jeudi 27 janvier 2022

Depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid 19 au Niger, plusieurs rumeurs circulent notamment via les médias sociaux, remettant en cause les vaccins utilisés. Parmi ces rumeurs, il y a celles qui font croire que les vaccins ont des impacts négatifs sur les femmes enceintes, ainsi que sur les enfants qu’elles portent.

Face à ces allégations, le coordonnateur du programme de vaccination au bureau de l’OMS au Niger Dr Kaya Mutenda Sheria réagit.

« Il n’y a aucun danger vis-à-vis des femmes en enceintes et les femmes allaitantes. Il a été démontré que le vaccin contre la covid 19 peut être administré aux femmes enceintes et aux femmes allaitantes et y’a aucun danger, que ce soit sur le fœtus ou sur le nouveau-né », a-t-il déclaré.

« C’est un vaccin qui est administré pour protéger la mère et qui n’a pas d’effets et qui n’aura aucune répercutions négative sur le fœtus », a-t-il insisté.

« Tout ce qui est distribué dans les réseaux sociaux ne sont que des mensonges», a-t-il regretté, tout en se réjouissant que « grâce aux medias, ces rumeurs sont en train d’être combattues. Et de plus en plus, nous avons le désir de la population à la vaccination contre la covid 19 et les femmes enceintes peuvent être vacciné sans aucun problème ».

Parlant des différents vaccins administrés au Niger, ce spécialiste en vaccination indique que « pour le moment nous avons trois types de vaccins, à savoir : le sinopharm qui est administré à deux doses, l’Astrazeneca aussi à deux doses et Johnson & Johnson, qui est administré en une seule dose. Ils sont tous disponibles sur les sites de vaccination ».

Selon le Docteur Kaya, « tous les 3 vaccins sont homologués (autorisés) par l’OMS ».

« Ce sont des vaccins qui ont obtenus l’autorisation d’utilisation d’urgence et comme nous sommes dans une pandémie, il faut urgemment donner une autorisation pour que ces vaccins soient administrés », a-t-il soutenu.

 « Parmi ces trois vaccins, il n’y a aucun qui soit plus efficace que l’autre. La seule différence, c’est au niveau de l’administration des deux vaccins  pour le Sinopharm et l’Astrezeneca pour donner une efficacité. Et une seule dose pour ce qui est du vaccin Johnson & Johnson. Et là, la personne est complément  protégée».

Interrogé sur l’apport de son organisation dans les campagnes de vaccination au Niger, Dr Kaya affirme que « l’OMS n’apporte pas des doses. Il est un organe technique des Etats, et il a mis en place un mécanisme qu’on appelle facilité covax ».

«  Ce mécanisme, explique-t-il,  a pour but de faire en sorte que les pays en voie de développement bénéficient des doses de vaccin au même titre que les pays développés. Au sein de ce mécanisme il y a aussi les autres organisations comme l’UNICEF et Gavi Alliance qui ont pour but de faire le plaidoyer pour obtenir le vaccin à moindre à coup et que ces pays bénéficient de même dose des vaccins ».

« Le rôle de l’OMS, c’est d’abord de s’assurer que ces vaccins respectent toutes les normes requises avant d’être administrés aux personnes », a-t-il ajouté.

« L’OMS ne fait pas de don de vaccin, mais l’OMS a mis en place un mécanisme pour permettre aux pays du monde entier, notamment ceux en voie de développement, d’en bénéficier. Au Niger, l’OMS apporte un appui technique et financier pour la mise en œuvre de la vaccination contre la covid 19 », a clarifié le Docteur Kaya.

Mahamane Manzo

Le  ‘’Congrès pour la République’’ (CPR Inganci), parti du ministre de la formation professionnelle Kassoum Maman Moctar célèbre ce samedi 6 Novembre 2021 son 7ème anniversaire.

 Pas de cérémonial pour cet anniversaire qui intervient dans un contexte de deuil national suite à la mort de 69 personnes dans une attaque terroriste jeudi dernier dans la Région de Tillabéry.

C’est pourquoi, le parti a décidé de commémorer cette importante date à travers une conférence-débats au centre international de conférence Mahatma Gandhi de Niamey sur la thématique de la bonne gouvernance.

Dans son discours de lancement de l’activité, le Président Kassoum Maman Moctar a exhorté ses militants à jeter un coup d’œil rétrospectif sur l’évolution du parti et réfléchir sur son avenir.

Créé en 2014, le CPR Inganci a participé à plusieurs compétitions politiques, une participation couronnée de brillants résultats, dira Kassoum Moctar

« Ces résultats sont à mettre à votre actif », a-t-il lancé à l’endroit de ses militants, tout en saluant leurs « multiples sacrifices pour faire avancer» le parti.

Massoum Moctar a aussi salué la résilience de ses camarades politiques qui restent soudés malgré les difficultés

« Malgré l’adversité, les campagnes malsaines et injustes dont nous sommes souvent victimes, voire la stigmatisation dont nous faisons objet en raison de notre jeune âge, vous avez, chers militants et militantes, continué à nous faire confiance, à serrer vos rangs et à aller de l’avant », a-t-il déclaré.

