jeudi 27 janvier 2022

L’office central de répression  de trafic  illicite  des stupéfiants (OCTRIS, gouvernemental) du Niger a saisi, entre 2015 et le 3 janvier 2022, un cumul de drogue, dont la valeur marchande est estimée à 93.643.473.997  francs CFA.

C’est le Ministre de l’élevage, porte-parole de Gouvernement Tidjani  Abdoul Kadri qui a donné l’information, ce  lundi 10 janvier 2022, à Niamey, alors  qu’il Co-animait une conférence de presse avec son homologue de l'intérieur et de la décentralisation Hamadou Souley.

De 2015 à la date de 3 janvier 2022, le Niger a réalisé une saisie de 32 tonnes et 336,538 Kg d’herbe de cannabis ; 21 tonnes et  466,986 Kg de résine de cannabis et 16.212.035 comprimés de Diazépam.

Durant la même période, OCTRIS a aussi saisi  50.972.651 comprimés de Tramadol; 228, 185 Kg de cocaïnes ;  121.038 comprimés d’Amphétamine ; 8, 098 Kg  de Métamphétamine ;  2, 211 Kg de Crack ; 1.353 comprimés d’Ephédrine et  481,75 grammes d’héroïne. Selon la même source, 16.046 personnes, dont 15.709 hommes et  337 femmes, ont été interpellées durant la même période.  

Durant cette sortie médiatique, le ministre Tidjani Abdoulkadri a indiqué que le trafic de drogue génère énormément d'argent aux trafiquants, avant d’ajouter qu’il « constitue la base architecturale du terrorisme, de blanchement d'argent et d'autres formes de criminalités transnationales ».

Il a pour la circonstance rappelé les « efforts inlassables déployés » par les pouvoirs publics pour lutter contre le trafic illicite de la drogue et d'autres substances psychotropes au Niger.

Au regard de la gravité et de conséquence du trafic et contrairement aux allégations faisant état de l'absence des poursuites judiciaires, le ministre de l'élevage porte-parole du gouvernement a apporté quelques précisions. Ainsi de 2015 à 3 janvier 2022, 34 dossiers traitant du trafic de stupéfiants ont été transmis à la justice, alors que  10 ont été déjà jugés et 24 autres sont en instructions.

Mahamane Manzo

29 ONG et associations arabophones opérant au Niger ont fait don de  20 tonnes de riz, d’une valeur de 8 millions de FCFA au dispositif national de prévention et gestion des crises alimentaires (DNPGCCA).

Cette donation des structures membres du collectif CAONA rentre dans le cadre du ‘’Plan d’urgences alimentaires (Novembre 2021-Mars 2022)’’ élaboré par les autorités du pays en vue  de combler le déficit céréalier de la campagne agro-sylvo-pastorale 2021.

C’est le ministre de l’Aménagement du territoire et du développement communautaire, M. Maman Ibrahim Mahaman qui a réceptionné l’aide alimentaire, ce mercredi 5 janvier 2022, en présence du secrétaire permanent dudit dispositif et du directeur général de l’office des produits vivriers du Niger (OPVN).

Selon le ministre responsable du développement communautaire dans le gouvernement nigérien, cette donation vient à point nommé  car le pays enregistre  «un déficit céréalier de plus de 1,9 million de tonnes, puis un autre déficit de plus de 15 millions de tonnes de matières sèches (…)  cette année».

Il a par ailleurs souligné que ce sont environ 10 millions de personnes qui en souffrent, dont 2,5 millions de personnes actuellement en situation de crise sévère.

Pour faire face à cette situation confortable, explique le ministre Maman Ibrahim Mahaman, «le gouvernement est déjà en train de mobiliser des fonds propres d’abord. Il est en train de faire beaucoup d’acquisitions pour pouvoir répondre à cette crise. Et naturellement, les partenaires du Niger sont sollicités».

Les organisations membres du collectif CAONA ont rassuré que ce geste, elles l’ont fait sur fonds propres, tout en misant sur d’éventuelles réponses de la part de leurs bailleurs dans un futur proche à la faveur du Plan d’Urgences Alimentaires du Niger.

Mahamane Manzo

« Ayant bénéficié du paiement de tous les montants compromis établis à la suite du rapport d’audit final et de l’enquête préliminaire pour lesquels l’Etat s’était constitué partie civile, il va de soi que l’Agence judiciaire de l’Etat en informât le Doyen des Juges d’instruction qui, de par les règles procédurales, se devait d’en donner acte par une décision motivée. D’où l’ordonnance aux fins de donner acte objet de diverses interprétations ».

 Cette déclaration a été faite, ce jeudi 4 janvier,  par le directeur général de l’agence judiciaire de l’Etat (AJE) M. Omar Ibrahim alors qu’il animait un point de presse à Niamey.

Pour mémoire, l’affaire de détournement au MDN’’ est issu d’un audit en date du 23 septembre 2019 des marchés publics au Ministère de la Défense Nationale conduit par l’inspection Générale des Armées et de la Gendarmerie sur instruction du Président de la République suite à plusieurs notes d’information faisant état de mauvaises pratiques en matière de passation de marché au MDN.

Le rapport provisoire issu de l’audit, déposé en février 2020 a fait état de 48.000.000.000 FCFA de surfacturation et 28.000.000.000 FCFA de matériel non encore livré alors que le délai contractuel est épuisé, a rappelé M. Omar Ibrahim.

« Malencontreusement ce rapport provisoire a fait l’objet d’une fuite avant toute contradiction par les personnes et établissements mis en cause et c’est la somme de ces deux montants qui constitue le chiffre de soixante-seize milliards (76.000.000.000) FCFA qui est considéré par les médias comme un détournement au Ministère de la défense », a expliqué le responsable judiciaire, avant d’ajouter que « C’est donc sur la base du rapport provisoire que toutes les spéculations et commentaires sur ce dossier, faisant état d’un détournement de soixante-seize milliards FCFA, ont été effectués ».

