samedi 23 octobre 2021

afriqueperspectives.com - Bonjour Monsieur le Directeur Général. La saison pluvieuse au Niger rime avec des inondations. Comment la DGPC fait face au défi de la protection des civiles dans ce contexte ?

DGPC- La protection civile a pour objet la prévention des risques de toute nature, l'information et l'alerte des populations ainsi que la protection des personnes, des biens et de l'environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes par la préparation et la mise en œuvre de mesures et de moyens appropriés.

Elle concourt à la protection générale des populations, en lien avec la sécurité intérieure et avec la défense civile dans les conditions prévues par la législation en vigueur.

La Direction Générale de la Protection Civile assure des missions de prévention des risques et catastrophes, celle de la préparation de l’alerte et de la gestion des catastrophes. Pour ce faire elle dispose de neuf (9) directions techniques nationales et des services déconcentrés. La DGPC a développé une capacité de coordination des entités opérationnelles déployées sur toute l’étendue du territoire national. Elle met en œuvre une planification des urgences face aux situations de catastrophes naturelles et anthropiques par des acteurs territoriaux sous la coordination des responsables de ses services déconcentrés et sous le contrôle des autorités administratives.

Pour ce faire la DGPC utilise les nouvelles technologies de l’information et de la communication (serveurs, tablettes, fibre optique et drones).

afriqueperspectives.com - De quels moyens disposez-vous pour protéger les civiles nigériens sur toute l’étendue du territoire national ? Ces moyens, sont-ils de taille pour faire face à la situation ?

DGPC- La Direction Générale de la Protection Civile dispose du Groupement National de Sapeur-Pompier et bientôt de la Brigade des Sapeurs-Pompiers Professionnels. Le maillage de ces corps, leur matériel et l’implantation des services déconcentrés de la protection civile permettent une bonne couverture du territoire.

Le pays est vaste ainsi le délai d’intervention est souvent allongé du fait des distances qui sont longues entre certaines localités et nos postions. Aussi nous veillons à ce que les positions voisines couvrent les zones où nous ne sommes pas encore présents de manière permanente. Par exemple avec la position de Téra nous couvrons les départements de Gothèye et de Bankilaré où nous n’avons pas d’unités.

Mais grâce à l’engagement des plus hautes autorités nous sommes lancés dans une dynamique pour résorber ces insuffisances, à travers la construction en cours de nouvelles casernes de pompiers et la création de la Brigade des Sapeurs-Pompiers Professionnels.   

afriqueperspectives.com-  La DGPC fournit des statistiques presqu’en temps réel concernant ces catastrophes ? Comment se fait la collecte, le traitement et la diffusion de ces données ?

DGPC- Oui, grâce à nos positionnements, la réactivité, la promptitude et à l’abnégation de nos personnels particulièrement les sapeurs-pompiers déployés sur le terrain nous avons acquis la capacité de fournir des statistiques en temps quasi réel de la situation des catastrophes notamment les inondations.

Je profit pour adresser mes encouragements à ce personnel qui en tout temps et en tout lieu, peu importe l’insuffisance des moyens se déploie à la moindre alerte.

Pour ce qui est de la collecte de données, elle se fait à travers des cellules départementales d’évaluation de catastrophes (CDEC) qui sont des structures pluridisciplinaires regroupant les services techniques déconcentrés. Elles sont rattachées à la DGPC et ont pour mission exclusive l’évaluation des pertes en vies humaines et des dégâts sur les biens et l’environnement suite aux catastrophes. Elles sont sous l’autorité du préfet et mises à la disposition des communes sinistrées par ce dernier.

L’évaluation qu’ils mènent se fait au moyen de fiches papiers mais aussi de tablettes sur lesquelles elles enregistrent les personnes sinistrées et renseignent sur leur situation à travers le logiciel KOBO TOOLBOX qui transmet la situation en temps réel sur notre serveur.

La situation nationale consolidée au quotidien par la DGPC, fait l’objet d’un compte rendu au Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation qui est l’autorité légalement habileté à constater l’état de catastrophe naturelle suivant l’article 5 de la loi No2017-06 du 31 mars 2017 déterminant les principes fondamentaux de l’organisation de la protection civile. Cette situation est également transmise au Cabinet du Premier Ministre et au Ministère de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes.

afriqueperspectives.com- Dans le cadre de la protection des populations, on voit également les sapeurs-pompiers à l’œuvre. Comment se fait la coordination entre les deux corps ? Et quelle est la différence entre les deux ?

