construction de ce barrage sur le Nil par l’Ethiopie (considéré comme la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique de 170 mètres de haut, près de 2 kilomètres de long), indique-t-on, fait face à l’opposition du Soudan, qui craint que ses propres barrages ne soient endommagés par le remplissage complet du nouvel ouvrage, mais aussi de l’Egypte, qui fait l'essentiel de son irrigation pour l'agriculture et de son eau potable à travers le Nil.

Depuis plusieurs années, d'âpres négociations sont en cours pour trouver un terrain d'entente entre les trois pays. L'Union africaine a pris le dossier en main. Des pourparlers ont eu lieu cette semaine à Kinshasa, en République démocratique du Congo, mais se sont soldés par un nouvel échec.

L'Ethiopie connaît une croissance économique rapide mais la moitié de sa population n'a pas accès à l'électricité. D'où l'importance pour le pays de mener à bien ce projet. Son coût est estimé à quelques 4 milliards d'euros et il a été entièrement financé par Addis Abeba.

La capacité annoncée du barrage est de plus de 6 000 mégawatts (pour un réservoir de 74 milliards de mètres de cubes d’eau). La mise en service doit se faire par étape. (Deux premières turbines doivent être mises en route d’ici un an). Une période minimale de 4 ans sera nécessaire pour remplir totalement l'immense réservoir. La bataille pour les eaux du Nil s’annonce encore longue.

Bachir Manzo

Dans un communiqué publié ce mardi, le Gouvernement nigérien a rendu un vibrant un hommage au Président de la République du Tchad, le Maréchal Idriss Déby Itno décédé ce mardi 20 mars 2021.

« Le Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Bazoum Mohamed, le Gouvernement et le Peuple Nigérien ont appris avec une grande émotion, le rappel à Dieu, ce mardi 20 Avril, des suites des blessures lors de combats, du Président de la République  du Tchad, le Maréchal Idriss DEBY ITNO », rapporte le communiqué de l’Exécutif nigérien, signé par son porte-parole, le ministre de l’élevage Tidjani Idrissa Abdoul Kadri.

« Le Président Mohamed BAZOUM  et le Gouvernement de la République du Niger présentent leurs condoléances attristées au Peuple Tchadien et à la famille de l’illustre disparu », ajoute le communiqué.

« Le Niger rend hommage au Maréchal du Tchad Iddrissa DEBY ITNO, salue son engagement personnel dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilisation de l’espace sahélo-saharien », poursuit le texte.

« Le peuple  nigérien partage la douleur du peuple tchadien frère et prie  pour le repos  de l’âme de l’illustre  disparu », peut-on lire sur dans le communiqué.

« En cette douloureuse circonstance, il tient à exprimer sa solidarité  et assurer le peuple tchadien  de son  engagement à œuvrer de concert  avec lui  pour la paix  et la  stabilité des Etats du G5 Sahel et des Etats riverains du Lac Tchad », conclut le communiqué.

Bachir Manzo

Le Président de la République du Niger Mohamed Bazoum, a effectué ce lundi 19 avril 2021, une visite à Abuja au Nigeria.

Selon le site de la présidence nigérienne, le nouveau Chef de l’Etat Mohamed Bazoum  a effectué cette visite à son homologue du Nigeria, le Général Muhammad Buhari  dans le but de renfoncer la coopération bilatérale entre son pays et le Nigeria, premier partenaire économique du Niger en Afrique. 

Après un entretien en tête-à-tête à la Présidence nigériane, le même jour, les deux dirigeants ont conjointement animé une conférence de presse, durant laquelle le Président Mohamed Bazoum a précisé qu’il séjourne à Abuja dans le cadre de sa première visite officielle, comme il en est coutume au Niger, où le Président nouvellement investi, réserve sa première sortie à l’extérieur au Nigeria.

Le Président nigérien a également justifie sa visite  dans la capitale fédérale du Nigeria pour « marquer la qualité de la relation qui unit les deux pays telle qu’elle est dictée par la géographie, l’histoire et la culture. »

Le Niger et le Nigéria ont en partage 1500 kms de frontières, des relations commerciales très intenses, les mêmes intérêts économiques, a-t-il affirmé, précisant qu’ils ont vocation comme Chefs d’Etat à promouvoir ces intérêts.

« De surcroît, de façon conjoncturelle, ces dernières années, nous faisons face aux grands défis d’insécurité liés à la prévalence du terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad et cela commande que nous renforçons le partage de nos relations», a-t-il ajouté. 

L’invité du Président Muhammad Buhari a également évoqué l’épineuse question de la sécurité dans la sous-région.

A ce sujet, Mohamed Bazoum a dit que « nous allons affronter ce défi, tel qu’il se présente à nous, en renforçant tous les moyens que nous pouvons mutuellement utiliser en vue d’avoir une action efficiente contre le terrorisme».

Sur d’autres points de la coopération bilatérale, le Président Bazoum a indiqué que  « Nous devons promouvoir l’agriculture, le secteur minier, toutes les infrastructures… ».

Le Président de la République Fédérale du Nigeria a offert ce lundi, l’Iftar, un diner de rupture de jeûne du ramadan, au Président Mohamed Bazoum et à la délégation qui l’accompagne.

 

Bachir Manzo

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