dimanche 28 novembre 2021

En cette période de froid où l’organisme a besoin d’une sacrée dose d’énergie, elle est sur toutes les bouches. De l’âge tendre au troisième âge, tous la mâchouillent, avec une ferveur quasi religieuse, même les édentés.

« Si vous voulez confier quelque chose d’important à quelqu’un, ne le lui dites pas surtout lorsqu’il est entrain de sucer un morceau de canne à sucre », dit, en véritable connaisseur Amadou Ali, un des grossistes, de la canne à sucre au marché de Boukoki de Niamey qui inonde la capitale avec cette denrée très prisée des nigériens. « C’est le meilleur moyen de lui faire comprendre de travers ce que vous voulez lui dire… », poursuit-t-il.

“Raké ba karan banza ba, kowa ya sha guda, ya koshi’’ (la canne à sucre n’est pas une vulgaire tige; Sucez un bout et vous voilà rassasié) », disent les haoussas, comme pour magnifier les fortes valeurs nutritives et énergétiques de cette plante qui est riche en vitamines C, B1, B2 et B3.

C’est aussi une mine de vertus, très efficace pour lutter  contre les crises d’acétone, les rhumes, les maux de gorge et la grippe. Certains disent même qu’elle renforce les reins, le cœur ou l’estomac, prévient le cancer de la prostate et réveille les appétits de ceux qui ont la libido en berne.

La culture de cette grande graminée tropicale herbacée, cultivée surtout pour le sucre extrait de ses tiges, est en plein essor au Niger.

Cette plante géante pouvant atteindre jusqu’à 5 mètres de hauteur (pour 5 centimètres de diamètre), gorgée de saccharose et dont la vente en morceaux sur les routes et au hasard des rues populeuses des villes et villages du Niger constitue un apport énergétique complémentaire très important.

Depuis les indépendances, les projets de création d’une usine de production de sucre n’ont de cesse de marquer l’histoire du Niger. Ce pays toujours à la recherche de l’autosuffisance alimentaire et dont les importations de sucre (entre 75 000 et 100 000 tonnes de sucre par an, selon les chiffres de l’Organisation internationale du sucre) contribue à rendre la balance commerciale déficitaire. C’est ainsi que tous les régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays en ont fait une fixation. Sans succès. La dernière tentative remonte à l’année 2012 où une entreprise chinoise a projeté l’ouverture d’une raffinerie de sucre au Niger.

Un projet qui aurait permis au pays d’ajouter de la valeur à sa production de canne brut, environ 200 000 tonnes par an, dont la quasi-totalité est consommée sur place. D’une capacité de 100 000 tonnes de sucre raffiné par an, cette usine était sensée valoriser les produits et les sous-produits de cette culture de rente, tout en créant des milliers et des milliers d’emplois.

C’est dire que ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Avec l’avènement des autorités de la 7ème  république, dans la perspective de trouver de solutions durables à la problématique de l’insécurité alimentaire sous l’impulsion de l’initiative 3N (i3N), l’un des axes majeurs du programme de renaissance, crédo et engagements forts du président de la république du Niger.

L’objectif visé est de contribuer à mettre  la population à l’abri de la faim et leur garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et l’amélioration de leurs revenus.

Un feu qui a du mal à s’éteindre puisque sous la cendre, rougeoient les initiatives. C’est ainsi que le nouvel Plan de développement économique et social (PDES), pour la période 2017 – 2021,  présenté à la conférence de Paris  en Décembre 2017 dans le cadre de la politique de revalorisation des produits agricoles du Niger, réserve une place de choix au projet de création d’un complexe sucrier à Djoundjou, dans la zone de Gaya. D’un montant de 80 milliards de francs CFA, à mobiliser dans le cadre du partenariat public privé (PPPP), ce projet de raffinage de la canne à sucre vise à accroître la capacité de production de sucre afin de répondre aux besoins nationaux et internationaux, produire de l’énergie, des engrais, des aliments bétail à partir des résidus.