« Je me réjouis que vous ayez compris très tôt que des adversaires politiques veulent à tout prix nous jeter aux gémonies pour des raisons que nous ignorons », a-t-il  poursuivi.

« C’est avec fierté que je voyais beaucoup de militants, juste après les élections générales de 2020-2021, prendre encore le flambeau pour poursuivre l’œuvre de construction et d’assise de notre parti », s’est-il réjoui.

« Nous sommes en train de réussir notre pari. Nous sommes sur la bonne voie. Je vous exhorte à travailler sans relâche, comme vous l’avez toujours fait, en vue de faire triompher les idéaux et valeurs de notre parti qui se veut un parti de masse », a fait prévaloir le Président Moctar.

Hommage rendu à Issoufou et Bazoum

Dans ce discours de lancement, le Président du CPR Inganci a rendu un hommage à l’ancien Président de la République Issoufou Mahamadou.

« Nous avons pu ainsi  participer à la gestion  du pouvoir  politique aux côtés du Président Issoufou Mahamadou  à qui je rends ici  un vibrant  hommage  pour son leadership  éclairé, ses multiples efforts  en faveur  des populations  laborieuses et surtout  le bel exemple  de passation  de pouvoir par alternance, qu’il  a fait le 02 avril dernier ».

A propos de l’actuel Chef de l’Etat du Niger Mohamed Bazoum, Kassoum Moctar rappelle que son parti  a pris la résolution  de soutenir, dès le premier tour de la présidentielle de 2020-2021, sa candidature. Et « Aujourd’hui, à l’épreuve des faits, je relève, avec fierté, que nous ne nous sommes pas trompés dans notre choix », a-t-il souligné.

 « Sa droiture, son patriotisme, son intégrité, son  engagement  en faveur  du renforcement  de la démocratie  et de l’Etat de droit,  de la justice, de la liberté , du bien-être  de tous  les nigériens, en font  un leader exceptionnel  qui mérite,  au-delà de toutes  nos différence et de nos divergence, d’être soutenu et encouragé devant les multiples  et nombreux défis auxquels fait face notre pays »,  laissé entendre Kassom Moctar.

Le ‘’Congrès pour la République’’ est membre de la majorité présidentielle. Il compte huit (8) députés à l’Assemblée nationale, et constitue de ce fait la 4ème  force politique de la majorité.

 Mahamane Manzo

Suite à la disparition de 69 personnes dans une attaque terroriste, à  Banibangou (Région de Tillabéri), le jeudi 4 novembre 2021, le parti ‘’Congrès Pour la République’’ de Kassoum Maman Moctar exprime sa compassion.

Dans un discours qu’il a lu lors de la célébration du 7ème anniversaire de son parti, Kassoum Moctar a indiqué que «  Je profite de cette occasion solennelle pour exprimer à nouveau  ma compassion, ma solidarité  et mes sincères condoléances aux populations  de Banibangou endeuillé par la lâche embuscade des groupes armées non étatiques ».

« Mon affliction s’adresse aussi  aux familles  des FDS  qui sont  tombés  sur le champ d’honneur  à Dagney dans l’Anzourou, suite à l’attaque du  jeudi 04 novembre 2021 », a-t-il ajouté.

« Face à ces épreuves, nous avons développé une grande capacité de résilience et notre armée s’est aguerrie. Je demeure convaincu que quel que soit le temps que ça prendra, notre pays triomphera de la guerre contre la barbarie  des groupes armés terroristes, sans foi, ni loi », a conclu le ministre Kassoum Moctar.

Dans les heures qui ont suivi cette célébration, note-t-on, une délégation du parti Inganci conduite par son président a remis un don de vivres au Gouvernorat de la Région de Tillabéry, au profit des populations de la Régions, qui connaissent depuis des années des attaques terroristes. Ces attaques, souligne-t-on, perturbent les activités économiques, et principalement l’agriculture.

Mahamane Manzo

C’est au marché de Boukoki qu’est déchargé l’important stock de canne à sucre qui rentre quotidiennement dans la capitale. Malgré l’absence des statistiques, 15 à 25 camions, de  dix à trente tonnes chacun, déversent par jour leurs cargaisons entières, soit entre 200 et 300 fagots de canne à sucre par camion.

Nonobstant ce tonnage, l’offre est loin de satisfaire la demande des Niaméens, gros consommateurs de canne à sucre. Comme en témoignent l’absence de stocks sous les hangars, la rapidité des transactions, l’essor considérable de la consommation, les chiffres d’affaires des grossistes et des fournisseurs, la foule d’attente des détaillants… 

Sous son apparente désorganisation et l’oisiveté, par moments, le marché de la canne à sucre de Boukoki est structuré selon des critères très précis. C’est là l’unique point de vente et de distribution en gros de ce produit à Niamey, même si une partie du stock ira satisfaire les besoins des populations de Tillabéri et du Zarmaganda.

Comme dans toute filière qui se respecte, les acteurs engagés dans le marché sont nombreux et leurs activités hiérarchisées : à la tête des réseaux d’approvisionnement se trouvent une foule de producteurs du nord du département de Gaya et le sud du département de Doutchi  région de Dosso. Ces derniers entretiennent des relations d’affaires avec les fournisseurs de la capitale, qui se rendent aux champs ou dans des centres de collecte pour acheter la canne à sucre et la convoyer jusque dans la capitale.