DGPC- Les missions de protection civile sont assurées par les sapeurs-pompiers, les militaires des unités qui en sont investis à titre permanent ainsi que les personnels des services de l'Etat.

Au Niger le cadre juridique met les sapeurs-pompiers à la disposition de la protection civile. Ainsi ces derniers assurent des missions d’incendie et de secours et celle de la gestion des catastrophes pour le compte de la DGPC. Les sapeurs-pompiers sont constitués par le Groupement National des Sapeurs-Pompiers relevant du Ministère de la Défense Nationale et un corps, en cours de mise en place par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation pour renforcer la DGPC. Ainsi la Brigade de sapeurs-pompiers professionnels est un corps paramilitaire créé pour compléter le maillage territorial des services de protection civile. La coordination des deux entités opérationnelles est assurée par la DGPC qui est chargée de la mise en œuvre de la politique nationale de protection civile et qui assure la construction des infrastructures, l’acquisition des engins et autres équipements et la formation des unités des sapeurs-pompiers.

Concourent également à l'accomplissement des missions de protection civile les militaires des armées, de la Gendarmerie Nationale et la Garde Nationale du Niger, ainsi que les fonctionnaires de la Police Nationale, des Eaux et Forêts, de la Douane, et les agents de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements et organismes publics ou privés appelés à exercer des missions se rapportant à la protection des populations, et les membres des associations œuvrant dans le domaine de la protection civile.

afriqueperspectives.com- Quelles sont vos plus grandes difficultés dans le cadre de vos activités face aux inondations ?

DGPC- La principale difficulté c’est la méconnaissance du caractère transversal des missions des services de protection civile.

La méconnaissance de risques, l’incivisme face aux mesures de prévention qui sont de fois contraignantes. Le non respects du cadre juridique par tous les citoyens souvent par méconnaissance.

La seconde difficulté que nous sommes en train de surmonter grâce à l’engagement des plus hautes autorités, comme je l’ai dit précédemment, c’est l’extension de la présence de nos services dans chaque département du pays et à moyen et long termes dans les 266 communes du Niger. D’énormes efforts vont devoir être réalisés mais avec l’engagement de nos autorités, la détermination de la DGPC et l’appui de nos partenaires nous y arriverons. 

afriqueperspectives.com- Parlez-nous également de vos  partenariats.

DGPC- Avec les partenaires nationaux nous travaillons et nous échangeons beaucoup et cela passe par la maîtrise de la règlementation, autrement dit du cadre juridique qui est afférent à nos activités.

Quant aux partenaires non étatiques, notamment les organismes internationaux, ils nous apportent beaucoup. Je dirai plutôt qu’ils nous facilitent beaucoup de tâches à travers, notamment le renforcement de capacités techniques et matérielles. Je vais d’ailleurs profiter pour leur adresser nos remerciements pour les multiples appuis qu’ils nous apportent. Ils sont nombreux et je ne pourrai pas les citer avec exhaustivité.   

L’organisation Internationale de la Protection Civile, l’Unicef, la FAO, l’Organisation Internationale pour les Migrations, le Projet de Gestion des Risques de Catastrophe et de Développement Urbain, les protection civiles sœurs, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires, l’ECHO, l’AFD, la Banque Mondiale, la Croix Rouge Nigérienne….

 Propos recueillis par Mahamane Manzo

L’association des journalistes pour la sécurité et les migrations (AJ-SEM/ Niger) débute ce mercredi 18 Août 2021, à Niamey, une formation de deux jours sur la prévention  de la sécurité des hommes des médias  en zone  de conflits et sur la gouvernance  et la réforme du secteur de la sécurité. Cette rencontre se tient avec l’appui financier du centre de Genève  pour la gouvernance  du secteur  de la sécurité (DCAF).

La formation est dispensée au profit des journalistes et animateurs des radios communautaires ; des acteurs de la société civile, ainsi que des agents de défense et de sécurités de la Région de Tillabéry.