  Pour matérialiser cette initiative, le gouvernement nigérien a signé avec la société chinoise BEIJING URBAN CONSTRUCTION GROUP CO, LTD (BUCG)  un accord pour la construction d’un complexe industriel de l’usine de sucre à Gaya. Aux termes de cet accord, paraphé le 27 juin 2019  par le  ministre nigérien chargé de l’industrie M. Malam Zaneidou Amirou et les responsables de la compagnie chinoise, en marge de  la 1ère édition de l’exposition économique et commerciale Chine-Afrique à Changsha, en Chine, c’est une usine d’une capacité de production  de 50.000 tonnes de sucre par an qui sera construite.

En attendant l’implantation de cette unité sucrière, les producteurs nigériens ont pris faits et causes pour cette spéculation qui, bien que d’introduction récente au Niger, est en train de révolutionner les us et coutumes et s’ériger en pilier essentiel de l’agriculture et de l’économie nigérienne.

Affectionnant particulièrement un ensoleillement important et un climat chaud, modérément humide, la canne à sucre est cultivée au Niger, notamment dans les zones de bas-fonds comme les cuvettes oasiennes du manga, les Fadama et les Korama de la région de Maradi et de Zinder, les Dallols de la région de Dosso. C’est d’ailleurs cette dernière région qui cherche aujourd’hui à se positionner comme centre phare de la plus production de canne à sucre du pays.

Ainsi, à Kizamou, Massama, Léguéré, Angoal Doka, Dioundiou, Zabori, Koutoumbou, Kawara, Bengou, Kara Kara, Samia, Zaziatou, Zombo, Fadama, Magouri et bien d’autres contrées perdues au Nord de cette partie du Niger  a la forte pluviométrie,  cette plante à rhizomes, de le même famille que le blé, le maïs…, est en train de transformer complètement les paysages et de donner l’embaume au cœur des producteurs.

Selon les spécialistes, plusieurs raisons expliquent ce succès : l’élévation du niveau de l’eau (élément physique) et les profits engendrés par cette rente (élément financier) se conjuguent pour conduire au développement accéléré de la canne à sucre. Depuis une vingtaine d’années, celui-ci se fait essentiellement au détriment du riz et du mil, qui ne répondent plus aux contraintes physiques et aux exigences de rentabilité.

Mais, cette progression ne se fait pas sans difficultés. Les problèmes ont notamment trait aux intrants et la mécanisation. La canne à sucre, comme on le sait, est grosse consommatrice d’engrais, substance ayant la faculté de stimuler la croissance des plants, qui atteignent un diamètre supérieur à ceux qui n’ont pas reçu de fertilisants. Même si, de l’avis de ce producteur « la faveur des consommateurs va vers les plants cultivés sans engrais, qui sont plus sucrés malgré leur faible taille ».

Etant une culture relativement exigeante, la canne à sucre nécessite plus de main-d’œuvre que le mil et un arrosage manuel ou mécanique lorsque l’humidité n’est pas suffisante, ou même des travaux de drainage en cas d’inondations. Ici, la mécanisation n’est pas encore rentrée dans les mœurs. Pour couronner le tout, les zones de production sont nichées dans la partie la plus enclavée de la région, d’où des difficultés d’écoulement.  Nonobstant ces contraintes, la rentabilité est fort appréciable.

Nous sommes au cœur de la saison froide. La saison de la récolte bat son plein. « Dans un champ en bordure de la route, une armée de coupeurs nagent progressivement dans le champ. Avec une précision quasi militaire, ils enserrent d’un bras un bouquet de tiges qu’ils inclinent fermement pour en dégager la base commune. Les machettes sifflent dans l’air et s’abattent au ras du sol. Les ouvriers lancent les tiges coupées sur le côté, en rangées ordonnées, puis répètent la manœuvre » a indiqué Monsieur Abdou, marchand de la canne à sucre.

« La culture de la canne est une opération qui exige beaucoup de travail. Il faut sectionner les tiges mûres en morceaux d’une longueur de l’avant-bras et planter ces boutures dans des sillons espacés d’environ un mètre… », ajouta un des planteurs convoyeurs de camion transportant la canne à sucre.

