jeudi 27 janvier 2022
Coopération

Coopération (7)

29 ONG et associations arabophones opérant au Niger ont fait don de  20 tonnes de riz, d’une valeur de 8 millions de FCFA au dispositif national de prévention et gestion des crises alimentaires (DNPGCCA).

Cette donation des structures membres du collectif CAONA rentre dans le cadre du ‘’Plan d’urgences alimentaires (Novembre 2021-Mars 2022)’’ élaboré par les autorités du pays en vue  de combler le déficit céréalier de la campagne agro-sylvo-pastorale 2021.

C’est le ministre de l’Aménagement du territoire et du développement communautaire, M. Maman Ibrahim Mahaman qui a réceptionné l’aide alimentaire, ce mercredi 5 janvier 2022, en présence du secrétaire permanent dudit dispositif et du directeur général de l’office des produits vivriers du Niger (OPVN).

Selon le ministre responsable du développement communautaire dans le gouvernement nigérien, cette donation vient à point nommé  car le pays enregistre  «un déficit céréalier de plus de 1,9 million de tonnes, puis un autre déficit de plus de 15 millions de tonnes de matières sèches (…)  cette année».

Il a par ailleurs souligné que ce sont environ 10 millions de personnes qui en souffrent, dont 2,5 millions de personnes actuellement en situation de crise sévère.

Pour faire face à cette situation confortable, explique le ministre Maman Ibrahim Mahaman, «le gouvernement est déjà en train de mobiliser des fonds propres d’abord. Il est en train de faire beaucoup d’acquisitions pour pouvoir répondre à cette crise. Et naturellement, les partenaires du Niger sont sollicités».

Les organisations membres du collectif CAONA ont rassuré que ce geste, elles l’ont fait sur fonds propres, tout en misant sur d’éventuelles réponses de la part de leurs bailleurs dans un futur proche à la faveur du Plan d’Urgences Alimentaires du Niger.

Mahamane Manzo

Le du 1er  janvier 2022, le Ghana commencera  son mandat au Conseil de Sécurité de l’ONU en qualité de membre non permanent, et ce, jusqu’au 31 décembre 2023.

Le pays a été élu à ce poste lors de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU tenue le 11 juin 2021, au siège de l’organisation internationale à  juin New York, au même titre que le Brésil, le Gabon, le Ghana, l'Albanie et les Émirats arabes unis.

Sur les 193 membres des Nations unies appelés à voter, c’est le pays  de Kwamé Nkruma et Nana Akufo-Addo qui a eu le plus grand nombre de votants. En effet, le Ghana  a obtenu 185 voix, alors que le Gabon a eu 183 voix, le Brésil 181 voix, les Émirats arabes unis 179 voix et l'Albanie 175 voix.

 Le Ghana viendra ainsi, en début de l’an 2022, remplacer le Niger à ce prestigieux et influent poste de responsabilité mondiale.

De façon générale, les cinq pays remplacent l'Estonie, le Niger, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Vietnam et la Tunisie dont le mandat expire le 31 décembre 2021.

Que compte faire le Ghana durant ce mandat ?

Selon son agenda, dès sa prise de fonction, le pays du Président Nana Akufo-Addo apportera ses perspectives, son influence et ses expériences  dans le développement  durable, la paix  et la sécurité  et la  promotion  des droits de l’homme dans l’avancement  des travaux  du Conseil  de Sécurité des Nations Unies  en l’occurrence à un moment  où l’ONU mobilise tous les Etats à combattre la pandémie de Covid-19.

 Le Ghana se propose d’apporter une contribution efficace  pour faire  face aux  implications sécuritaires  des pandémies et à défendre  les approches multilatérales à la lutte contre la pandémie  de COVID-19 et à la récupération  et la reconstruction.

Le Ghana  se donne également pour mission de  continuer à plaider  en faveur  de la mise en œuvre  des actions  recommandées par le panel indépendant  de haut niveau  sur les opérations de paix, telles que planifier  avec un focus  sur la primauté  de la politique, la  mise en  en place  d’une force  appropriée,  la sécurité  renforcée ; des efforts  renforcés  pour  combattre  l’exploitation  et l’abus sexuel, l’élaboration  continuelle des standards  de performances et la réforme globale de la politique de l’ONU.

 Sur la base  des expériences  acquises pendant  ses présidences  actuelle et précédente  de la CEDEAO  en tant  que membre actif de l’Union Africaine, le Ghana  a l’intention  d’encourager  le renforcement  des partenariats  entre  les Nations Unies et les  organisations régionales  et sous régionales  telles que  l’Union Africaine  et la CEDEAO en matière de prévention, d’opérations  de  paix  et les missions  politiques  spéciales.