 C’est l’affaire du fournisseur que de remplir les camions que les grossistes de la capitale convoieront au marché de Boukoki. Si la canne à sucre est achetée sur pied, le paysan reçoit une avance et doit attendre l’écoulement de la production entière avant de rentrer dans ses droits. Ce qui peut durer des semaines. De plus, le producteur n’est pas certain de recevoir le solde de l’avance en raison de la fluctuation des cours dans la capitale. A ce niveau, il importe de signaler que ni les fournisseurs, encore moins les agriculteurs, ne possèdent de véhicules de transport propres. Les uns parce que cet investissement est tout simplement hors de la portée de leur bourse. Les autres parce que la canne à sucre ne rapporte que durant une période courte de l’année, alors que les camions ont besoin de tourner toute l’année pour assurer leur amortissement.

Cependant, il est fréquent que certains producteurs se regroupent pour acheminer directement, et de manière circonstancielle, leur production dans la capitale. Ainsi, des transporteurs assurent ainsi l’acheminement de la canne à sucre au marché de Boukoki, à charge pour les fournisseurs et les grossistes de fixer les prix des chargements. Et la canne à sucre restera sur les camions tant qu’un accord n’a pas été trouvé entre les deux parties. En cas d’accord, les détaillants, qui n’attendent que cela, montent à l’assaut des chargements pour se réserver les meilleurs fagots. Une fois débarqués, les fagots sont payés rubis sur l’ongle avant d’être transportés sous des hangars où ils sont alors débités en tiges d’une vingtaine de centimètres. Ils sont ensuite arrangés avec soin par les détaillants sur les brouettes, par les détaillants qui partiront alors à la conquête de la ville. Cette organisation hyper hiérarchisée fait qu’il ne reste quasiment jamais de stocks de canne à sucre sous les hangars, après le coup des 9 heures du matin.  

Le marché de la canne à sucre semble alors dominer par des grossistes, des fournisseurs et des détaillants originaires de la zone de production de Gaya – Doutchi, selon une forme intéressante de réseau fondé sur l’appartenance régionale ou la proximité lignagère. Il n’en demeure pas moins que même si la cooptation à l’intérieur du réseau se fait par l’intermédiaire de l’origine régionale, les relations d’affaires prédominent.

Est-ce en raison de l’éloignement ou de l’intensivité de la demande locale, la canne à sucre produite dans la région des 3 M (Zinder) n’inonde plus le marché de Boukoki ? « Non » rétorqua Abdou Ali, grossiste de la canne, « il s’agit d’une stratégie de régulation du marché de la canne à sucre, car, si toutefois le marché est saturé, nous risquons enregistrer une baise de prix de vente de ce produit ».

Cela signifie que « l’approvisionnement du marché de Boukoki en canne à sucre est progressif » a-t-il  affirmé.

Achetée au producteur à un prix plancher de 500 CFA le fagot, elle peut être vendue jusqu’à 10.000 CFA le fagot en cas de pénurie à Niamey. Le coût moyen oscille toutefois entre 5000 et 7000 CFA pour un fagot de 20 tiges. A partir de ces données, on peut estimer le bénéfice généré par un camion de 250 fagots à environ 300 000 CFA. La différence de prix entre le prix d’achat au producteur et les prix de vente s’explique par le grand nombre d’intermédiaires participant à ce circuit commercial. Les vendeurs de rue achètent les tiges de 400 à 700 CFA, les débitent en 8 ou 10 morceaux qu’ils revendent de 25 à 50 CFA, ce qui leur laisse un bénéfice de 125 à 200 CFA par tige.

Du producteur au consommateur, le prix de la canne à sucre est alors multiplié par vingt : vingt tiges pour 400 CFA au lieu d’exploitation, une tige pour 400 CFA en ville de Niamey. Mentionnons encore que les manutentionnaires gagnent quant à eux 50 CFA par fagot déchargé.

Alhadji Amadou Abdou

C’est bien connu : la canne à sucre donne du….sucre, mais aussi des déchets. Avec 15 à 25 camions de canne à sucre qui rentrent quotidiennement dans la capitale, Niamey croule littéralement sous les déchets (pas uniquement de canne à sucre). « Plus de 18 mètres cubes d’ordures sont générés quotidiennement par la canne à sucre rien qu’au niveau du seul marché de Boukoki I qui constitue l’épicentre de diffusion de cette denrée », pointe Moussa Garba, Directeur de l’hygiène et assainissement de la ville de Niamey.

Montagnes de déchets qui doivent empêcher à maints responsables municipaux de trouver le sommeil, si on les compare aux déchets générés par les 200 000 tonnes annuelles de canne à sucre produites et consommée directement par les Nigériens. Et ce ne sont pas les timides mesures prises par la municipalité pour sensibiliser les vendeurs et les consommateurs qui changeront quelque chose. Souvent déversées dans la nature. L’abondance et la forte charge polluante des vinasses posent des problèmes environnementaux dantesques.