Selon Abdoul Razak Idrissa, président de l’AJ-SEM, la finalité de cette session de renforcement de capacités est de promouvoir la sécurité des animateurs des médias pour un plus  grand accès  des populations  à l’information  dans les zones de conflits.

Et de façon spécifique, elle vise à «  former  les journalistes/animateurs des radios  de la Régions de Tillabéry  sur les  mesures de base individuelles et collectives  de sécurité pour la  couverture des conflits ».

Elle ambitionne également à «  renforcer  les connaissances  des journalistes/animateurs des radios communautaires, le FDS [forces de défense et de sécurité, ndlr] et les acteurs  de  la société  civile sur les enjeux  stratégiques  et sécuritaires de la zone de Liptako et les mécanismes de la GRSS », a-t-il poursuivi.

En procédant à l’ouverture officielle de la formation,  le représentant du Ministre de la communication a indiqué que l’organisation de cet atelier  « axé  sur la sécurité  des journalistes  en zone de conflits et sur les mécanismes  de la GRSS revêt une importance  capitale  pour  les  professionnels  des médias  de la Région [de Tillabéry] , surtout  en ce temps  où notre espace  géographique  fait face  à plusieurs  défis  sécurité. Une région  en proie  à des  attaques répétées  des groupes armés  non étatiques (GANE) basés en territoire  Malien ».

Selon toujours Abdoulaye Nouhou « le choix de la ville de Niamey pour abriter cette seconde rencontre en dit long  sur la situation sécuritaire  de la région ».

Cette session de formation  est la seconde du genre organisée par l’association des journalistes et ses partenaires. Les bénéficiaires sont issus des départements  de Filingué ; Kollo  ; Say ; Abala ; Torodi ;  Makolondi ; Ouallam ; Balléyara et Banibangou.

La première a, quant à elle,  eu lieu  du 7 au 8 avril dernier  à Tillabéry  et a regroupé  les acteurs des départements  de Tillabéry ; Téra ; Bankilaré ; Gothèye et Ayérou.

L’AJ-SEM, indique-t-on,  a été créée en 2019  par des journalistes nigériens ambitieux  de mettre en commun  leur expérience  afin de favoriser une  meilleure diffusion  de l’information  sur les questions  sécuritaires  et  migratoires et  susciter l’adhésion  des populations  aux approches  qui prônent  des solutions  pour la paix,  la sécurité  et la migration régulière  légale, sure  et ordonnée.

Mahamane Manzo

Le Gouvernement nigérien décrète un deuil national de 48 heures, à compter de ce mercredi 18 Août 2021, suite à la mort de 37 personnes, le lundi 16 août dernier, dans une attaque perpétrée par un groupe armé à Darey-dey, localité du département de Banibangou (Région de Tillabéry).

L’annonce a été faite mardi par le, le Ministre de l’Elevage, Porte-parole du Gouvernement,  Tidjani Idrissa Abdoulkadri à travers un communiqué.

« L’attaque qui a ciblé les paisibles populations civiles a été perpétrée par des éléments terroristes venus d’un pays voisin, d’où ils sont repartis après leur forfait », a indiqué le porte-parole du Gouvernement nigérien.

La source précise que l’attaque a fait  37 morts, dont 13 mineurs et 04 femmes. Le communiqué fait également cas de  04 femmes parmi les blessés.

Selon le communiqué, « des mesures sécuritaires et sanitaires renforcées ont été prises dans la zone et une enquête est en cours pour retrouver et traduire devant les tribunaux les auteurs de ces actes lâches et criminels ».

Le Président de la République a dépêché une mission ministérielle sur les lieux pour présenter, en son nom propre au nom du Gouvernement et du Peuple nigériens, les condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés rapporte le communiqué.

En cette circonstance douloureuse  « un deuil national de 48 heures est décrété à compter de ce mercredi 18 août 2021, les drapeaux seront mis  en berne sur toute l’étendue du territoire national », a poursuivi  le Ministre Tidjani Idrissa Abdoulkadri.