A l’entendre, il faut attendre six à huit mois pour que les cannes arrivent à maturité et pouvoir les récolter. Beaucoup de paysans ne sont pas conscients de la valeur de leurs récoltes et les bradent très souvent à l’avance à des intermédiaires ou des grossistes de Niamey qui, par l’odeur alléchée, écument la région. Malgré tout l’activité est florissante et permet de nourrir la chaîne d’acteurs agrippés le long de la filière d’une source d'économie circulaire, traversant plusieurs secteurs d'activités, et représentant des milliers d’emplois directs et indirects. (Voir article Marché de la canne à sucre).

De plus, avec la canne à sucre, les activités sont souvent complémentaires car elle fournit des produits et sous-produits utiles aux autres productions végétales ou animales. La paille sert non seulement de litière et d'aliments pour le bétail mais également comme protection des sols, les écumes les cendres de bagasse entrent dans la composition d’amendements ou de compost, la mélasse est utilisée comme complément alimentaire pour le bétail, les champs de canne recyclent et valorisent de grandes quantités d’effluents d’élevage produits localement.

Enfin, selon les résultats d’une étude parue dans la revue Nature Climate Change, la canne à sucre aurait tendance à lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, la canne à sucre serait même triplement verte, primo en servant de biocarburant pour les automobiles, secundo, en refroidissant la température autour des champs et tertio, en fixant la terre et en luttant contre les érosions !

Bref, la canne à sucre fourmille ainsi de multiples ressources insoupçonnées. Malgré l’absence de véritables industries sucrières ou de transformation de produits dérivés, la filière a de beaux jours devant elle au Niger.

Le principal enjeu reste l’épineuse question foncière. Dans un pays aux trois quarts désertiques, où l’agriculture n’est possible que sur une mince couche de terres utiles au sud du pays, et où la démographie est galopante, défricher de larges superficies restent une gageure. Or, la canne à sucre nécessite toutefois des espaces de culture conséquents, sur des terres aujourd’hui âprement disputées par les hommes ou leurs animaux. Mais, une chose est sûre : la canne à sucre reste un trésor vert qui est loin d’avoir livré tous ses secrets !

Alhadji Amadou Abdou

 Le fonds monétaire international (FMI) s’engage à injecter la bagatelle somme d’environ 278,5 millions de dollars, soit 139.250.000.000 de francs CFA au Niger dans le cadre d’un programme étalé sur trois ans, rapporte un communiqué du FMI.

 « Les autorités nigériennes et l'équipe du FMI sont parvenues à un accord au niveau des services du FMI sur les politiques et réformes économiques et structurelles qui serviront de base pour un nouvel accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), avec un accès à 197,4 millions de DTS (équivalent à environ 278,5 millions de dollars ou 150 % de la quote part) », a déclaré M. Ari Aisen du FMI dans un communiqué dont copie est parvenu à afriqueperspectives.com. Cette levée de fonds fait suite à une série de réunions que les deux parties ont eue.

En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Ari Aisen a tenu des réunions virtuelles du 25 octobre au 1er  novembre 2021 afin de finaliser et conclure les discussions sur le soutien financier du FMI via une facilité élargie de crédit à l'appui du programme de réforme économique des autorités, rapporte le communiqué.

Le financement du FMI, explique le texte, permettrait de catalyser le soutien supplémentaire des donateurs. L'accord des services du FMI est soumis à l'approbation de la direction et du Conseil d'administration du FMI. Ce dernier tiendra sa réunion en décembre, selon toujours le communiqué.

Selon le FMI, les perspectives économiques pour 2021 et à moyen terme restent favorables pour le Niger, dont « la croissance du PIB réel devrait rebondir à 5,6 en 2021 alors que son économie se remet de la pandémie de COVID-19 ».

« La croissance devrait s'accélérer en 2022 et atteindre des niveaux à deux chiffres en 2023, stimulée par l'opérationnalisation du nouvel oléoduc vers le Bénin », augure le FMI.

L’institution financière pronostique également sur le compte courant extérieur qui devrait, selon elle, « se détériorer à court terme en raison de la mise en œuvre de projets à grande échelle avec un contenu élevé de biens d'équipement et de biens intermédiaires importés, avant de s'améliorer sensiblement avec les exportations de pétrole à partir de 2023. Bien que contenues, les pressions inflationnistes devraient persister en 2021, principalement sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires due aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées au COVID 19, avant de s'atténuer au cours des dernières années. La situation budgétaire, déjà sous tension en 2020, devrait encore se détériorer en 2021 face aux importants besoins liés à la sécurité et au développement ».