La gestion de ces déchets s’avère d’autant plus compliquée que chaque catégorie de déchets nécessite son traitement propre et que le pays ne dispose pas de centres de retraitement spécialisés de déchets.

Que faire alors ?

Chaque tas d’ordures est une mine d’or pour ceux qui savent se donner la peine. En effet, les résidus de la canne à sucre, comme la mélasse et bagasse constituent des déchets organiques qui, sous d’autres cieux, font l’objet d’une valorisation énergétique. Par exemple, la mélasse, résidu liquide obtenu après extraction du sucre du jus de la canne, est fermentée et distillée pour produire des produits pharmaceutiques ou de l’éthanol, qui mélangé à l’essence donne un biocarburant. Quant à la bagasse, c’est-à-dire  le résidu fibreux de la canne à sucre une fois le jus extrait,  sa valorisation est multiple. Elle peut être brûlée pour fournir de l’électricité, recyclée en récipients alimentaires ou en matériaux de construction. C'est aussi une matière première de substitution à la pâte à papier issue de la fibre de bois. Il faut 100 tonnes de bagasse pour produire une tonne de papier contre 4 tonnes de bois (2 tonnes de bois sec) pour fabriquer une tonne de pâte à papier. De plus, biodégradable et recyclable à 100%, la canne à sucre est une matière première qui se renouvelle plus vite que la forêt. Pour la petite histoire, il convient de souligner qu’une tonne de canne à sucre donne 100 à 150 kg de sucre ou 100 litres d’éthanol carburant, 310 kg de bagasse (résidu fibreux de l’après broyage à l’usine) fournissant 130 kWh d’électricité.

Comme pour apporter de l’eau au moulin de la future industrie sucrière que l’Etat tente à nouveau de mettre en marche, la transformation de la bagasse et autres résidus issus de la canne à sucre pourrait augmenter la part de l’offre des énergies renouvelables dans la politique de mix énergétique mise sur pied. De surcroit, il s’agit-là d’une initiative en cohérence avec la politique nationale de valorisation des produits dérivés de l’agriculture qui présente un double enjeu : fournir davantage d’électricité au pays et mettre à la disposition des agriculteurs des engrais de bonne qualité, tout en contribuant à la protection de l’environnement. Décidément la canne à sucre est un véritable trésor vert qui n’a pas fini de révéler ses atouts.

Alhadji Amadou Abdou

La canne à sucre étant une plante cultivée, depuis des siècles, les principaux pays producteurs de canne à sucre étaient le Brésil, l'Inde , Cuba, la Chine, la Thaïlande , le Pakistan le Mexique, la Colombie ,l'Australie ,les États-Unis et les Philippines.

Selon Monsieur Yacouba Idé, directeur des filières à la direction générale de l’agriculture du Niger,  « après un travail de recherche à la station expérimentale sur site de Tillakaina dans la région de Tillabéri, l’INRAN a recommandé les variétés de canne à sucre à  cultiver au Niger dans deux catégories la variété industrielle et la variété de bouche ».

Cultivée depuis l’antiquité pour « ses tiges fantastiques qui produisait une sorte de miel sans l’aide d’aucune abeille », la canne à sucre, dans notre pays, n’a toujours pas eu l’attention qui est la sienne. Nonobstant l’importance de la production, aucune entreprise digne de ce nom n’est venue transformer et valoriser une production qui, faute de mieux, est  consommée directement comme canne de bouche.

Il n’en fut toujours ainsi. Au-delà de la consommation de ces fibres fraîches gorgées de suc, il existait, jadis, des mini industries traditionnelles de production du jus de la canne à sucre communément appelé « Madi » en langue haoussa, notamment au Nord Nigeria. Comme son nom l'indique, ce produit vient de la canne à sucre qui est introduite dans un moulin dont les engrenages sont tournés par des chevaux suivant une aire circulaire, à l’issue de laquelle  est extrait le jus de canne, appelé « Madi ». Ce jus à la saveur très sucré proche du miel une fois bouilli à haute température est ensuite transvasé dans des touques métallique de vingt (20) litres de contenance, scellés puis largement exportée dans les pays voisins du Nigeria, particulièrement au Niger où cet aliment riche en vitamines, parmi lesquelles le phosphore, le magnésium, le calcium, le fer, la vitamine PP, la vitamine B2, le cuivre et la vitamine B1, est utilisé dans diverses spécialités gastronomiques surtout pendant le mois de ramadan.

En plus de donner une saveur unique aux desserts et à d'autres denrées, cet aliment est bénéfique pour la santé. Toutes les propriétés du miel de canne à sucre proviennent du fait que cet aliment est obtenu après avoir éliminé toutes les impuretés du jus de la canne à sucre.

Autre dérivé de canne à sucre qui résiste encore à l’épreuve du temps : le « Mazzarkola » une sorte de caramel ou de tablette de chocolat, obtenue après une longue cuisson du jus extrait de la canne à sucre. « Mazzarkola » produite et  recueillie par les exploitants après une longue cuisson de jus de la canne à sucre dans des vases destinés à cette fin. Malgré l’introduction des confiseries modernes, cette douceur de couleur brune très  prisée des consommateurs, notamment des enfants, sur les marchés ruraux  du Niger et du Nigeria, reste encore très demandée.