La région de Tillabéry est depuis plusieurs années le théâtre d’attaques terroristes funestes menées par des groupes armés opérant au Mali voisin. Ces attaques ciblent aussi bien les positions  des forces de défense et de sécurité que les populations civiles. Le Gouvernement nigérien a pris plusieurs mesures sécuritaires, dont l’Etat d’urgence, mais l’hydre persiste encore.

Mahamane Manzo

A l’occasion de la clôture de la phase Accompagnement, l'équipe CoLAB a le plaisir de vous convier au DemoDay CoLAB le 8 septembre à 16h00

Le lieu vous sera communiqué ultérieurement.

_______________________________________________________________

 

Découvrir des projets multi-acteurs et innovants pour la santé de la mère et de l’enfant au Niger/Mali 

 

Après six mois d’accompagnement, les équipes CoLAB ont le plaisir de présenter les 5 projets lauréats au Niger ayant bénéficié d’un soutien financier et technique pour développer des solutions répondant aux défis du secteur de la santé  materno-infantile.

Le DemoDay c'est l'opportunité de (re)découvrir le programme et la méthodologie CoLAB pour favoriser les collaborations pour le développement et rencontrer des porteurs de projets innovants afin d’identifier de potentielles synergies à développer. C'est également l'occasion de se (re)connecter à l’écosystème en rencontrant les parties prenantes du secteur.

Enfin, lors de cet événement seront annoncés les 3 projets qui bénéficieront d’un accompagnement technique et financier supplémentaire lors d’une phase d’accélération de 4 mois permettant de booster leur solution !

Au programme : 

  • (Re)Découverte du programme CoLAB Santé de la Mère et de l’Enfant au Mali et au Niger ;
  • Session Pitch des 5 projets lauréats ;
  • Annonce des projets sélectionnés pour la phase Accélération et qui bénéficieront d’un accompagnement et d’un financement pour booster leur solution et passer à l’échelle. 
  • Cocktail de clôture. 

 

_______________________________________________________________

 

Pour participer … 

 

  • Vous pouvez confirmer votre participation dès maintenant en cliquant sur ce lien ;
  • Vous n’êtes pas certain d’assister au DemoDay ? N’hésitez pas à partager cette invitation à vos collaborateurs !

 

Compte tenu de la situation sanitaire, le port de masque est obligatoire et les gestes barrières renforcés.

_______________________________________________________________

 

Le CoLAB Santé de la Mère et de l’Enfant : 

Lancé en 2020 par l’Institut de Recherche pour le Développement, Bond’innov et makesense Africa, avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), le programme CoLAB Santé de la Mère et de l’Enfant a pour ambition d’accompagner le développement d’écosystèmes de collaboration pour la résolution des grands défis du secteur. 

La méthodologie CoLAB permet ainsi de décloisonner les secteurs de la recherche, du public et du privé afin de favoriser des collaborations multisectorielles au service des Objectifs de développement durable (ODD). 

Pour en savoir plus sur le programme CoLAB cliquez ici, et pour découvrir les projets accompagnés cliquez ici.

44 morts ; 34 blessés et 45. 768  sinistrés, répartis dans 5. 218 ménages, c’est le nouveau bilan des inondations au Niger  à la date de ce lundi 9 Août 2021, selon la direction générale de la protection civile (DGPC) au Ministère de l’intérieur.

Ce bilan fait également état de 893 animaux tués ; 14 mosquées détruites et 14 greniers emportés.

A la date du 6 Août 2021, rappelle-t-on, le bilan était de  42 morts. La journée du 7 Août n’a enregistré aucun décès même si des dégâts matériels ont été recensés.

Selon le  bilan du 8 Août, précise-t-on, ce sont les Région de  Maradi (avec 15 décès), Niamey (avec 10 décès),  Agadez (avec également 10 décès) et Tahoua (avec 6 décès) qui sont les plus endeuillées.

Mahamane Manzo

 

 

La 12ème édition du Salon International de l’Artisanat pour la Femme (SAFEM) est prévue cette année du 26 Novembre au 05 Décembre.

L’annonce a été faite par Mme Aïssa Foumakoye, Représentante de la 1ère  Dame Hadiza Bazoum, par ailleurs marraine de l’événement, lors de l’installation officielle de la Commission nationale d’organisation.