Chemin faisant, selon Omar Ibrahim,  conformément au principe du contradictoire, les personnes et établissements mis en cause ont apporté des documents et autres informations complémentaires qui ont permis de réduire significativement les montants mis en cause.

« Ainsi pour ce qui concerne le matériel non livré, les investigations ont permis de ramener le montant en cause à 23 milliards. Sur ce montant l’essentiel du matériel non livré a été, entretemps, réceptionné ou annoncé en cours de route avec l’engagement des fournisseurs de livrer au plus tard fin avril 2020, le retard étant dû en partie à la fermeture des aéroports et frontière du fait de la Covid-19 », a-t-il déclaré.

Ensuite, le directeur général de l’AJE a indiqué qu’aux « termes des contradictions apportées et des preuves fournies, un rapport final a été déposé le 3 avril 2020 ; rapport duquel il résulte que sur la somme de vingt-huit milliards (28.000.000.000) FCFA ramenée à vingt-trois milliards (23.000.000.000) en vérité ».

 « 19.000.000.000 FCFA de commandes de matériels précédemment considérés comme non livrés ont soit fait l’objet de livraison entre février et mars 2020 ou d’un engagement écrit et notarié des fournisseurs à livrer au plus tard fin avril 2020 l es quatre milliards (4.000.000.000) FCFA restants relèvent des commandes passées à des sociétés étrangères », a-t-il, par la suite, affirmé.

Relativement à la surfacturation, a-t-il poursuivi, « les informations et documents produits par les fournisseurs ont conduit les auditeurs à ramener leur estimation à 16,4 milliards FCFA en lieu et place des quarante-huit milliards (48.000.000.000) FCFA annoncés dans le rapport provisoire ».

Selon les explications de M. Omar Ibrahim « sur instruction du Président de la République le rapport final a été transmis au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey dès avril 2020 pour enquête. Le Procureur de la République a saisi la Police Judiciaire pour enquête préliminaire et, après audition des fournisseurs concernés, les investigations ont fait ressortir que la surfacturation n’est fondée que pour un nombre limité de fournisseurs du MDN contre lesquels l’Etat peut valablement réclamer le paiement d’un montant estimé à 12,1 milliards de FCFA ».

En effet, a-t-il fait savoir « un montant de 4,3 milliards FCFA relatifs aux véhicules Toyota Pick Up a été considéré comme non fondé au vu des arguments avancés par les différents fournisseurs notamment les modifications imposées, les frais d’approche et les agios bancaires liés au retard de paiement et à la titrisation. De ce fait le prix uniforme moyen de trente-trois millions (33.000.000) FCFA par véhicule Toyota Pick Up a été considéré comme étant non surfacturé pour ces raisons ».

L’AJEsouligne-t-on, a pour mission, entre autres, la prise en charge et le règlement des affaires contentieuses dans lesquelles l’Etat est partie devant les instances judiciaires nationales ou internationales.

C’est pourquoi, a indiqué Omar Ibrahim,dans le cadre de ce dossier l’Agence Judiciaire de l’Etat (AJE) s’est constituée partie civile au nom de l’Etat devant le magistrat instructeur en charge de ce dossier pour le recouvrement de toute somme due en faveur de l’Etat.

« Conformément à ses attributions dont celles de pouvoir transiger avant, pendant ou après le procès et à chaque fois que les intérêts de l’Etat le commandent, les fournisseurs incriminés et l’AJE ont convenu du règlement intégral à l’Etat des sommes en cause soit par paiement au comptant pour les fournisseurs déjà payés soit par retenues sur les avis de règlement les concernant au niveau du Trésor » a fait savoir le patron de l’institution judiciaire.

Il a aussi indiqué qu’après le recouvrement de tous les montants compromis le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey  a établi une ordonnance aux fins de donner acte dans le dossier dit « Ministère de la Défense nationale » (MDN), le 22 décembre 2021 par circule sur les réseaux sociaux et donne lieu à des commentaires tendancieux.

« L’ordonnance aux fins de donner acte n’est pas un jugement et ne peut aucunement en tenir lieu », a-t-expliqué.

En effet, a averti la même source,  l’action judiciaire engagée dans le cadre du dossier MDN poursuit son cours pour l’aboutissement de son volet « action publique » visant à sanctionner les infractions établies contre les personnes impliquées».   

De son point de vue, l’audit  demandé par le Président de la République au sein du ministère de la défense nationale, Omar Ibrahim a soutenu que « C’est une innovation en matière de transparence et de redevabilité dans le domaine, qui doit être saluée, car la gestion des affaires militaires a toujours été entourée de secret et n’a jamais fait l’objet d’un audit ».

Mahamane Manzo

L’Association pour la Prédilection, l’Education et l’Enseignement de l’islam au Niger  Ihya’ous Sunnah a tenu son 5ème  Congrès statutaire ordinaire, le samedi 2 janvier 2022, dans la ville de Zinder.

Avec comme thème central : ‘’la contribution des intellectuels musulmans issus des Universités islamiques  dans la propagation de la Sunnah du Prophète Mohamed (SAW) au Niger’’, l’ouverture de la rencontre a été placée sous l’autorité du Gouverneur de la Région de Zinder, M. Laouali Amadou Madougou.

Dans une intervention faite à l’occasion, le chef de l’Exécutif régional a  salué la qualité des participants venus des huit régions du pays, avant d’exhorter les participants à organiser des prêches à l’endroit des populations autour des thèmes liés aux grandes valeurs de la culture islamique et de la paix sociale.

C assises devaient ont permis aux participants de mettre en place les  nouveaux organes dirigeants de l’Association pour les cinq prochaines années, asseoir un Plan d’Actions et établir une évaluation exhaustive des activités menées au cours des cinq dernières années.