Toutefois, relativise le FMI « les efforts d'assainissement et l'arrivée des recettes pétrolières devraient permettre de ramener le déficit à l'objectif régional de 3 % du PIB à moyen terme ».

Selon M. Aisen, le nouvel arrangement de la FEC vise à renforcer la stabilité macroéconomique en relevant les principaux défis budgétaires en termes de mobilisation des recettes intérieures, d'efficacité et de transparence des dépenses, et de gestion des ressources naturelles tout en jetant les bases d'une croissance plus forte, inclusive et tirée par le secteur privé.

« En ce qui concerne les recettes, le programme devrait élargir l'assiette des recettes non pétrolières, réduire l'informalité en améliorant la politique fiscale et l'environnement des affaires, faire progresser les réformes de l'administration fiscale, améliorer la gestion des arriérés d'impôts pour faciliter la planification de la trésorerie, et rationaliser et gérer les exonérations afin d'utiliser au mieux des ressources fiscales limitées. En ce qui concerne la mobilisation des recettes provenant des ressources naturelles, le programme soutiendra la gestion transparente et efficace des recettes pétrolières afin de garantir que l'augmentation prévue des exportations de pétrole se traduise par une augmentation proportionnelle des recettes fis cales », précise-t-il.

« Quant aux dépenses, le programme prévu vise à améliorer la gestion des finances publiques afin d'accroître l'efficacité et la transparence des dépenses par le biais de réformes visant à soutenir une budgétisation à moyen terme plus rigoureuse, à renforcer les réformes liées à la transparence, à améliorer la planification et la sélection des projets d'investissement, et à renforcer la gestion des liquidités et de la dette avec la création d'un compte unique du Trésor. En outre, l'intensification des efforts visant à améliorer le capital humain et la gouvernance, la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence et de la responsabilité sont des piliers essentiels pour la gestion efficace des finances publiques, la fourniture de biens publics et l'amélioration de l'environnement des affaires et sont bien alignés sur les engagements du gouvernement », a ajouté  M. Ari Aisen.

Mahamane Manzo

 Ils sont jeunes, sont souvent partis de rien, ont parfois (déjà) connus plusieurs échecs avant de connaitre un succès. Et pourtant, ils ont réussis à créer des startups en plein développement créant des emplois et des perspectives dans leur pays d’origine.

Depuis fort longtemps, les bouchers de par les différentes régions du Niger excellent dans la production de la viande boucanée, communément appelée Kilichi. Une activité génératrice de revenus, qui participent au développement économique du pays.

En effet, SADI (Société Africaine de Développement Industriel) s’est également spécialisée dans la production de cette viande boucanée, dans les meilleures conditions de qualité et d’hygiène de cet aliment générant ainsi des emplois et des perspectives dans le pays.

C’est ainsi, que SADI a mis en place progressivement une unité moderne et semi industrielle de production de Kilichi en 2019 grâce à la volonté farouche du PDG et son apport personnel. Une production pilote de Kilichi à des fins d’analyses microbiologiques au LANSPEX (Laboratoire d’Analyse des Produits et d’Expertise) a été initiée au courant de la même année. Résultat, le Kilichi by SADI produit dans de bonnes conditions d'hygiène et de salubrité est exempt de tout germe et de tout problème de santé.

 Cette unité a impulsé une véritable révolution et une innovation dans ce secteur. A l’heure actuelle, au niveau de l’unité de fabrication de Kilichi, c’est 100 kilogrammes de filet de bœuf qui sont exploités chaque jour. Son ambition est de contribuer à la création d'emplois et participer à l'exportation des produits issus de cette activité.

Chaque jour, c’est des dizaines de bœuf, élevées dans les meilleures conditions, qui vont à l’abattoir. De là, s’en suit tout un processus de préparation du kilichi. Le filet de bœuf est recueilli par des bouchers expérimentés qui procèdent par la suite aux opérations de séchage et d’enrobage de la viande avec les assaisonnements du terroir (oignon de Galmi, pate d’arachide, ail d’Agadez, poivre, piment, etc…) dans les conditions d’hygiène appropriées jusqu’à l’emballage dans des paquets hermétiques et biodégradables.

