samedi 23 octobre 2021
Coopération

Coopération (3)

Le Niger et  son voisin du Nord, l’Algérie ont réaffirmé leur volonté de « forger un partenariat  sous régional  viable  au service  des peuples de la Région  en vue de promouvoir  une coopération  Sud-Sud  pragmatique  et solidaire ». 

C’est la quintessence de la déclaration conjointe  que leurs ministres aux affaires étrangères ont rendue publique ce lundi 6 Septembre 2021, à Niamey, à l’issue d’une séance de travail.

Cette séance de travail entre le ministre algérien aux affaires étrangères M. Ramtane Lamarma  et son homologue nigérien M. Hassoumi Massoudou, était élargie à leurs deux délégations.

La séance de travail intervient dans le cadre d’une visite de travail qu’entame le Chef de la diplomatie algérienne dans la capitale nigérien du 5 au 7 Septembre 2021.

Au cours de cette rencontre, les deux délégations ont passé au peigne fin les questions de leur coopération  bilatérale, notamment les dossiers de la défense  et la sécurité, celui de la migration,  de l’énergie  et du pétrole, ainsi que celui de la formation professionnelle.

« un  échange  de vues sur les questions  régionales  et internationales  d’intérêt commun  a également  eu  lieu  et au cours  duquel  les Chefs de délégations ont  souligné la nécessité de travailler  ensemble  pour préserver la paix  et la stabilité et promouvoir le développement  en Afrique  en général  et dans  la sous-région en particulier », rapporte le communiqué conjoint.

De façon détaillée, rapporte-t-on, les Chefs de délégations ont  salué, sur le plan de la sécurité et de la défense, «  l’exemplarité de la    coopération  prévalent  dans ce  domaine ».   Dans ce cadre, souligne-t-on,  les deux pays ont tenu  une réunion de leur commission  mixte militaire bilatérale  du 24 au 26 Août  en Algérie.

 S’agissant de la gestion  du flux migratoire, les deux parties ont convenu  d’examiner la situation  des migrants, les deux parties ont convenu  d’examiner  la situation des migrants  nigériens travaillant  en Algérie dans le cadre  des consultations  des migrants nigériens travaillants en Algérie dans le cadre des « consultations prochaines  qui auront lieu entre les deux ministres  de l’intérieur », annonce le communiqué finale

« Selon toujours le communiqué, les deux parties ont convenu  d’approfondir  leurs consultations  sur les  questions  du pétrole et de l’énergie, notamment  le projet de Gazoduc  trans-saharien « lors de la prochaine  visite  du Ministre algérien  de l’énergie et des mines au Niger d’ici  la fin du mois de septembre », rapporte le communiqué.

« En plus  de ces secteurs, les deux  parties ont mis  l’accent  sur l’importance d’élargir  leur coopération  aux domaines de la santé et de la formation », a conclu le communiqué.

 Cette visite du Chef de la diplomatie algérienne à Niamey, rappelle-t-on, fait suite à la visite  de travail entamée par le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum  du 12 au 14 juillet 2021 au cours de laquelle le dirigeant nigérien et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont annoncé la réouverture de la frontière terrestres entre leurs deux pays restée longtemps fermée. C’est le point de relance d’une relation de bilatérale qui tournait au ralenti.

 Mahamane Manzo

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, M. Mahamane Sani Mahamadou a pris part, le jeudi 10 juin 2021 à Abuja au Nigeria, à la première Session du Comité Ministériel Conjoint de Pilotage (CMCP) du Projet Régional d’Interconnexion Electrique ou West African Power Pool (WAPP) Dorsale Nord.

Selon les services de l’information du ministère nigérien en charge du pétrole, cette rencontre, présidée par le Ministre Fédéral de l’Energie du Nigeria, M. Sale Mamman, a regroupé les Ministres en charge de l’Energie de l’ensemble des pays membres de cette Dorsale Nord du Projet WAPP que sont le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo, ainsi que le Commissaire à l’Energie et aux Mines de la Commission de la CEDEAO, le Secrétaire Général du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA-CEDEAO), les Directeurs Généraux des Sociétés nationales d’électricité (TCN, NIGELEC, CEB, SBEE, CEET, SONABEL). 

La rencontre d’Abuja a pour objectifs de faire le point sur l’état d’avancement du projet, de statuer sur la situation sécuritaire dans la zone du projet, la condition suspensive sur la signature des contrats des travaux relative aux Contrats d’Achat d’Energie (CAE) et Contrats de Services de Transport (CST), la proposition de désignation de nouveaux membres du Comité Conjoint de Supervision (CCS) et d’échanger sur les modalités de la pose de la première pierre pour le lancement effectif du projet. 

Cette cérémonie conjointe de pose de première pierre du projet est prévue pour se dérouler au Niger, en ont décidé les Ministres en charge de l’Energie des pays membres de WAPP Dorsale Nord. 

Conçu par les autorités en charge de l’énergie des cinq pays ouest-africains dans le cadre du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA, Institution spécialisée de la CEDEAO chargée de l’intégration du système électrique régional et de la mise en œuvre du marché électrique régional), ce projet, également appelé Projet 330 kV Dorsale Nord de l’EEEOA, consiste en la construction d’une ligne de transport de 330 kV d’environ 880 km pour relier Birnin Kebbi (Nigéria) à Ouagadougou (Burkina Faso) via Zabori et Niamey au Niger et Malanville au Bénin.