Mahamane Manzo

La 42ème édition du ‘’Sabre national’’, ouverte le  vendredi 24 décembre dernier, a  pris fin ce dimanche 2 janvier 2021 à Niamey,  avec le sacre du lutteur Issaka Issaka de Dosso lors de la finale qui l’a opposé à Aibo Hassan de Maradi.

Le combat final, qui s’est joué à l’arène des jeux traditionnels de Niamey et qui a duré 29 minutes et 04 secondes, a été l’un des affrontements les plus spectaculaires de la compétition, car les deux (2) finalistes sont tous de haut niveau.

Plus tard dans la matinée, lors des demi-finales, le finaliste perdant  Aibo Hassan de Maradi avait terrassé Ousmane Hassan de Tillabéri, alors que le champion Issaka issaka, de son vrai nom Kadri Abdou, avait lui mis à terre le jeune prodige de Tahoua, Zakirou Zakari.

Cette finale de la compétition sportive la plus suivies des nigériens a  enregistré la présence du Président de la République Mohamed Bazoum, celle du numéro 1 de l’Assemblée Nationale Seyni Oumarou et le Chef du Gouvernement Premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou.

Cette victoire en finale d’Issaka Issaka est la 4ème de son palmarès. Il a eu son premier sacre en 2015 à Agadez, puis en 2016 à Dosso et en 2018 à Tillabéri.

Pour cette 42ème édition, le champion national  a reçu des mains du Président Bazoum le trophée qui est un sabre argenté, plus un cheval harnaché, une enveloppe de 10.000.000F CFA. Son adversaire Aibo Hassan a, quant lui, eu 5.000.000FCA.

Mahamane Manzo

La firme nigérienne de la Banque Internationale pour l’Afrique (BIA) s’engage à financer les travaux de construction d’un bloc opératoire au sein de la maternité Issaka Gazobi  de Niamey.

 D’une valeur de 25.000.000 FCFA, ce don de l’institution bancaire vise à améliorer la qualité de prise en charge des patients.

Une signature de partenariat sur le projet de construction est intervenue, le vendredi 31 décembre 2021, à Niamey, entre la directrice générale de la BIA-Niger Mme Nana Aissa Ango et le directeur général de la Maternité Issaka Gazobi, Pr Madi Nayama.

 Ce bloc, note-t-on, est composée notamment de deux salles d’opération, une salle de réveil, une salle de linge propre, une salle de stérilisation du matériel et des linges ainsi  que des bureaux.

Selon les responsables de la maternité, ces équipements permettront d’améliorer la prise en charge des patientes, des nouveau-nés, mais aussi les conditions de travail du personnel.

Il est aussi mentionné une amélioration du pronostic maternel et périnatal, la réduction drastique la souffrance des patientes en attente d’une opération programmée ou d’urgence. Selon la même source, l’infrastructure devrait aussi motiver davantage le personnel en diversifiant les techniques opératoires, et de mieux enseigner la santé de la reproduction.

 «Ce précieux appui au secteur de la santé qui cadre avec les priorités pour le gouvernement est la parfaite illustration des bonnes relations qui existent, si heureusement entre la BIA et le Ministère de la Santé publique, de la Population et des Affaires sociales», a commenté, lors de la signature, le ministre de la Santé publique Dr Idi Illiassou Mainassara.

C’est «conscient du caractère combien important de sa mission que BIA Niger a décidé d’apporter sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des femmes en finalisant la construction du 2ème bloc opératoire de la Maternité Issaka Gazobi qui est le centre de référence en matière de maternité au Niger», a indiqué, pour sa part, la directrice générale de la BIA Mme Nana Aissa Ango.

 Mahamane Manzo

Le du 1er  janvier 2022, le Ghana commencera  son mandat au Conseil de Sécurité de l’ONU en qualité de membre non permanent, et ce, jusqu’au 31 décembre 2023.

Le pays a été élu à ce poste lors de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU tenue le 11 juin 2021, au siège de l’organisation internationale à  juin New York, au même titre que le Brésil, le Gabon, le Ghana, l'Albanie et les Émirats arabes unis.

Sur les 193 membres des Nations unies appelés à voter, c’est le pays  de Kwamé Nkruma et Nana Akufo-Addo qui a eu le plus grand nombre de votants. En effet, le Ghana  a obtenu 185 voix, alors que le Gabon a eu 183 voix, le Brésil 181 voix, les Émirats arabes unis 179 voix et l'Albanie 175 voix.

 Le Ghana viendra ainsi, en début de l’an 2022, remplacer le Niger à ce prestigieux et influent poste de responsabilité mondiale.

De façon générale, les cinq pays remplacent l'Estonie, le Niger, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Vietnam et la Tunisie dont le mandat expire le 31 décembre 2021.

Que compte faire le Ghana durant ce mandat ?

Selon son agenda, dès sa prise de fonction, le pays du Président Nana Akufo-Addo apportera ses perspectives, son influence et ses expériences  dans le développement  durable, la paix  et la sécurité  et la  promotion  des droits de l’homme dans l’avancement  des travaux  du Conseil  de Sécurité des Nations Unies  en l’occurrence à un moment  où l’ONU mobilise tous les Etats à combattre la pandémie de Covid-19.

 Le Ghana se propose d’apporter une contribution efficace  pour faire  face aux  implications sécuritaires  des pandémies et à défendre  les approches multilatérales à la lutte contre la pandémie  de COVID-19 et à la récupération  et la reconstruction.

Le Ghana  se donne également pour mission de  continuer à plaider  en faveur  de la mise en œuvre  des actions  recommandées par le panel indépendant  de haut niveau  sur les opérations de paix, telles que planifier  avec un focus  sur la primauté  de la politique, la  mise en  en place  d’une force  appropriée,  la sécurité  renforcée ; des efforts  renforcés  pour  combattre  l’exploitation  et l’abus sexuel, l’élaboration  continuelle des standards  de performances et la réforme globale de la politique de l’ONU.