Le Ghana  compte utiliser son siège  au sein du Conseil de Sécurité  pour lutter  contre les  conflits  causés  par les facteurs  environnementaux, tels que  la dégradation  des terres,  la désertification, la sècheresse et le changement climatique.

 Notons que c’est la 4ème fois que le Ghana que le Ghana siège au Conseil de Sécurité des Nations unies depuis son adhésion le 08 mars 1957. La première fois, c’était pour le mandat 1962-1963.

Le Ghana  a fait  son retour  au sein  du Conseil  de Sécurité  deux décennies après  pour le  mandat 1986-1987, et  pour  la troisième  fois de  2006 à 2007.

Les références  démocratiques  du Ghana , sa maturité  politique et la liberté pensées, son  respect  de l’Etat  de droit et droit de l’homme, son plaidoyer  en faveur  du  droit international, ses succès  socioéconomiques et ses expériences  antérieures  en tant que  membre non permanant   du Conseil de Sécurité témoigne de sa disponibilité  à jouer  un rôle  actif  ainsi qu’à  contribuer  pleinement  aux travaux  du Conseil de Sécurité.

La  contribution  du Ghana  au maintien de la paix et de la sécurité  aux niveaux  régional et mondial

L’engagement  du Ghana  pour la  promotion  de la paix  et la sécurité  internationales est démontré  par sa contribution  continue  aux opérations  de maintien  de la paix  des Nations Unies,  à commencer   par le Congo  dans les années 1960  à ce jour.

 Actuellement, le Ghana est classé 10ème plus grand pays  contributeurs de troupes   à l’ONU  et son personnel de sécurité bénéficie d’un grand  respect  pour son  professionnalisme.

La présence du Ghana à l’ONU est renforcée  par les nombreux  citoyens ghanéens  qui servent avec  distinction  dans les structures  mondiale depuis les années 1960, comme  en témoigne  la nomination  de Monsieur Kofi Annan en 1997 au poste de secrétaire Général  des actions Unies

La présidence actuelle et celle précédente  de la CEDEAO  et son dévouement  pendant les périodes de ces fonctions  ont mis  en exergue  l’engagement  des pays  pour la paix, la stabilité  et le progrès  socioéconomique du Ghana  en matière  de médiation  et de diplomatie  préventive ont conduit à l’apaisement  des tensions  électorales  en Côte d’Ivoire  et au  Mali  aussi bien qu’à la mise en place d’u Gouvernement de transition  au Mali.

 Mahamane Manzo

 

La Banque Islamique de Développement (BID) annonce une  contribution de 20,49 millions d’Euro, soit 13 440 559 000 Franc CFA,  pour l’amélioration du projet routier du Niger concernant l'axe Douchi-Kurdula-Frontière du Nigéria.

Ce financement a été  approuvé par le conseil d’administration de la Banque lors de sa 343ème  réunion tenue le 18 Décembre 2021 à Djeddah (Arabie Saoudite).

Le projet routier devait contribuer au développement socio-économique du Niger en réduisant les coûts et temps de déplacement et en augmentant l'accès aux équipements sociaux.

Cet investissement de la BID au profit du Niger, précise-t-on, s’inscrit dans le cadre d’un large financement de l’institution financière  qui s’élève à 1,6 milliard de dollars destiné à 24 nouveaux projets de développement dans 19 de ses pays membres en Afrique, en Asie et en Europe.

Les projets approuvés couvrent un large éventail de secteurs de développement, notamment la construction de routes et le transport à grande vitesse ; l’énergie propre et renouvelable ; la volaille, la pêche, l’irrigation et l’agriculture ; l’alimentation des enfants ; l’enseignement universitaire et technique, ainsi que la formation professionnelle.

Les approbations comprennent 1,37 milliard de dollars de financement provenant des ressources ordinaires du capital (ROC) de la Banque, en plus de 16,5 millions de dollars de financement alloués par la branche de lutte contre la pauvreté de la BID, le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID).

Au cours de la session, le président du Conseil d’Administration, Dr Muhammad Al Jasser a réitéré l’engagement de la Banque et son soutien continu aux pays membres pour relever leurs défis de développement et remettre leurs économies sur les rails.