C’est sous le thème "l’Entreprenariat féminin face à la pandémie de la Covid-19 : quelles stratégies pour le renforcement de la résilience dans l’autonomisation de la femme artisane » que se déroulera l’édition 2021 de cette rencontre, vitrine de l’artisanat féminin nigérien.

 A cette édition,  Agadez est retenue comme Région phare et l’Algérie comme Invité d’honneur.

Pour Mme Aïssa Foumakoye, l’objectif du Salon est de contribuer à renforcer la résilience des femmes artisanes grâce notamment aux ressources tirées de la vente de leurs productions.

Pour le Gouverneur de la Région d’Agadez, M. Sadou Soloké, « le SAFEM représente un espace de découvertes et d’ouverture d’esprit grâce à la richesse et à la diversité des biens exposés et il offre l’opportunité aux femmes d’accroître leurs revenus contribuant ainsi à leur autonomisation socioéconomique ».

Lancé en 2010, le SAFEM se veut u espace de rencontre internationale  pour découvrir toute la richesse artisanale, culturelle et touristique du Niger, la place de la femme nigérienne dans le secteur artisanal.

Mahamane Manzo

Craignant une 3ème  vague dans le pays, le Gouvernement du Niger renforce la surveillance épidémiologique contre le Covid-19.

Selon un communiqué du gouvernement, cette décision intervient après que les autorités sanitaires ont constaté une recrudescence de nouveaux cas au même moment que de nombreux variants circulent à travers le monde « dont le plus préoccupant est le variant delta qui est présent dans certains pays limitrophes ».

Selon le Ministre de la santé Idi Illiassou Mainassara, « cette situation risque de provoquer une 3ème  vague dans les pays où l’immunité collective n’est pas encore atteinte due au faible taux de couverture vaccinale contre la COVID-19 parmi lesquels le Niger avec une couverture de 4% », avant d’ajouter que « Face à cette situation, le Niger a réactualisé ses directives en vue de renforcer la surveillance».

 Pour renforcer la surveillance, l’Exécutif nigérien a pris toute une batterie de mesures essentiellement accentuées au niveau des transports aériens et terrestres.

Au niveau des transports aériens, des directives sont applicables pour les aéroports internationaux de Niamey, de Zinder et d’Agadez à compter du 1er août 2021. Il s’agit, à l’arrivée des voyageurs entrant au Niger de procéder, entre autres, à un contrôle de la température et à la vérification du bulletin test PCR COVID-19  négatif datant de moins de 72 heures à partir de la date de prélèvement.

Pour les voyageurs quittant le pays, « avant de prendre son vol, tout voyageur (vacciné contre la COVID-19 ou non) doit disposer d’un test PCR COVID-19 négatif datant de moins de 72 heures à partir de la date du prélèvement. Le test PCR COVID-19 négatif effectué dans la zone UEMOA a une validité de 5 jours à compter de la date du prélèvement », rapporte en substances  le communiqué du conseil des ministres.

Quant aux directives sanitaires pour les voyageurs par voie terrestre, le communiqué indique qu’au départ  « Tout voyageur doit disposer d’un test rapide (TDR) antigénique COVID-19 négatif datant de moins de 5 jours à partir de la date du prélèvement ».

« A l’arrivée, informe le Gouvernement, Chaque voyageur est soumis au contrôle de la température et à la vérification de bulletin test rapide antigénique COVID-19 négatif au niveau du point d’entrée aux frontières ».

« Lorsque le voyageur présente une température supérieure ou égale à 38° ou des symptômes majeurs (maux de tête, difficultés respiratoires, perte du gout et/ou d’odorat, etc.) évoquant la COVID-19, il est soumis à un prélèvement sur place au point d’entrée aux frontières pour le TDR antigénique non payant : si le TDR antigénique est positif, le voyageur est transféré dans un centre de prise en charge dédié et ses contacts pris en charge ; si le TDR antigénique est négatif, le voyageur est soumis au test PCR de contrôle ; si le test PCR est positif, le voyageur est référé au service de prise en charge dédié ; si le test PCR est négatif, il est conseillé au voyageur d’aller se faire consulter dans un service de santé, en raison de sa température élevée », peut-on lire sur le communiqué. 