 Sur la base  des expériences  acquises pendant  ses présidences  actuelle et précédente  de la CEDEAO  en tant  que membre actif de l’Union Africaine, le Ghana  a l’intention  d’encourager  le renforcement  des partenariats  entre  les Nations Unies et les  organisations régionales  et sous régionales  telles que  l’Union Africaine  et la CEDEAO en matière de prévention, d’opérations  de  paix  et les missions  politiques  spéciales.

Le Ghana  compte utiliser son siège  au sein du Conseil de Sécurité  pour lutter  contre les  conflits  causés  par les facteurs  environnementaux, tels que  la dégradation  des terres,  la désertification, la sècheresse et le changement climatique.

 Notons que c’est la 4ème fois que le Ghana que le Ghana siège au Conseil de Sécurité des Nations unies depuis son adhésion le 08 mars 1957. La première fois, c’était pour le mandat 1962-1963.

Le Ghana  a fait  son retour  au sein  du Conseil  de Sécurité  deux décennies après  pour le  mandat 1986-1987, et  pour  la troisième  fois de  2006 à 2007.

Les références  démocratiques  du Ghana , sa maturité  politique et la liberté pensées, son  respect  de l’Etat  de droit et droit de l’homme, son plaidoyer  en faveur  du  droit international, ses succès  socioéconomiques et ses expériences  antérieures  en tant que  membre non permanant   du Conseil de Sécurité témoigne de sa disponibilité  à jouer  un rôle  actif  ainsi qu’à  contribuer  pleinement  aux travaux  du Conseil de Sécurité.

La  contribution  du Ghana  au maintien de la paix et de la sécurité  aux niveaux  régional et mondial

L’engagement  du Ghana  pour la  promotion  de la paix  et la sécurité  internationales est démontré  par sa contribution  continue  aux opérations  de maintien  de la paix  des Nations Unies,  à commencer   par le Congo  dans les années 1960  à ce jour.

 Actuellement, le Ghana est classé 10ème plus grand pays  contributeurs de troupes   à l’ONU  et son personnel de sécurité bénéficie d’un grand  respect  pour son  professionnalisme.

La présence du Ghana à l’ONU est renforcée  par les nombreux  citoyens ghanéens  qui servent avec  distinction  dans les structures  mondiale depuis les années 1960, comme  en témoigne  la nomination  de Monsieur Kofi Annan en 1997 au poste de secrétaire Général  des actions Unies

La présidence actuelle et celle précédente  de la CEDEAO  et son dévouement  pendant les périodes de ces fonctions  ont mis  en exergue  l’engagement  des pays  pour la paix, la stabilité  et le progrès  socioéconomique du Ghana  en matière  de médiation  et de diplomatie  préventive ont conduit à l’apaisement  des tensions  électorales  en Côte d’Ivoire  et au  Mali  aussi bien qu’à la mise en place d’u Gouvernement de transition  au Mali.

 Mahamane Manzo

 

Afrique Perspectives - Bonjour M. Jonathan Magnusen. Vous avez pris  fonctions à Niamey en tant qu'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Ghana au Niger, en mars 2020. Comment se porte aujourd'hui la coopération bilatérale entre le Niger et le Ghana ?

M. Jonathan Magnusen- La coopération entre les peuples des deux pays a un caractère historique, remontant à près de cent ans avec la migration vers le sud de grandes communautés de personnes d'origine zarma et haoussa de ce qui est aujourd'hui le Niger. Actuellement, l'une des plus grandes communautés de personnes d'origine nigérienne de la diaspora se trouve au Ghana. Le Niger a également accueilli des centaines de milliers de Ghanéens, dont certains sont restés au Niger et se sont intégrés, et beaucoup d’autres ont continué vers l'Europe et ailleurs en traversant le désert. Les catalyseurs de la coopération entre nos deux peuples se sont concentrés sur les tendances migratoires, le commerce, l'agriculture et les activités artisanales. La coopération bilatérale formelle existe depuis que les deux pays ont obtenu leur indépendance de leurs maîtres coloniaux et a été considérablement stimulée par la transformation du consulat du Ghana à Niamey en une ambassade à part entière et mon arrivée en tant que premier ambassadeur résident du Ghana au Niger en mars 2020. Malgré les difficultés imposées par le confinement COVID peu après mon arrivée, notre coopération bilatérale a connu une amélioration significative au cours d’un an et demie. Les relations bilatérales au niveau officiel restent fortes et croissantes, résultant en trois visites du Président du Ghana au Niger au cours des deux dernières années, et au moins quatre visites du Président du Niger au Ghana au cours de la même période. Il y a eu également de nombreux échanges de visites de ministres et d'autres hauts fonctionnaires des deux pays au cours de la période. Dans l'ensemble, je suis très satisfait de l'état actuel de la coopération bilatérale entre les deux pays et j'espère une coopération encore plus étroite à l'avenir.

Afrique Perspectives- Quels sont les domaines prioritaires de cette coopération ?

M. Jonathan Magnusen- Les domaines initiaux de coopération contenus dans l'Accord général de coopération signé entre les deux pays en juin 2018 sont les suivants : Commerce, Agriculture, Industrie, Mines, Education et recherche scientifique, Culture et arts créatifs, Santé, Protection de l'environnement, Tourisme , Promotion des petites et moyennes entreprises et artefacts, Jeunesse et sports, Urbanisation et logement, Transports, Technologies de l'information et de la communication, Énergie, Finances et investissement, Développement des infrastructures, et Défense et sécurité. Cependant, les deux pays continuent de travailler ensemble dans les domaines les plus critiques qui nécessitent une action prioritaire, notamment la facilitation du transport routier entre les deux pays pour promouvoir la libre circulation des biens et des personnes, l'utilisation d'installations de haute qualité et les incitations fournies dans les ports maritimes du Ghana,  la facilitations des importations et les exportations nigériennes, la promotion du commerce et des investissements entre les deux pays, et la facilitation des échanges éducatifs notamment pour les études scientifiques et technologiques, et l'étude des langues française et anglaise par les étudiants des deux pays.