Le projet prévoit également l’électrification de quelque 611 localités rurales situées dans un rayon de 5 km de part et d’autre de la ligne électrique et la mise en œuvre de plusieurs mesures d’atténuation environnementales et sociales. Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre des plans d’action en matière de réinstallation (PAR) destinés aux personnes et aux collectivités touchées par les activités de mise en œuvre du projet. 

Le projet est financé à hauteur de 568,16 millions $ US, soit un peu plus de 300 milliards de francs CFA, par l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM) et le Gouvernement fédéral du Nigéria. 

Il est mis en œuvre par une unité centralisée de gestion qui construira les infrastructures avant de les mettre à la disposition des sociétés nationales d’électricité des différents pays membres de la Dorsale. Cette Unité de gestion du projet (UGP) est logée à la Telecommunication Company of Nigeria (TCN) pour une meilleure exécution du projet qui a déjà démarré ses activités en mai 2019. 

L’achèvement de ce projet d’interconnexion régionale, dont la mise en service est prévue pour le 2ème semestre 2023, concrétisera le rêve de la CEDEAO d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à court terme, le transport de l’électricité à moindre coût à partir du Nigéria vers le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

A moyen et long terme, il servira de socle pour faciliter les exportations à partir du Niger, où il est prévu d’électrifier 252 localités représentant quelque 243.000 personnes.

Au finish, entre 2025 et 2030, ce sont quelque 600 MW qui transiteront à travers cette dorsale et permettre ainsi aux entités des pays concernés de mettre en place un système commercial adapté, basé sur une offre adéquate à des prix compétitifs en équilibrant de manière optimale les ressources et les demandes de chaque pays.

 C’est donc compte tenu de la dimension régionale du projet, et afin d’améliorer sa coordination, que les Ministres en charge de l’Energie des pays traversés par le projet Dorsale Nord ont mis en place un cadre institutionnel qui prévoit la création d’une Unité de Gestion du Projet (UGP) pour aider, entre autres, à l’élaboration et à la réalisation physique dudit projet.

Destiné à fluidifier les échanges énergétiques entre tous les pays de la région, ce Projet comprend deux volets : un premier volet dédié à la construction des lignes d’interconnexion entre le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Bénin, et un deuxième volet consacré à l’assistance technique au Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), afin de faciliter l’intégration des pays participants.

 

Bachir Manzo

Source MP/E/ER du Niger

La question du "Barrage de la Renaissance" était au centre d’un entretien, ce mardi 1er juin 2021, entre le Président Mohamed Bazoum et la Ministre Soudanaise des Affaires Etrangères Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi.

Les discussions ont eu lieu lors d’une audience qu’a accordée le dirigeant nigérien à la Cheffe de la diplomatie soudanaise, en présence du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la République du Niger, M. Hassoumi Massoudou.

« Nous avons discuté sur les relations de coopération entre le Niger et le Soudan afin de les raffermir », a déclaré la Ministre Soudanaise à sa sortie de l’audience.

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a précisé que « nous avons parlé du problème qui mine notre Région, à savoir le Barrage de la Renaissance [œuvre de l’Ethiopie, ndlr] où nous demandons l’intervention du Niger au niveau des instances internationales, notamment le Conseil de Sécurité des Nations Unies, étant donné que le Niger est membre non-permanent ».

L’officielle soudanaise indique également, « nous demandons au Niger son intervention pour nous permettre de régler ce problème de façon pacifique, c’est-à-dire une solution africaine à un problème africain, soutenue par les Nations Unies ». 

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a enfin informé qu’elle a également demandé au Président du Niger de « créer une Ambassade au Soudan afin de raffermir davantage nos relations de coopérations ».

« Le Président de la République a écouté les arguments du Soudan et en fera un usage à l‘instance de la paix et de la stabilité dans la Région de la Corne de l’Afrique », a déclaré, pour sa part, le Ministre en charge des affaires étrangères du Niger, Hassoumi Massoudou.

La construction de ce barrage sur le Nil par l’Ethiopie (considéré comme la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique de 170 mètres de haut, près de 2 kilomètres de long), indique-t-on, fait face à l’opposition du Soudan, qui craint que ses propres barrages ne soient endommagés par le remplissage complet du nouvel ouvrage, mais aussi de l’Egypte, qui fait l'essentiel de son irrigation pour l'agriculture et de son eau potable à travers le Nil.

Depuis plusieurs années, d'âpres négociations sont en cours pour trouver un terrain d'entente entre les trois pays. L'Union africaine a pris le dossier en main. Des pourparlers ont eu lieu cette semaine à Kinshasa, en République démocratique du Congo, mais se sont soldés par un nouvel échec.

L'Ethiopie connaît une croissance économique rapide mais la moitié de sa population n'a pas accès à l'électricité. D'où l'importance pour le pays de mener à bien ce projet. Son coût est estimé à quelques 4 milliards d'euros et il a été entièrement financé par Addis Abeba.

La capacité annoncée du barrage est de plus de 6 000 mégawatts (pour un réservoir de 74 milliards de mètres de cubes d’eau). La mise en service doit se faire par étape. (Deux premières turbines doivent être mises en route d’ici un an). Une période minimale de 4 ans sera nécessaire pour remplir totalement l'immense réservoir. La bataille pour les eaux du Nil s’annonce encore longue.

Bachir Manzo

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