A la date du vendredi 6 Août 2021, le Niger a enregistré 5676 cas positives à la Covid-19, parmi lesquels 5359  sont sortis guéris, alors que 196 en sont décédés  et 121 cas sont actifs. 

Mahamane Manzo

 

 

 

Le Gouvernement du Niger a accordé quatre (4) permis de recherches d’or dans le département de Bilma, Région d’Agadez, à la société DJADO GOLD NIGER, rapporte un communiqué du conseil des ministres du jeudi 5 Août 2021. 

Ces quatre permis miniers, objet d’un contrat entre les deux parties, concerne le site « DISSILAK 14 » ; le « DISSILAK 19 » ; le site « DISSILAK 25 » et le site« DJADO 21 ».

Pour chaque permis de recherche, un projet de décret portant approbation et publication au Journal Officiel de convention minière entre la République du Niger et la société DJADO GOLD NIGER a été approuvé par le Gouvernement.

La société DJADO GOLD NIGER SA, note-t-on « est une société de droit nigérien, avec un capital social de dix millions (10 000 000) de FCFA. Elle s’engage à investir dans les trois (3) ans suivant la signature des quatre (04) Conventions Minières, un montant minimum égal à trois millions quatre cent cinquante mille (3 450 000) dollars US, pour la réalisation de ses activités de recherche de l’or.

Le communiqué du Gouvernement précise que les retombées immédiates attendues, outre les recettes fiscales, sont : la création de quatre-vingt (80) emplois directs et indirects ; la contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités à hauteur de cent vingt mille 120 000 dollars US, soit 30 000 dollars US par période de validité et par permis ; ainsi que la contribution au renforcement des capacités des agents de l'Administration des mines et de la géologie à hauteur de dix mille (10 000) dollars US par an, pour chacun des permis.

Mahamane Manzo

Au Niger, au moins 42 personnes ont péri et 30 autres sont blessées ce vendredi 6 Août 2021 dans les inondations causées par les pluies diluviennes sur l’ensemble du territoire national. 

Selon la direction générale de la protection civile (DGPC) du Ministère de l’intérieur qui a donné l’information, ces inondations ont fait à la même journée 32. 578 sinistrés repartis dans de 3. 859 ménages, alors que 2. 802 maisons sont effondrées et 851 animaux sont morts.

Mahamane Manzo

 

 

Il existe peu d’autres régions du monde où l’Italie a renforcé sa présence de manière aussi intensive que ces dernières années au Sahel. La récente nomination d’Emanuela Del Re en tant que nouveau représentant spécial de l’UE pour le Sahel, première femme et première italienne à occuper cette fonction prestigieuse, représente une importante reconnaissance à ce propos. 

L’Afrique et la Méditerranée élargie sont au centre de notre politique extérieure et sont à la base de notre engagement dans le Sahel. Nous sommes, en effet, convaincus qu’il existe une interdépendance étroite entre la stabilité de la région et la sécurité de toute l’Europe, une interdépendance qui ne peut que s’accroître face aux défis communs que représentent la menace djihadiste, les changements climatiques et les pandémies. D’un point de vue économique, il existe une marge énorme pour une coopération renforcée et mutuellement avantageuse.

L’Italie a construit sa présence dans la région en suivant une approche multidimensionnelle, en misant sur l’intensification du dialogue politique, l’augmentation de sa contribution à la sécurité, le renforcement des institutions étatiques et le développement durable. 

La pierre angulaire de cet effort est avant tout le renforcement de notre réseau diplomatique. Au cours des quatre dernières années, nous avons ouvert de nouvelles ambassades au Niger et au Burkina Faso, auxquelles s’ajouteront, dès que les conditions politiques et de sécurité le permettront, le Mali et le Tchad. En 2018, nous avons entamé notre première mission de formation et d’assistance militaire au Niger (MISIN), en vue de former environ cinq mille membres des forces armées nigériennes pour lutter contre le terrorisme et contrôler les frontières. Lors de ma récente mission à Niamey, les autorités nigériennes ont démontré qu’elles appréciaient beaucoup cette initiative et nous ont demandé de la renforcer.  