Afrique Perspectives- Quelles sont les réalisations majeures faites dans le cadre de la coopération bilatérale entre Accra et Niamey à ce jour ?

M. Jonathan Magnusen- Les deux pays continuent de coopérer à plusieurs niveaux, notamment sur le politique, commercial et celui des investissements. J'ai déjà fait référence tout à l'heure à une étroite collaboration entre les dirigeants des deux pays au niveau politique. En effet, permettez-moi de mentionner que c'est en partie une démonstration de cette coopération que le Président Akufo-Addo a succédé au président Mahamadou Issoufou du Niger en tant que Président de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO. Fait intéressant, le Ghana succède à nouveau au Niger le 1er  janvier 2022 en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Sur le plan économique, les efforts visant à augmenter le volume des échanges commerciaux entre les deux pays ont été compromis par l'impact de la pandémie de COVID et la fermeture subséquente des frontières dans la sous-région. Il faut cependant mentionner le rôle important de l'ancien président Issoufou en tant que champion de l'Union africaine de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAFa) qui a permis le choix d'Accra, la capitale ghanéenne pour abriter le siège de la ZLECAFa, et la réalisation éventuelle du vieux rêve de la ZLECAFa. C'est pour cette raison que le buste du président Issoufou décore désormais l'entrée du complexe de bureaux de la ZLECAf à Accra, et il a été honoré le 16 juillet 2021 lors d'une impressionnante cérémonie à Accra en présence de lui-même et de six autres présidents africains, dont Son Excellence le président Mohamed Bazoum.

Afrique Perspectives- Le Président du Ghana M. Nana Akufo-Addo est le Président de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Quels sont les grands résultats que l'on peut retenir de sa présidence ?

M. Jonathan Magnusen- Dans son discours d'acceptation suite à son élection à la présidence de la CEDEAO à Niamey, le 8 septembre 2020, le président Nana Akufo-Addo a énoncé les cinq principaux défis auxquels la CEDEAO est confronté à savoir, selon lui :

a) la nécessité de lutter contre les activités terroristes dans notre région, qui se sont concentrée, pour l'instant, dans la zone sahélienne, impliquant le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le nord du Nigeria. En effet, ces groupes terroristes sont déterminés à étendre leurs activités vers le sud vers les États côtiers de la Communauté, et à perturber la stabilité politique de la sous-région, comme cela s'est produit récemment au Mali.

b. lutter contre la pandémie de COVID-19, qui a attaqué les populations et les économies de chacun de nos États. Cette lutte nécessitant une coopération et une action commune de la CEDEAO, notamment en apportant un soutien maximal au Champion COVID-19 de la CEDEAO, Son Excellence Muhamadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigéria.

c. Troisièmement, compte tenu de l'entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine le 1er  janvier 2021, dont le secrétariat est situé dans la capitale du Ghana, Accra, les économies de la CEDEAO devraient être prêtes à tirer pleinement parti des grandes opportunités et à fournir le leadership qui permettra à la ZLECAf de réussir.

d. Quatrièmement, le besoin urgent de donner suite à la décision de 2020 sur l'union monétaire au sein de la CEDEAO. Les Etats membres de la CEDEAO doivent prendre une décision capitale sur cette question, notamment à la lumière de la démarche courageuse des nations de la Communauté UEMOA de rompre leurs liens de longue date avec la Banque de France.

e. Cinquièmement, la consolidation de la gouvernance démocratique dans les conditions turbulentes de la Communauté. Nous devons respecter nos textes constitutifs, tout en reconnaissant les conditions nationales de chacun de nos États. C'est l'orientation qui nous permettra de favoriser une résolution satisfaisante de la crise au Mali et récemment en Guinée.

Le président Akufo-Addo s'est engagé, dès son entrée en fonction, sur les cinq questions dans des circonstances difficiles causées par la détérioration de la sécurité dans la région du Sahel, les effets néfastes du COVID sur les économies de la sous-région et la situation politique au Mali et en Guinée. Il a récemment été mandaté par les chefs d'État de la CEDEAO pour continuer à exercer ses fonctions au-delà de son mandat initial d'un an, et on s'attend à ce que des progrès significatifs soient accomplis pour relever les cinq défis qu'il a décrits, au cours de son mandat en tant que président de l'Autorité suprême de la CEDEAO.

Afrique Perspectives- Votre pays est élu membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2022-2023, succédant ainsi au Niger. Quels atouts le Ghana apporte-t-il au Conseil de sécurité ?

M. Jonathan Magnusen- Depuis le 8 mars 1957, le Ghana a adopté des positions équilibrées et fondées sur un large éventail de questions à l'ONU, guidées par les principes de la Charte des Nations Unies. Le thème de l'adhésion non permanente du Ghana au Conseil de sécurité des Nations Unies, « Renforcer la paix et la sécurité mondiales pour un développement durable et inclusif » définira le rôle du Ghana au sein du Conseil de sécurité tout en poursuivant activement l'agenda critique de la paix et de la sécurité internationales, guidé par le monde objectifs convenus dans les domaines de la diplomatie préventive, du développement durable, des réformes du Conseil de sécurité, des droits de l'homme et du renforcement des partenariats entre l'ONU et les organisations régionales telles que l'Union africaine et la CEDEAO dans le maintien de la paix et de la sécurité. Ce faisant, le Ghana apporte au Conseil de solides références démocratiques, une maturité politique, une réflexion indépendante, le respect de l'état de droit et des droits de l'homme, la défense du droit international, des succès socio-économiques et des expériences antérieures en tant que membre non permanent de la Sécurité Conseil durant les périodes 1962-63, 1986-87 et 2006-2007.

Afrique Perspectives- Quelles sont vos suggestions pour renforcer la coopération bilatérale entre le Ghana et le Niger ?