Alhadji Amadou Abdou

 

En cette période de froid où l’organisme a besoin d’une sacrée dose d’énergie, elle est sur toutes les bouches. De l’âge tendre au troisième âge, tous la mâchouillent, avec une ferveur quasi religieuse, même les édentés.

« Si vous voulez confier quelque chose d’important à quelqu’un, ne le lui dites pas surtout lorsqu’il est entrain de sucer un morceau de canne à sucre », dit, en véritable connaisseur Amadou Ali, un des grossistes, de la canne à sucre au marché de Boukoki de Niamey qui inonde la capitale avec cette denrée très prisée des nigériens. « C’est le meilleur moyen de lui faire comprendre de travers ce que vous voulez lui dire… », poursuit-t-il.

“Raké ba karan banza ba, kowa ya sha guda, ya koshi’’ (la canne à sucre n’est pas une vulgaire tige; Sucez un bout et vous voilà rassasié) », disent les haoussas, comme pour magnifier les fortes valeurs nutritives et énergétiques de cette plante qui est riche en vitamines C, B1, B2 et B3.

C’est aussi une mine de vertus, très efficace pour lutter  contre les crises d’acétone, les rhumes, les maux de gorge et la grippe. Certains disent même qu’elle renforce les reins, le cœur ou l’estomac, prévient le cancer de la prostate et réveille les appétits de ceux qui ont la libido en berne.

La culture de cette grande graminée tropicale herbacée, cultivée surtout pour le sucre extrait de ses tiges, est en plein essor au Niger.

Cette plante géante pouvant atteindre jusqu’à 5 mètres de hauteur (pour 5 centimètres de diamètre), gorgée de saccharose et dont la vente en morceaux sur les routes et au hasard des rues populeuses des villes et villages du Niger constitue un apport énergétique complémentaire très important.

Depuis les indépendances, les projets de création d’une usine de production de sucre n’ont de cesse de marquer l’histoire du Niger. Ce pays toujours à la recherche de l’autosuffisance alimentaire et dont les importations de sucre (entre 75 000 et 100 000 tonnes de sucre par an, selon les chiffres de l’Organisation internationale du sucre) contribue à rendre la balance commerciale déficitaire. C’est ainsi que tous les régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays en ont fait une fixation. Sans succès. La dernière tentative remonte à l’année 2012 où une entreprise chinoise a projeté l’ouverture d’une raffinerie de sucre au Niger.

Un projet qui aurait permis au pays d’ajouter de la valeur à sa production de canne brut, environ 200 000 tonnes par an, dont la quasi-totalité est consommée sur place. D’une capacité de 100 000 tonnes de sucre raffiné par an, cette usine était sensée valoriser les produits et les sous-produits de cette culture de rente, tout en créant des milliers et des milliers d’emplois.

C’est dire que ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Avec l’avènement des autorités de la 7ème  république, dans la perspective de trouver de solutions durables à la problématique de l’insécurité alimentaire sous l’impulsion de l’initiative 3N (i3N), l’un des axes majeurs du programme de renaissance, crédo et engagements forts du président de la république du Niger.

L’objectif visé est de contribuer à mettre  la population à l’abri de la faim et leur garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et l’amélioration de leurs revenus.

Un feu qui a du mal à s’éteindre puisque sous la cendre, rougeoient les initiatives. C’est ainsi que le nouvel Plan de développement économique et social (PDES), pour la période 2017 – 2021,  présenté à la conférence de Paris  en Décembre 2017 dans le cadre de la politique de revalorisation des produits agricoles du Niger, réserve une place de choix au projet de création d’un complexe sucrier à Djoundjou, dans la zone de Gaya. D’un montant de 80 milliards de francs CFA, à mobiliser dans le cadre du partenariat public privé (PPPP), ce projet de raffinage de la canne à sucre vise à accroître la capacité de production de sucre afin de répondre aux besoins nationaux et internationaux, produire de l’énergie, des engrais, des aliments bétail à partir des résidus.

  Pour matérialiser cette initiative, le gouvernement nigérien a signé avec la société chinoise BEIJING URBAN CONSTRUCTION GROUP CO, LTD (BUCG)  un accord pour la construction d’un complexe industriel de l’usine de sucre à Gaya. Aux termes de cet accord, paraphé le 27 juin 2019  par le  ministre nigérien chargé de l’industrie M. Malam Zaneidou Amirou et les responsables de la compagnie chinoise, en marge de  la 1ère édition de l’exposition économique et commerciale Chine-Afrique à Changsha, en Chine, c’est une usine d’une capacité de production  de 50.000 tonnes de sucre par an qui sera construite.

En attendant l’implantation de cette unité sucrière, les producteurs nigériens ont pris faits et causes pour cette spéculation qui, bien que d’introduction récente au Niger, est en train de révolutionner les us et coutumes et s’ériger en pilier essentiel de l’agriculture et de l’économie nigérienne.