Il a également déclaré qu’à cet effet, le Groupe de la BID continue de coopérer avec ses partenaires mondiaux de développement, notamment la communauté des Banques multilatérales de développement, le Groupe de coordination arabe et le FIDA, entre autres, pour mobiliser de nouvelles ressources.

"En effet, ce paquet s'inscrit dans la meilleure tradition d'agir de manière contra cyclique en ces temps difficiles", a expliqué Dr Al Jasser.

En plus d'avoir examiné plusieurs autres rapports, les membres du Conseil ont approuvé la date et le lieu des Assemblées annuelles 2022 du Groupe de la Banque islamique de développement qui seront accueillies par la République arabe d'Égypte à Charm el-Cheikh, en juin.

Mahamane Manzo

 Le Japon veut soutenir le Niger avec une enveloppe de 2 milliards de francs CFA destinée à  l’achat du riz au profit des populations qui risquent de connaitre une « insécurité alimentaire » cette année.

 L’annonce a été faite, ce Mardi 26 Octobre 2021, à Niamey, par l’ambassadeur japonais au Niger Kuramitsu Hideaki alors qu’il procédait à la signature d’une convention relative à cette aide avec le gouvernement nigérien, représenté par le Ministre d’Etat nigérien en charge des affaires étrangères Hassoumi Massoudou.

 Cette aide du ‘’Pays du Soleil levant’’ au profit du Niger est un don non remboursable et s’inscrit dans le cadre de la du programme  d’assistance  alimentaire du gouvernement japonais au profit du Niger, dénommé ‘’KR’’ (Kennedy Round).

 Le programme KR a vu le jour au Niger en 1981, avec  comme objectif  de contribuer chaque année au renforcement  de la sécurité  alimentaire  et nutritionnelle à travers  un don de vivres, notamment  du riz au profit du Niger.

« Ce don vient opportunément renforcer les efforts du Gouvernement  du Niger dans la mise en œuvre  du Programme de la Renaissance  acte III  du Président de la République, SEM. Mohamed Bazoum, à travers sa stratégie  pour la sécurité alimentaire, particulièrement  après  une campagne  dont le résultat s’annonce déficitaire », a commenté l’officiel nigérien.

Selon l’ambassadeur nippon M. Kuramitsu Hideaki, cette assistance « servira  à la fois  d’alléger  le déficit  alimentaire et de convertir les recettes de la vente du riz en financement  consacré au développement  du pays ».

Mahamane Manzo

Le Niger et  son voisin du Nord, l’Algérie ont réaffirmé leur volonté de « forger un partenariat  sous régional  viable  au service  des peuples de la Région  en vue de promouvoir  une coopération  Sud-Sud  pragmatique  et solidaire ». 

C’est la quintessence de la déclaration conjointe  que leurs ministres aux affaires étrangères ont rendue publique ce lundi 6 Septembre 2021, à Niamey, à l’issue d’une séance de travail.

Cette séance de travail entre le ministre algérien aux affaires étrangères M. Ramtane Lamarma  et son homologue nigérien M. Hassoumi Massoudou, était élargie à leurs deux délégations.

La séance de travail intervient dans le cadre d’une visite de travail qu’entame le Chef de la diplomatie algérienne dans la capitale nigérien du 5 au 7 Septembre 2021.

Au cours de cette rencontre, les deux délégations ont passé au peigne fin les questions de leur coopération  bilatérale, notamment les dossiers de la défense  et la sécurité, celui de la migration,  de l’énergie  et du pétrole, ainsi que celui de la formation professionnelle.

« un  échange  de vues sur les questions  régionales  et internationales  d’intérêt commun  a également  eu  lieu  et au cours  duquel  les Chefs de délégations ont  souligné la nécessité de travailler  ensemble  pour préserver la paix  et la stabilité et promouvoir le développement  en Afrique  en général  et dans  la sous-région en particulier », rapporte le communiqué conjoint.

De façon détaillée, rapporte-t-on, les Chefs de délégations ont  salué, sur le plan de la sécurité et de la défense, «  l’exemplarité de la    coopération  prévalent  dans ce  domaine ».   Dans ce cadre, souligne-t-on,  les deux pays ont tenu  une réunion de leur commission  mixte militaire bilatérale  du 24 au 26 Août  en Algérie.