M. Jonathan Magnusen- Il est urgent de créer un cadre institutionnel pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. Pour atteindre cet objectif, et suite aux discussions entre les deux pays, les dispositions sont bien avancées pour mettre en œuvre l'Accord général de coopération signé entre les deux pays en juin 2018, à travers la création d'une Commission mixte permanente de coopération Ghana-Niger qui identifiera et facilitera la mise en œuvre de projets et de programmes spécifiques dans les domaines prioritaires déjà établis, et propose également de nouveaux domaines de coopération si la situation peut l'exiger. Nous explorons également des pistes pour créer un lien plus fort pour renforcer les liens historiques entre les peuples des deux pays à travers des échanges économiques, commerciaux, culturels et éducatifs, la création d'associations d'amitié Ghana-Niger dans les deux pays, mobilisant la grande communauté nigérienne dans Le Ghana à contribuer plus efficacement aux programmes de développement socio-économique du Niger et vice versa, et une coopération et une collaboration renforcées entre les deux pays au sein de la CEDEAO, de l'Union africaine et d'autres forums multilatéraux.

Propos recueillis par Mahamane Sabo Bachir

Le mercredi 9 décembre 2020, la Commission électorale du Ghana déclare élue, pour un second mandat, Nana Akufo-Addo. Le président sortant a été réélu avec 51,59 % des voix. Ce résultat est le feu vert du peuple ghanéen donné en lui pour poursuivre les travaux de construction qu'il a entamés depuis le début de son 1er  mandat (2016-2020).

De 2020 à aujourd'hui, le quotidien des habitants de la Côte d'Or rime avec industrialisation, opération de séduction des investisseurs étrangers et lutte contre le paludisme. On note également à l'actif du Président Nana Akufo-Addo d'autres initiatives comme le développement de la filière cacao ou la revalorisation du tourisme. Dans un communiqué en date du 19 juillet 2021, le Fonds monétaire prévoit une croissance de 4,7% du PIB en 2021 pour ce pays qui est la deuxième économie d'Afrique de l'Ouest après le Nigeria.

Le Ghana est aujourd'hui un bel exemple de croissance, de stabilité économique et politique. Mais il a aussi eu un passé fait de douleurs et de durs labeurs dans son combat pour la démocratie et la croissance économique. C'est de là qu'il a forgé sa grandeur.

Le Ghana, de l’indépendance à aujourd’hui

Première République

La Côte d’Or est le premier pays d'Afrique noire colonisé à accéder à l'indépendance. L'un de ses premiers actes de souveraineté, le 6 mars 1957, est d'abandonner son nom colonial de ‘’Gold Coast’’ au profit de son nom actuel, le ‘’Ghana’’, en hommage à l'Empire du Ghana. Le pays est entré aux Nations Unies dans les jours suivants.

En 1960, Nkrumah, le père de l'indépendance, devient naturellement le premier président du pays. Un de ses meilleurs résultats est obtenu dans le secteur de l'éducation où le taux de scolarisation est multiplié par sept. Dans les années 1970, le Ghana obtenait ainsi l'un des meilleurs taux d'alphabétisation d'Afrique, avec plus de 60 % d'enfants, garçons et filles, scolarisés et alphabétisés.

Le pays cherche également à diversifier son économie et à réduire sa dépendance extérieure avec le développement d'une industrie lourde.

Le Ghana organise les 6ème  et 7ème  Conférences panafricaines en 1953 à Kumasi et 1958 à Accra, qui est aussi la première conférence des États indépendants d'Afrique. Un premier pas vers une réalisation concrète du panafricanisme est tenté en formant le 1er  mai 1959 une union avec la Guinée, rejointe le 24 décembre 1960 par le Mali.

Coup d'État de 1966

Un coup d'État militaire le 24 février 1966 met fin à cette Première République. Un Conseil national de libération est mis en place par le général Joseph Ankrah, le chef de l'Etat militaire, et un ancien chef de l'opposition à Nkrumah, Kofi Abrefa Busia, est nommé président du Comité consultatif national de ce conseil militaire. Lorsque le Conseil national de libération lève l'interdiction des partis politiques, Busia fonde le Parti du Progrès.

La deuxième République

Busia devient Premier ministre en septembre 1970. C'est la deuxième République qui commence, avec l'intermède militaire. Le collège électoral a choisi comme président Edward Akufo-Addo, l'un des principaux politiciens nationalistes de la United Gold Coast Convention (UGCC) qui, bien qu'ayant participé à la lutte pour l'indépendance aux côtés de Nkrumah, s'était opposé à son départ à partir de 1964.

Nouveaux coups d'État militaires en 1972, 1978 et 1979

Malgré un large soutien populaire lors de sa création et de solides relations extérieures, le gouvernement Busia est victime d'un nouveau coup d'État de l'armée, après vingt-sept mois d'activité, le 13 janvier 1972 et alors qu'il est soigné dans une clinique londonienne. Le lieutenant-colonel Ignatius Kutu Acheampong, commandant provisoire de la Première Brigade autour d'Accra, mène ce coup d'État, sans effusion de sang, mettant ainsi fin à la Deuxième République, et prend le pouvoir.

En juillet 1978, il a été renversé lors d'un coup d'État mené par un autre militaire. Il est remplacé par le chef d'état-major de la Défense, le lieutenant-général Fred Akuffo. Il reste assigné à résidence. Puis il est arrêté avec deux autres anciens chefs d'État (le général Afrifa et le général Akuffo) et cinq autres officiers supérieurs (Amedume, Boakye, Felli, Kotei et Utuka), et exécuté par un peloton le 16 juin 1979, après un énième coup d'État le 4 juin 1979  qui a conduit au pouvoir du capitaine de vol Jerry Rawlings. Le conseil révolutionnaire des forces armées réapparaît.