Affectionnant particulièrement un ensoleillement important et un climat chaud, modérément humide, la canne à sucre est cultivée au Niger, notamment dans les zones de bas-fonds comme les cuvettes oasiennes du manga, les Fadama et les Korama de la région de Maradi et de Zinder, les Dallols de la région de Dosso. C’est d’ailleurs cette dernière région qui cherche aujourd’hui à se positionner comme centre phare de la plus production de canne à sucre du pays.

Ainsi, à Kizamou, Massama, Léguéré, Angoal Doka, Dioundiou, Zabori, Koutoumbou, Kawara, Bengou, Kara Kara, Samia, Zaziatou, Zombo, Fadama, Magouri et bien d’autres contrées perdues au Nord de cette partie du Niger  a la forte pluviométrie,  cette plante à rhizomes, de le même famille que le blé, le maïs…, est en train de transformer complètement les paysages et de donner l’embaume au cœur des producteurs.

Selon les spécialistes, plusieurs raisons expliquent ce succès : l’élévation du niveau de l’eau (élément physique) et les profits engendrés par cette rente (élément financier) se conjuguent pour conduire au développement accéléré de la canne à sucre. Depuis une vingtaine d’années, celui-ci se fait essentiellement au détriment du riz et du mil, qui ne répondent plus aux contraintes physiques et aux exigences de rentabilité.

Mais, cette progression ne se fait pas sans difficultés. Les problèmes ont notamment trait aux intrants et la mécanisation. La canne à sucre, comme on le sait, est grosse consommatrice d’engrais, substance ayant la faculté de stimuler la croissance des plants, qui atteignent un diamètre supérieur à ceux qui n’ont pas reçu de fertilisants. Même si, de l’avis de ce producteur « la faveur des consommateurs va vers les plants cultivés sans engrais, qui sont plus sucrés malgré leur faible taille ».

Etant une culture relativement exigeante, la canne à sucre nécessite plus de main-d’œuvre que le mil et un arrosage manuel ou mécanique lorsque l’humidité n’est pas suffisante, ou même des travaux de drainage en cas d’inondations. Ici, la mécanisation n’est pas encore rentrée dans les mœurs. Pour couronner le tout, les zones de production sont nichées dans la partie la plus enclavée de la région, d’où des difficultés d’écoulement.  Nonobstant ces contraintes, la rentabilité est fort appréciable.

Nous sommes au cœur de la saison froide. La saison de la récolte bat son plein. « Dans un champ en bordure de la route, une armée de coupeurs nagent progressivement dans le champ. Avec une précision quasi militaire, ils enserrent d’un bras un bouquet de tiges qu’ils inclinent fermement pour en dégager la base commune. Les machettes sifflent dans l’air et s’abattent au ras du sol. Les ouvriers lancent les tiges coupées sur le côté, en rangées ordonnées, puis répètent la manœuvre » a indiqué Monsieur Abdou, marchand de la canne à sucre.

« La culture de la canne est une opération qui exige beaucoup de travail. Il faut sectionner les tiges mûres en morceaux d’une longueur de l’avant-bras et planter ces boutures dans des sillons espacés d’environ un mètre… », ajouta un des planteurs convoyeurs de camion transportant la canne à sucre.

A l’entendre, il faut attendre six à huit mois pour que les cannes arrivent à maturité et pouvoir les récolter. Beaucoup de paysans ne sont pas conscients de la valeur de leurs récoltes et les bradent très souvent à l’avance à des intermédiaires ou des grossistes de Niamey qui, par l’odeur alléchée, écument la région. Malgré tout l’activité est florissante et permet de nourrir la chaîne d’acteurs agrippés le long de la filière d’une source d'économie circulaire, traversant plusieurs secteurs d'activités, et représentant des milliers d’emplois directs et indirects. (Voir article Marché de la canne à sucre).

De plus, avec la canne à sucre, les activités sont souvent complémentaires car elle fournit des produits et sous-produits utiles aux autres productions végétales ou animales. La paille sert non seulement de litière et d'aliments pour le bétail mais également comme protection des sols, les écumes les cendres de bagasse entrent dans la composition d’amendements ou de compost, la mélasse est utilisée comme complément alimentaire pour le bétail, les champs de canne recyclent et valorisent de grandes quantités d’effluents d’élevage produits localement.

Enfin, selon les résultats d’une étude parue dans la revue Nature Climate Change, la canne à sucre aurait tendance à lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, la canne à sucre serait même triplement verte, primo en servant de biocarburant pour les automobiles, secundo, en refroidissant la température autour des champs et tertio, en fixant la terre et en luttant contre les érosions !

Bref, la canne à sucre fourmille ainsi de multiples ressources insoupçonnées. Malgré l’absence de véritables industries sucrières ou de transformation de produits dérivés, la filière a de beaux jours devant elle au Niger.

Le principal enjeu reste l’épineuse question foncière. Dans un pays aux trois quarts désertiques, où l’agriculture n’est possible que sur une mince couche de terres utiles au sud du pays, et où la démographie est galopante, défricher de larges superficies restent une gageure. Or, la canne à sucre nécessite toutefois des espaces de culture conséquents, sur des terres aujourd’hui âprement disputées par les hommes ou leurs animaux. Mais, une chose est sûre : la canne à sucre reste un trésor vert qui est loin d’avoir livré tous ses secrets !