L’Italie participe activement à toutes les missions européennes d’instruction, de formation et de développement dans la région - EUTM et EUCAP - et à la mission de maintien de la paix des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA). Depuis l’année dernière, notre pays est également devenu membre de la Coalition pour le Sahel, un organisme international dont l'objectif est de renforcer la coordination entre les activités des nombreux partenaires internationaux au profit des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso et Tchad). Dans ce contexte, nous avons également décidé, de concert avec le Ministre de la Défense, Lorenzo Guerini, de contribuer à la Task Force Takuba, la mission spéciale européenne qui soutient les forces de sécurité locales dans la lutte contre le terrorisme.  

Afin de concrétiser davantage notre présence, nous avons ensuite créé le Fonds pour les migrations qui, depuis 2017, finance des projets d’aide aux réfugiés, des activités de rapatriement volontaire, le contrôle des frontières et la lutte contre les motifs profonds des migrations, et dans lequel 110 millions d’euros ont été versés en faveur de la région. Le Fonds pour les migrations s’est ensuite avéré particulièrement efficace pour aider à gérer le phénomène migratoire et soutenir les institutions et les communautés locales.  

Parallèlement à cet instrument, se poursuit l’action traditionnelle et continuelle de la Coopération italienne qui, en étroite collaboration avec les autorités locales, travaille sans relâche en faveur d’une croissance économique inclusive et durable dans toute la région, avec un engagement total qui s’élève actuellement à environ 150 millions d'euros.  

Notre pays se trouve également au premier plan en ce qui concerne la promotion de la centralité du Sahel au niveau multilatéral. Lors de la réunion ministérielle des pays membres de la coalition anti-Daesh, que j’ai coprésidée à Rome le 28 juin avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, nous avons proposé de constituer un groupe de travail ou une plateforme consacré aux situations de crises en Afrique, en particulier en Sahel et au Mozambique. 

Lors du G20 de Matera, nous avons également voulu consacrer la réunion des ministres des affaires étrangères et du développement aux défis de l’Afrique et du Sahel. La “Déclaration de Matera” sur la sécurité alimentaire, la nutrition et les systèmes alimentaires représente un “appel à l'action” pour l’ensemble de la communauté internationale, basé sur deux principes politiques fondamentaux: le maintien de la sécurité alimentaire et de la nutrition parmi les priorités de l’agenda politique international et la concentration des efforts sur les politiques et les investissements qui produiront des effets stables également à moyen et long terme. Cela est particulièrement valable pour le continent africain et pour le Sahel, où les implications sanitaires et financières du Covid sont préoccupantes. Nous sommes convaincus que le G20 a le devoir d’aider le continent africain à sortir de cette période difficile et à retrouver une croissance soutenue et, surtout, durable. Nous devons agir ensemble pour libérer l'énorme potentiel de croissance de l'Afrique, parce que toutes les améliorations apportées aux conditions de vie des populations et à la lutte contre la pauvreté, entraîneront des conséquences positives immédiates des deux côtés de la Méditerranée et, plus globalement, sur toute la planète.  

Nous aborderons à nouveau ces thèmes au début du mois d’octobre, lorsque nous accueillerons à Rome “Rencontres avec l’Afrique”, une réunion ministérielle consacrée à la transition écologique et énergétique dans le cadre de la coprésidence italienne de la COP26. Des thèmes décisifs pour le futur du continent africain et qui exigent de recevoir une réponse commune, basée sur les valeurs d’un multilatéralisme efficace pour lequel l’Italie joue, cette année, un rôle de premier plan.  

Notre propension géopolitique et la conscience du rôle que nous pouvons jouer, démontrent clairement que l’Italie est en train d’effectuer un investissement stratégique à moyen et long terme au Sahel. Nous continuerons à être à vos côtés, tant sur le plan bilatéral que dans les grandes assemblées internationales, afin d’assurer un futur stable, un développement durable et une augmentation du bien-être au sein de cette merveilleuse région.

GRANDS DOSSIERS

CONTACTS

Siège

   Niamey, NIGER

Tél. 

   00227 99 99 99 99

E-mail

   contact@afriqueperspectives.com

REDACTION

Directeur de la Rédaction

   Mahamane Sabo Bachir

Directeur Commercial

   Mahamane Sabo Bachir

Webmaster

   Mahamane Sabo Bachir