La troisième République

Le 24 septembre 1979, le pouvoir est passé de Jerry Rawlings à un gouvernement civil dirigé par la présidente Hilla Limann. C'est la Troisième République du Ghana. Mais elle dure peu de temps. Le 31 décembre 1981, en effet, un nouveau coup d'Etat renverse le régime par Limann. Jerry Rawlings revient au pouvoir.

La chute de l’IIIème République et nouvelle période de transition

Le nouveau gouvernement qui a pris le pouvoir le 31 décembre 1981 est le huitième en quinze ans depuis la chute de Nkrumah. Se faisant appeler le Conseil de défense nationale « provisoire » (PNDC), ses membres comprennent Rawlings comme président, le brigadier Joseph Nunoo-Mensah (que Limann avait rejeté comme commandant de l'armée), deux autres policiers et trois civils. En dépit de ses origines militaires, l'exécutif s'efforce progressivement de faire place à la société civile. Cette volonté se matérialise par la nomination d'une quinzaine de civils à des postes ministériels.

Le gouvernement retrouve une stabilité économique. Le taux d'inflation est tombé à 20 %, et entre 1983 et 1987, la croissance de l'économie ghanéenne s'accélère. Les prêts en souffrance datant d'avant 1966 sont remboursés. D'autre part, l'un des problèmes de cette politique de relance est la montée du chômage.

La restauration du multipartisme

Sous la pression internationale et interne pour un retour à la démocratie, le Conseil provisoire ou PNDC permet la mise en place d'une Assemblée consultative composée de 258 membres représentant les circonscriptions géographiques, ainsi que les citoyens et les entreprises. Le 18 mai 1992, l'interdiction des partis politiques est levée en vue des élections multipartites. Le PNDC et ses partisans forment un nouveau parti, le Congrès national démocrate (NDC). Les élections présidentielles ont lieu le 3 novembre 1992 et les élections législatives le 29 décembre de la même année. Les membres de l'opposition boycottent cependant les élections législatives, ce qui se traduit par un Parlement de 200 sièges avec seulement 17 membres des partis d'opposition et deux indépendants.

La quatrième république

La Constitution est entrée en vigueur le 7 janvier 1993. C'était le début de la IVème République. En 1996, l'opposition a participé aux élections présidentielles et législatives, qui sont qualifiées de pacifiques, libres et transparentes par les observateurs nationaux et internationaux. Rawlings est réélu avec 57% des voix. Par ailleurs, son parti, le NDC, a remporté 133 des 200 sièges du Parlement, soit un seul siège de plus que la majorité des deux tiers nécessaire pour continuer à adapter la Constitution.

Lors de l'élection présidentielle de décembre 2000, Jerry Rawlings approuve le choix de son vice-président, John Atta-Mills, comme candidat de la décision NDC, lui-même arrivé au pouvoir par un coup d'État en 1981, puis élu en 1992 et 1996, n'a pas brigué un troisième mandat, conformément à la constitution. Il laisse le pouvoir à cinquante-trois ans, après vingt ans où il a tenu les premiers rôles. Mais John Kufuor, candidat du Nouveau Parti patriotique (NPP), parti d'opposition, remporte les élections, et devient président le 7 janvier 2001, ce résultat marquant une alternance politique. Le vice-président est Aliu Mahama. Kufuor a remporté un autre mandat présidentiel en 2004. Pendant quatre ans, il a réussi à préserver la stabilité économique et politique et à réduire l'inflation.

Le président Kufuor a quitté ses fonctions en 2008, respectant comme son prédécesseur, la limite du nombre de mandats possibles. La décision du Nouveau Parti Patriotique est de choisir Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, le fils d'Edward Akufo-Addo comme candidat, tandis que le Congrès National Démocratique choisit John Atta Mills pour la troisième fois. John Atta Mills remporte les élections. Le 24 juillet 2012, le président décède. Le pouvoir est passé au vice-président, John Dramani Mahama, et des élections sont déclenchées. Il choisit le gouverneur de la Banque du Ghana, Amissah Arthur, comme nouveau vice-président. Il est confirmé dans son poste par le scrutin de décembre 2012. Son mandat est perturbé par la multiplication des scandales de berne et de corruption et il perd l'élection présidentielle de 2016 face à la chef de l'opposition Nana Akufo-Addo.

C'est le début d'une reprise économique et politique, et d'une diplomatie concluante.

Réputé pour sa stabilité politique, son fonctionnement démocratique et son dynamisme, le pays accueille Melania Trump après Barack Obama, mais aussi Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Développements politiques et économiques actuels

Economiquement, le Ghana s'associe à la Côte d'Ivoire, en 2019, pour obtenir un juste prix des marchés du cacao, suspendant la vente des récoltes 2020 pendant quelques semaines en 2021. Il cherche à développer le tourisme sur ses terres au sein de la communauté afro-américaine, en insistant sur la mémoire de la traite négrière. Nana Akufo-Addo, d'inspiration libérale, mise également sur le développement de l'entrepreneuriat. Elle incite aussi la diaspora formée dans les pays occidentaux à revenir au pays, ou à y investir. Dans un communiqué en date du 19 juillet 2021, le Fonds prévoit une croissance de 4,7% du PIB en 2021 pour le pays.

L'accord de Paris sur le climat et les investissements proposés pour la transition de pratiques néfastes vers une énergie écologiquement propre pour tous est la voie à suivre. Le Ghana est l'un des pays d'Afrique de l'Ouest ainsi que l'Afrique qui ont pris un engagement ferme envers les stratégies de transition comme prévu dans l'accord de Pari ainsi que dans la contribution nationale déterminée du Ghana telle que contenue dans son plan d'action en tant que partie à la CCNUCC. Le plan d'action a révélé que le Ghana a prévu de dépenser 22,6 milliards de dollars d'investissements provenant de sources nationales et internationales. 6,3 milliards devraient être mobilisés auprès des sources nationales tandis que les 16,3 milliards USD devraient provenir du soutien international. En outre, le Ghana a élaboré 31 programmes dans sept (7) secteurs économiques prioritaires à mettre en œuvre au cours de la période de 10 ans, conformément au Cadre de politique de développement national à moyen terme (MTNDPF). Sur les 31 programmes, 20 concernent l'atténuation et 11 l'adaptation.