Alhadji Amadou Abdou

 Le fonds monétaire international (FMI) s’engage à injecter la bagatelle somme d’environ 278,5 millions de dollars, soit 139.250.000.000 de francs CFA au Niger dans le cadre d’un programme étalé sur trois ans, rapporte un communiqué du FMI.

 « Les autorités nigériennes et l'équipe du FMI sont parvenues à un accord au niveau des services du FMI sur les politiques et réformes économiques et structurelles qui serviront de base pour un nouvel accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), avec un accès à 197,4 millions de DTS (équivalent à environ 278,5 millions de dollars ou 150 % de la quote part) », a déclaré M. Ari Aisen du FMI dans un communiqué dont copie est parvenu à afriqueperspectives.com. Cette levée de fonds fait suite à une série de réunions que les deux parties ont eue.

En effet, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Ari Aisen a tenu des réunions virtuelles du 25 octobre au 1er  novembre 2021 afin de finaliser et conclure les discussions sur le soutien financier du FMI via une facilité élargie de crédit à l'appui du programme de réforme économique des autorités, rapporte le communiqué.

Le financement du FMI, explique le texte, permettrait de catalyser le soutien supplémentaire des donateurs. L'accord des services du FMI est soumis à l'approbation de la direction et du Conseil d'administration du FMI. Ce dernier tiendra sa réunion en décembre, selon toujours le communiqué.

Selon le FMI, les perspectives économiques pour 2021 et à moyen terme restent favorables pour le Niger, dont « la croissance du PIB réel devrait rebondir à 5,6 en 2021 alors que son économie se remet de la pandémie de COVID-19 ».

« La croissance devrait s'accélérer en 2022 et atteindre des niveaux à deux chiffres en 2023, stimulée par l'opérationnalisation du nouvel oléoduc vers le Bénin », augure le FMI.

L’institution financière pronostique également sur le compte courant extérieur qui devrait, selon elle, « se détériorer à court terme en raison de la mise en œuvre de projets à grande échelle avec un contenu élevé de biens d'équipement et de biens intermédiaires importés, avant de s'améliorer sensiblement avec les exportations de pétrole à partir de 2023. Bien que contenues, les pressions inflationnistes devraient persister en 2021, principalement sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires due aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées au COVID 19, avant de s'atténuer au cours des dernières années. La situation budgétaire, déjà sous tension en 2020, devrait encore se détériorer en 2021 face aux importants besoins liés à la sécurité et au développement ».

Toutefois, relativise le FMI « les efforts d'assainissement et l'arrivée des recettes pétrolières devraient permettre de ramener le déficit à l'objectif régional de 3 % du PIB à moyen terme ».

Selon M. Aisen, le nouvel arrangement de la FEC vise à renforcer la stabilité macroéconomique en relevant les principaux défis budgétaires en termes de mobilisation des recettes intérieures, d'efficacité et de transparence des dépenses, et de gestion des ressources naturelles tout en jetant les bases d'une croissance plus forte, inclusive et tirée par le secteur privé.

« En ce qui concerne les recettes, le programme devrait élargir l'assiette des recettes non pétrolières, réduire l'informalité en améliorant la politique fiscale et l'environnement des affaires, faire progresser les réformes de l'administration fiscale, améliorer la gestion des arriérés d'impôts pour faciliter la planification de la trésorerie, et rationaliser et gérer les exonérations afin d'utiliser au mieux des ressources fiscales limitées. En ce qui concerne la mobilisation des recettes provenant des ressources naturelles, le programme soutiendra la gestion transparente et efficace des recettes pétrolières afin de garantir que l'augmentation prévue des exportations de pétrole se traduise par une augmentation proportionnelle des recettes fis cales », précise-t-il.

« Quant aux dépenses, le programme prévu vise à améliorer la gestion des finances publiques afin d'accroître l'efficacité et la transparence des dépenses par le biais de réformes visant à soutenir une budgétisation à moyen terme plus rigoureuse, à renforcer les réformes liées à la transparence, à améliorer la planification et la sélection des projets d'investissement, et à renforcer la gestion des liquidités et de la dette avec la création d'un compte unique du Trésor. En outre, l'intensification des efforts visant à améliorer le capital humain et la gouvernance, la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence et de la responsabilité sont des piliers essentiels pour la gestion efficace des finances publiques, la fourniture de biens publics et l'amélioration de l'environnement des affaires et sont bien alignés sur les engagements du gouvernement », a ajouté  M. Ari Aisen.

Mahamane Manzo

 Ils sont jeunes, sont souvent partis de rien, ont parfois (déjà) connus plusieurs échecs avant de connaitre un succès. Et pourtant, ils ont réussis à créer des startups en plein développement créant des emplois et des perspectives dans leur pays d’origine.

Depuis fort longtemps, les bouchers de par les différentes régions du Niger excellent dans la production de la viande boucanée, communément appelée Kilichi. Une activité génératrice de revenus, qui participent au développement économique du pays.

En effet, SADI (Société Africaine de Développement Industriel) s’est également spécialisée dans la production de cette viande boucanée, dans les meilleures conditions de qualité et d’hygiène de cet aliment générant ainsi des emplois et des perspectives dans le pays.