 S’agissant de la gestion  du flux migratoire, les deux parties ont convenu  d’examiner la situation  des migrants, les deux parties ont convenu  d’examiner  la situation des migrants  nigériens travaillant  en Algérie dans le cadre  des consultations  des migrants nigériens travaillants en Algérie dans le cadre des « consultations prochaines  qui auront lieu entre les deux ministres  de l’intérieur », annonce le communiqué finale

« Selon toujours le communiqué, les deux parties ont convenu  d’approfondir  leurs consultations  sur les  questions  du pétrole et de l’énergie, notamment  le projet de Gazoduc  trans-saharien « lors de la prochaine  visite  du Ministre algérien  de l’énergie et des mines au Niger d’ici  la fin du mois de septembre », rapporte le communiqué.

« En plus  de ces secteurs, les deux  parties ont mis  l’accent  sur l’importance d’élargir  leur coopération  aux domaines de la santé et de la formation », a conclu le communiqué.

 Cette visite du Chef de la diplomatie algérienne à Niamey, rappelle-t-on, fait suite à la visite  de travail entamée par le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum  du 12 au 14 juillet 2021 au cours de laquelle le dirigeant nigérien et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont annoncé la réouverture de la frontière terrestres entre leurs deux pays restée longtemps fermée. C’est le point de relance d’une relation de bilatérale qui tournait au ralenti.

 Mahamane Manzo

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, M. Mahamane Sani Mahamadou a pris part, le jeudi 10 juin 2021 à Abuja au Nigeria, à la première Session du Comité Ministériel Conjoint de Pilotage (CMCP) du Projet Régional d’Interconnexion Electrique ou West African Power Pool (WAPP) Dorsale Nord.

Selon les services de l’information du ministère nigérien en charge du pétrole, cette rencontre, présidée par le Ministre Fédéral de l’Energie du Nigeria, M. Sale Mamman, a regroupé les Ministres en charge de l’Energie de l’ensemble des pays membres de cette Dorsale Nord du Projet WAPP que sont le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo, ainsi que le Commissaire à l’Energie et aux Mines de la Commission de la CEDEAO, le Secrétaire Général du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA-CEDEAO), les Directeurs Généraux des Sociétés nationales d’électricité (TCN, NIGELEC, CEB, SBEE, CEET, SONABEL). 

La rencontre d’Abuja a pour objectifs de faire le point sur l’état d’avancement du projet, de statuer sur la situation sécuritaire dans la zone du projet, la condition suspensive sur la signature des contrats des travaux relative aux Contrats d’Achat d’Energie (CAE) et Contrats de Services de Transport (CST), la proposition de désignation de nouveaux membres du Comité Conjoint de Supervision (CCS) et d’échanger sur les modalités de la pose de la première pierre pour le lancement effectif du projet. 

Cette cérémonie conjointe de pose de première pierre du projet est prévue pour se dérouler au Niger, en ont décidé les Ministres en charge de l’Energie des pays membres de WAPP Dorsale Nord. 

Conçu par les autorités en charge de l’énergie des cinq pays ouest-africains dans le cadre du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA, Institution spécialisée de la CEDEAO chargée de l’intégration du système électrique régional et de la mise en œuvre du marché électrique régional), ce projet, également appelé Projet 330 kV Dorsale Nord de l’EEEOA, consiste en la construction d’une ligne de transport de 330 kV d’environ 880 km pour relier Birnin Kebbi (Nigéria) à Ouagadougou (Burkina Faso) via Zabori et Niamey au Niger et Malanville au Bénin.

Le projet prévoit également l’électrification de quelque 611 localités rurales situées dans un rayon de 5 km de part et d’autre de la ligne électrique et la mise en œuvre de plusieurs mesures d’atténuation environnementales et sociales. Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre des plans d’action en matière de réinstallation (PAR) destinés aux personnes et aux collectivités touchées par les activités de mise en œuvre du projet. 

Le projet est financé à hauteur de 568,16 millions $ US, soit un peu plus de 300 milliards de francs CFA, par l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM) et le Gouvernement fédéral du Nigéria. 

Il est mis en œuvre par une unité centralisée de gestion qui construira les infrastructures avant de les mettre à la disposition des sociétés nationales d’électricité des différents pays membres de la Dorsale. Cette Unité de gestion du projet (UGP) est logée à la Telecommunication Company of Nigeria (TCN) pour une meilleure exécution du projet qui a déjà démarré ses activités en mai 2019. 

L’achèvement de ce projet d’interconnexion régionale, dont la mise en service est prévue pour le 2ème semestre 2023, concrétisera le rêve de la CEDEAO d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à court terme, le transport de l’électricité à moindre coût à partir du Nigéria vers le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

A moyen et long terme, il servira de socle pour faciliter les exportations à partir du Niger, où il est prévu d’électrifier 252 localités représentant quelque 243.000 personnes.