Kilichi by SADI, c’est du 100% bio à base de filet de bœuf aux goûts : nature salé, pimenté et Gingembre épicé disponible dans des paquets de 50g et 250g. Opérationnel depuis le 12 décembre 2019, le showroom ‘’Kilichi by SADI’’ reçoit une clientèle variée et offre ses différents produits à une vingtaine de sociétés nationales et internationales de la place. Avec l’unité de production du Kilichi, le Kilichi by SADI compte aujourd’hui une trentaine d’emplois directs.

On parle souvent du Niger pour ses paysages sahéliens majestueux, son rôle dans la lutte contre le terrorisme et ses ressources en uranium mais rarement de ses spécificités culinaires. Et pourtant, la cuisine nigérienne est aussi riche que sa diversité culturelle. Ainsi, Kilichi by SADI se veut être un met connu hors du Niger en exportant dans tous les coins du monde. Il est aujourd’hui exporté dans plusieurs pays de la sous-région mais aussi en France, Italie et aux États-Unis et fait la fierté de la nation tout entière.

Chafaatou Saley

Au Niger, la coalition des partis d’opposition   soutenant le candidat déclaré vaincu par la Cour constitutionnelle à la présidentielle de février 2021 ne s’avoue pas vaincue.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 22 Octobre l’alliance composée de la coalition  CAP20-21, l’ACC et le FRC affirme  qu’elle « n’a pas renoncé  à sa victoire  à l’issue de l’élection  présidentielle du 21 février dernier ».

A travers cette sortie médiatique les opposant au régime de Niamey  viennent rappeler leur rejet des résultats officiels des élections présidentielles dont le second tour a opposé  le candidat du PNDS Tarayya Mohamed Bazoum et leur candidat également porte-flambeau du RDR Tchandji Mahamane Ousmane.

Cette contestation, rappelle-t-on, est intervenue et entretenue depuis l’annonce des résultats par la Cour constitutionnelle.

Et étant donné que les avis de cette juridiction (la plus haute en matière électorale et constitutionnelle) sont irrévocables au regard de la loi nigérienne,  Mahamane Ousmane décide de faire recours auprès de la Cour de justice de la CEDEAO, dont le Niger est membre.

A travers sa saisine,  Mahamane  Ousmane demande à la Cour de justice communautaire, entre autres, « de constater et sanctionner  les manquements  relatifs  à la violation  des droits  de l’homme  et à la discrimination  dans le processus  électoral et en tirer  toutes  les conséquences  de droit ».

En effet, le candidat Mahamane Ousmane estime qu’il est le vainqueur de cette compétition électorale,  avec un score de « 50,30% », et que sa ‘’victoire’’ a lui été spoliée  au profit de son challenger Mohamed Bazoum, investi Président de la République le 2 Avril 2021.

 Le procès entre l’ancien Président de la République et l’Etat du Niger devant la Cour de justice de la CEDEAO s’ouvre le lundi 25 Octobre 2021 à Abidjan en Côte d’Ivoire, a annoncé Abdoul Kadri Omar Alpha, membre de la coalition en donnant lecture de la déclaration. Et l’opposition politique nigérienne se dit confiante quant à la tenue de ce procès.

« Il est vrai que  nous  nourrissons un espoir légitime  quant à l’issue  de ces procès  parce que  convaincue  que le droit sera dit », a déclaré M. Omar Alpha.

« Nous voulons  placer  la communauté  internationales, nos institutions  communautaires  et particulièrement  notre  juridiction  communautaire  devant leur responsabilité historique : la justice  pour les peuples  ou la connivence avec les chefs », a-t-il déclaré au paravent.

Mahamane Manzo

Le cabinet Daroul Mar’a a formé, entre 2012 et 2021, plus  de 5.000 femmes et jeunes diplômés sans emplois dans divers secteurs de l’entreprenariat social, selon sa Directrice Exécutive, Mme  Alkassoum Abdrahamane Nana Djoubi, également députée à l’Assemblée nationale du Niger.