C’est ainsi, que SADI a mis en place progressivement une unité moderne et semi industrielle de production de Kilichi en 2019 grâce à la volonté farouche du PDG et son apport personnel. Une production pilote de Kilichi à des fins d’analyses microbiologiques au LANSPEX (Laboratoire d’Analyse des Produits et d’Expertise) a été initiée au courant de la même année. Résultat, le Kilichi by SADI produit dans de bonnes conditions d'hygiène et de salubrité est exempt de tout germe et de tout problème de santé.

 Cette unité a impulsé une véritable révolution et une innovation dans ce secteur. A l’heure actuelle, au niveau de l’unité de fabrication de Kilichi, c’est 100 kilogrammes de filet de bœuf qui sont exploités chaque jour. Son ambition est de contribuer à la création d'emplois et participer à l'exportation des produits issus de cette activité.

Chaque jour, c’est des dizaines de bœuf, élevées dans les meilleures conditions, qui vont à l’abattoir. De là, s’en suit tout un processus de préparation du kilichi. Le filet de bœuf est recueilli par des bouchers expérimentés qui procèdent par la suite aux opérations de séchage et d’enrobage de la viande avec les assaisonnements du terroir (oignon de Galmi, pate d’arachide, ail d’Agadez, poivre, piment, etc…) dans les conditions d’hygiène appropriées jusqu’à l’emballage dans des paquets hermétiques et biodégradables.

Kilichi by SADI, c’est du 100% bio à base de filet de bœuf aux goûts : nature salé, pimenté et Gingembre épicé disponible dans des paquets de 50g et 250g. Opérationnel depuis le 12 décembre 2019, le showroom ‘’Kilichi by SADI’’ reçoit une clientèle variée et offre ses différents produits à une vingtaine de sociétés nationales et internationales de la place. Avec l’unité de production du Kilichi, le Kilichi by SADI compte aujourd’hui une trentaine d’emplois directs.

On parle souvent du Niger pour ses paysages sahéliens majestueux, son rôle dans la lutte contre le terrorisme et ses ressources en uranium mais rarement de ses spécificités culinaires. Et pourtant, la cuisine nigérienne est aussi riche que sa diversité culturelle. Ainsi, Kilichi by SADI se veut être un met connu hors du Niger en exportant dans tous les coins du monde. Il est aujourd’hui exporté dans plusieurs pays de la sous-région mais aussi en France, Italie et aux États-Unis et fait la fierté de la nation tout entière.

Chafaatou Saley

Au Niger, la coalition des partis d’opposition   soutenant le candidat déclaré vaincu par la Cour constitutionnelle à la présidentielle de février 2021 ne s’avoue pas vaincue.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 22 Octobre l’alliance composée de la coalition  CAP20-21, l’ACC et le FRC affirme  qu’elle « n’a pas renoncé  à sa victoire  à l’issue de l’élection  présidentielle du 21 février dernier ».

A travers cette sortie médiatique les opposant au régime de Niamey  viennent rappeler leur rejet des résultats officiels des élections présidentielles dont le second tour a opposé  le candidat du PNDS Tarayya Mohamed Bazoum et leur candidat également porte-flambeau du RDR Tchandji Mahamane Ousmane.

Cette contestation, rappelle-t-on, est intervenue et entretenue depuis l’annonce des résultats par la Cour constitutionnelle.

Et étant donné que les avis de cette juridiction (la plus haute en matière électorale et constitutionnelle) sont irrévocables au regard de la loi nigérienne,  Mahamane Ousmane décide de faire recours auprès de la Cour de justice de la CEDEAO, dont le Niger est membre.

A travers sa saisine,  Mahamane  Ousmane demande à la Cour de justice communautaire, entre autres, « de constater et sanctionner  les manquements  relatifs  à la violation  des droits  de l’homme  et à la discrimination  dans le processus  électoral et en tirer  toutes  les conséquences  de droit ».

En effet, le candidat Mahamane Ousmane estime qu’il est le vainqueur de cette compétition électorale,  avec un score de « 50,30% », et que sa ‘’victoire’’ a lui été spoliée  au profit de son challenger Mohamed Bazoum, investi Président de la République le 2 Avril 2021.

 Le procès entre l’ancien Président de la République et l’Etat du Niger devant la Cour de justice de la CEDEAO s’ouvre le lundi 25 Octobre 2021 à Abidjan en Côte d’Ivoire, a annoncé Abdoul Kadri Omar Alpha, membre de la coalition en donnant lecture de la déclaration. Et l’opposition politique nigérienne se dit confiante quant à la tenue de ce procès.

« Il est vrai que  nous  nourrissons un espoir légitime  quant à l’issue  de ces procès  parce que  convaincue  que le droit sera dit », a déclaré M. Omar Alpha.

« Nous voulons  placer  la communauté  internationales, nos institutions  communautaires  et particulièrement  notre  juridiction  communautaire  devant leur responsabilité historique : la justice  pour les peuples  ou la connivence avec les chefs », a-t-il déclaré au paravent.

Mahamane Manzo

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