Au finish, entre 2025 et 2030, ce sont quelque 600 MW qui transiteront à travers cette dorsale et permettre ainsi aux entités des pays concernés de mettre en place un système commercial adapté, basé sur une offre adéquate à des prix compétitifs en équilibrant de manière optimale les ressources et les demandes de chaque pays.

 C’est donc compte tenu de la dimension régionale du projet, et afin d’améliorer sa coordination, que les Ministres en charge de l’Energie des pays traversés par le projet Dorsale Nord ont mis en place un cadre institutionnel qui prévoit la création d’une Unité de Gestion du Projet (UGP) pour aider, entre autres, à l’élaboration et à la réalisation physique dudit projet.

Destiné à fluidifier les échanges énergétiques entre tous les pays de la région, ce Projet comprend deux volets : un premier volet dédié à la construction des lignes d’interconnexion entre le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Bénin, et un deuxième volet consacré à l’assistance technique au Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), afin de faciliter l’intégration des pays participants.

 

Bachir Manzo

Source MP/E/ER du Niger

La question du "Barrage de la Renaissance" était au centre d’un entretien, ce mardi 1er juin 2021, entre le Président Mohamed Bazoum et la Ministre Soudanaise des Affaires Etrangères Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi.

Les discussions ont eu lieu lors d’une audience qu’a accordée le dirigeant nigérien à la Cheffe de la diplomatie soudanaise, en présence du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la République du Niger, M. Hassoumi Massoudou.

« Nous avons discuté sur les relations de coopération entre le Niger et le Soudan afin de les raffermir », a déclaré la Ministre Soudanaise à sa sortie de l’audience.

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a précisé que « nous avons parlé du problème qui mine notre Région, à savoir le Barrage de la Renaissance [œuvre de l’Ethiopie, ndlr] où nous demandons l’intervention du Niger au niveau des instances internationales, notamment le Conseil de Sécurité des Nations Unies, étant donné que le Niger est membre non-permanent ».

L’officielle soudanaise indique également, « nous demandons au Niger son intervention pour nous permettre de régler ce problème de façon pacifique, c’est-à-dire une solution africaine à un problème africain, soutenue par les Nations Unies ». 

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a enfin informé qu’elle a également demandé au Président du Niger de « créer une Ambassade au Soudan afin de raffermir davantage nos relations de coopérations ».

« Le Président de la République a écouté les arguments du Soudan et en fera un usage à l‘instance de la paix et de la stabilité dans la Région de la Corne de l’Afrique », a déclaré, pour sa part, le Ministre en charge des affaires étrangères du Niger, Hassoumi Massoudou.

La construction de ce barrage sur le Nil par l’Ethiopie (considéré comme la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique de 170 mètres de haut, près de 2 kilomètres de long), indique-t-on, fait face à l’opposition du Soudan, qui craint que ses propres barrages ne soient endommagés par le remplissage complet du nouvel ouvrage, mais aussi de l’Egypte, qui fait l'essentiel de son irrigation pour l'agriculture et de son eau potable à travers le Nil.

Depuis plusieurs années, d'âpres négociations sont en cours pour trouver un terrain d'entente entre les trois pays. L'Union africaine a pris le dossier en main. Des pourparlers ont eu lieu cette semaine à Kinshasa, en République démocratique du Congo, mais se sont soldés par un nouvel échec.

L'Ethiopie connaît une croissance économique rapide mais la moitié de sa population n'a pas accès à l'électricité. D'où l'importance pour le pays de mener à bien ce projet. Son coût est estimé à quelques 4 milliards d'euros et il a été entièrement financé par Addis Abeba.

La capacité annoncée du barrage est de plus de 6 000 mégawatts (pour un réservoir de 74 milliards de mètres de cubes d’eau). La mise en service doit se faire par étape. (Deux premières turbines doivent être mises en route d’ici un an). Une période minimale de 4 ans sera nécessaire pour remplir totalement l'immense réservoir. La bataille pour les eaux du Nil s’annonce encore longue.

Bachir Manzo

GRANDS DOSSIERS

CONTACTS

Siège

   Niamey, NIGER

Tél. 

   00227 99 99 99 99

E-mail

   contact@afriqueperspectives.com

REDACTION

Directeur de la Rédaction

   Mahamane Sabo Bachir

Directeur Commercial

   Mahamane Sabo Bachir

Webmaster

   Mahamane Sabo Bachir