 Selon elle, cette offre de  formation axée essentiellement sur la formation professionnelle et l’incubation dans plusieurs domaines entrepreneuriaux,  constitue la contribution de son organisation dans la lutte contre le chômage de ces couches sociales.

Le 17 octobre 2021, Daroul Mar’a a lancé à la Chambre de commerce et d’industrie de Niamey une campagne de sensibilisation pour la reconversion professionnelle et la lutte contre le chômage de femme et des jeunes au Niger.

A cette occasion, la Directrice exécutive de l’organisation, Mme Alkassoum Abdrahamane Nana Djoubi a fait découvrir au public son organisation, tout en expliquant les contours de la campagne de sensibilisation, objet de la rencontre.

Parlant de la campagne Mme Alkassoum Abdrahamane a souligné que « c’est une activité que nous démarrons dans le cadre du travail  que nous menons dans le sens de sensibiliser les jeunes à lutter, en générale, tout simplement, contre le chômage  et au-delà participer pour de  vrai au développement économique de notre pays ».

 Pour cette session de renforcement de capacités, environs 100 participants se sont enregistrés en seulement 24 heures, selon la Directrice exécutive.

« Pour ce lancement nous avons réuni les jeunes pour leur dire que c’est possible d’entreprendre au Niger et c’est possible  en tant que jeune de contribuer au développement », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que « nous avons l’intention de rallier l’entrepreneuriat à la réalité nigérienne, ce qui nous a manqué jusqu’ici ».

« Nous pensons pouvoir donner des outils palpables et capables à ces jeunes pour leur permettre de faire leur travail, insha Allah », a-t-elle par ailleurs fait savoir, avant de préciser que « ces jeunes, nous comptons les encadrer dans ce qu’ils font et ou leur proposer de  la reconversion professionnelle ».

 Créée en 2012 dans la Région de Maradi, à l’initiative d’un groupe d’une quarantaine de femmes, Daroul Mar’a se réjouit aujourd’hui d’avoir formé plus de 5.000 jeunes et femmes dans plusieurs secteurs socio-professionnels à travers ses six (6) antennes régionale au Niger.

 Ses domaines de formation sont : la couture ; l’agroalimentaire ; le cosmétique ; l’esthétique ; la décoration et la restauration.

Elle offre également des formations islamiques, des conseils aux femmes au foyer, en général et les jeunes mariées en particulier.

 A ses débuts, l’organisation travaillait pour la promotion de l’entreprenariat féminin,  mais aujourd’hui l’organisation dirigée par Mme Alkassoum Abdrahamane fait plutôt de l’entrepreneuriat social, c’est-à-dire qu’elle ne travaille plus au profit uniquement des femmes, mais au profit de toutes les couches de la société, notamment les jeunes et les femmes diplômés sans emploi », explique la Directrice exécutive.

Daroul Mar’a  bénéficie, en effet, de l’appui  plusieurs partenaires, notamment Swiss Contact (son premier mentor), PACT 3 ; Qatar Charity, Mercy Corp, et plusieurs autres partenaires.

Avec ce large réseau de partenariat, la ‘’Maison de la Femme’’ fait plus que de la formation, elle se positionne aujourd’hui comme un incubateur des entreprises des femmes et des jeunes.

« On  a fini par évoluer et partir tout simplement d’action AGR (activités génératrices de revenus) en actions entrepreneuriales. Mieux, depuis quelques années, avec les expériences et les partenaires, nous avons également commencé à faire de l’incubation », a noté la Directrice exécutive.

 Aujourd’hui le cabinet est membre du réseau  ‘’RESEAEN’’, premier incubateur  pour la promotion de l’autonomisation  des femmes.

« Parfois, les femmes  qui viennent chez nous, n’ont aucune idée d’entreprise. Nous leur proposons des idées, si ces idées leurs conviennent,  nous les formons, et nous les aidons à trouver des financements », a-t-elle conclu.

 

Mahamane Manzo

La section nigérienne de l’association des professionnelles africaines de la communication (APAC-Niger) se dit attristée par les décès des Bouli Adamou Idé, Journaliste au Groupe de Presse Bonferey et Première Rapporteuse de l’APAC-Niger à Ouagadougou ce mercredi 27 Octobre et Fanna Biri Kassoum, Journaliste à la Voix du Sahel, le mardi 26 Octobre à Niamey».

 « Leur disparition brusque porte un coup dur à la presse nigérienne et en particulier à notre association qui perd en elles deux de ses militantes les plus valeureuses » regrette l’organisation féminine à travers un communiqué publié ce jeudi 28 Octobre 2021.

« En cette douloureuse circonstance, l’APAC-Niger présente ses sincères condoléances aux familles biologiques des disparues, à leurs organes de presse, aux amis ainsi qu’à l’ensemble de la presse nigérienne », rapporte le communiqué.

« Qu’Allah le tout puissant leur fasse miséricorde et les accueille dans son paradis éternel ! Amine », prie APAC Niger.

 

Mahamane Manzo

 Le Japon veut soutenir le Niger avec une enveloppe de 2 milliards de francs CFA destinée à  l’achat du riz au profit des populations qui risquent de connaitre une « insécurité alimentaire » cette année.

 L’annonce a été faite, ce Mardi 26 Octobre 2021, à Niamey, par l’ambassadeur japonais au Niger Kuramitsu Hideaki alors qu’il procédait à la signature d’une convention relative à cette aide avec le gouvernement nigérien, représenté par le Ministre d’Etat nigérien en charge des affaires étrangères Hassoumi Massoudou.

 Cette aide du ‘’Pays du Soleil levant’’ au profit du Niger est un don non remboursable et s’inscrit dans le cadre de la du programme  d’assistance  alimentaire du gouvernement japonais au profit du Niger, dénommé ‘’KR’’ (Kennedy Round).

 Le programme KR a vu le jour au Niger en 1981, avec  comme objectif  de contribuer chaque année au renforcement  de la sécurité  alimentaire  et nutritionnelle à travers  un don de vivres, notamment  du riz au profit du Niger.

« Ce don vient opportunément renforcer les efforts du Gouvernement  du Niger dans la mise en œuvre  du Programme de la Renaissance  acte III  du Président de la République, SEM. Mohamed Bazoum, à travers sa stratégie  pour la sécurité alimentaire, particulièrement  après  une campagne  dont le résultat s’annonce déficitaire », a commenté l’officiel nigérien.

Selon l’ambassadeur nippon M. Kuramitsu Hideaki, cette assistance « servira  à la fois  d’alléger  le déficit  alimentaire et de convertir les recettes de la vente du riz en financement  consacré au développement  du pays ».

Mahamane Manzo

Le budget général de l’Etat du Niger pour l’année 2022 sera de 2.888,80 milliards contre 2.830,99 milliards dans le premier collectif budgétaire 2021, soit une hausse de 2.04%.

C’est le projet qu’a présenté le Gouvernement ce jeudi 23 Septembre 2021 au cours d’un conseil des ministres.

Selon un communiqué issu de cette réunion de conseil des ministres, ce « projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2022 est établi en conformité avec les dispositions de la loi n° 2012-09 du 26 mars 2012, portant loi organique relative aux lois de finances ».

Pour le Gouvernement, ce projet de budget « présente l’évolution récente de l’économie nationale à travers les acquis macroéconomiques et financiers, les perspectives au titre de l’année 2021, ainsi que les projections pour l’année 2022 et à moyen terme ».

Selon toujours l’Exécutif nigérien, les principaux objectifs visés par la présente loi sont « le maintien de la stabilité macroéconomique et l’amélioration de la gestion des finances publiques à travers une mobilisation accrue des recettes fiscales, une meilleure maitrise des dépenses publiques et le renforcement de la gestion de la trésorerie et de la dette ».

« A cela s’ajoutent l’amélioration de la transparence dans la gestion des secteurs pétroliers et miniers et la poursuite des actions de soutien au développement du secteur privé et financier », rapporte le même communiqué.

Selon les explications du Gouvernement, « La politique budgétaire pour l’année 2022 est orientée de manière spécifique sur la mise en œuvre des actions de relance et de transformation de l’économie dans un contexte international, régional et national marqué par la persistance des menaces sécuritaires, la pandémie de la COVID-19, l’érosion des prix des matières premières et les aléas climatiques ».

Le présent projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

Mahamane Manzo

 

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