Une fois la mise en œuvre terminée, les résultats devraient aider à atteindre une résilience climatique à faible émission de carbone grâce à une adaptation efficace et à une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les sept (7) domaines prioritaires ; c'est-à-dire l'utilisation durable des terres, y compris la sécurité alimentaire ; Infrastructure à l'épreuve du climat ; Développement social équitable; Sécurité énergétique durable ; Gestion durable des forêts et gestion alternative des déchets urbains.

La pandémie de Covid-19 a perturbé tous les aspects du fonctionnement des sociétés, obligeant les gouvernements, les entreprises, les éducateurs et les citoyens ordinaires à s'adapter à une « nouvelle façon normale » de mener leurs activités quotidiennes. Plus précisément, la crise sanitaire actuelle a accéléré la transformation numérique déjà en cours dans toutes les zones géographiques dans des domaines tels que l'administration en ligne, les envois de fonds et le commerce électronique. Les commandes à domicile et les mesures de distanciation sociale ont obligé les détaillants traditionnels à fermer ou à réduire leur activité, accélérant les ventes de commerce électronique.

Dans les pays en développement, les entreprises, les écoles et les familles ont été obligées de rechercher des technologies numériques alors que leurs gouvernements imposaient des blocages draconiens qui paralysaient les activités en personne. Beaucoup ont utilisé Internet comme un outil pour maintenir leur vie sociale, économique et politique pendant la pandémie. La transformation numérique a également touché le secteur de l'éducation dans les pays en développement. Des initiatives d'enseignement à distance ont été lancées, même pour les enfants d'âge préscolaire, et d'autres plateformes d'enseignement en ligne ont servi beaucoup plus d'inscrits qu'auparavant.

Au vu de ce qui précède, la transformation numérique est un moteur de croissance innovante, inclusive et durable. Les innovations et la numérisation au Ghana stimulent la création d'emplois et contribuent à lutter contre la pauvreté, à réduire les inégalités, à faciliter la fourniture de biens et de services, ce qui peut également contribuer à la réalisation de l'Agenda 2063 et des objectifs de développement durable.

L'expérience ghanéenne dans la numérisation de son économie est phénoménale. À la naissance du millénaire, les gouvernements successifs du Ghana se sont lancés dans la construction d'un système national d'identification crédible. Au moment où nous parlons, le Ghana a mis en place un système crédible pour identifier de manière unique les membres de sa population ainsi que l'adresse de toute sa population et son emplacement. Ces dispositions ont permis au gouvernement de lancer un certain nombre de programmes améliorant l'efficacité de la prestation de services publics, promouvant la transparence, réduisant la corruption et assurant la sécurité de ses citoyens en tant que prestation de services publics.

Par exemple, au département du registraire général, au bureau des passeports, à l'autorité des conducteurs, des véhicules et des permis (DVLA), au registre des naissances et des décès, aux ports et au secrétariat des bourses, où les gens devaient passer des semaines ou des mois pour accéder aux services, le Ghana digital La révolution a rendu possible grâce à la fourniture de services en ligne les secteurs ci-dessus ont considérablement amélioré le service en réduisant le délai d'exécution en raison de la suppression de tous les intermédiaires, qui jusqu'ici extorquaient de l'argent et causaient des retards au client.

 En outre, la base de données sur les véhicules de la DVLA a permis non seulement aux navetteurs des transports publics, mais également à l'Unité des transports et de la circulation motorisés (MTTU) de connaître l'état de la route ainsi que le statut d'assurance des véhicules circulant sur les routes du Ghana. Cet arrangement aide à contrôler le moteur formidable et empêche l'utilisation de véhicules qui ne sont pas en état de rouler et assurés.

Le Ghana innove également dans le domaine de l'inclusion financière grâce à sa révolution numérique. Une étude menée par le gouvernement en 2017 révèle que 70% des Ghanéens n'ont pas de comptes bancaires traditionnels alors que 80% de la même population a des téléphones portables. Avec une base de données crédible avec une infrastructure de fibre optique modeste, les banques au Ghana et les sociétés de télécommunications opérant des transferts d'argent mobile via une plate-forme commune, où les portefeuilles d'argent mobile étaient liés aux banques via des systèmes d'interopérabilité, les Ghanéens peuvent désormais transférer et recevoir de l'argent via leur téléphones portables. En outre, cela a ouvert d'autres fenêtres d'opportunités pour les petites, micro et moyennes entreprises (PME) de prospérer en faisant de la publicité en ligne, en passant des commandes via leurs téléphones portables et en prenant livraison à leur porte via le système d'adresse numérique du Ghana.

En matière de sécurité et de lutte contre le crime grâce à la révolution de la numérisation au Ghana, le Ghana a installé plus de 70 000 caméras de vidéosurveillance dans les principales rues à des fins de surveillance. Cela donne un coup de pouce à la préparation du Ghana pour endiguer le tissage des menaces de symétrie et du terrorisme avançant vers les États côtiers du Sahelo-Sahara et le pique de la criminalité au Ghana. L'ensemble du pays est sous surveillance en temps réel depuis trois grandes villes du Ghana, à savoir le sud à Accra, la ceinture médiane à Kumasi et le nord à Tamale.

Le système de prestation de soins de santé efficace que connaît le Ghana est le résultat de la révolution numérique qui balaie le pays. Les hôpitaux du Ghana ont abandonné l'utilisation de papiers et de dossiers dans tous les hôpitaux régionaux et universitaires et dans certains hôpitaux de district du Ghana comme moyen de stocker les dossiers personnels des patients, car ils sont tous en ligne. Tous les hôpitaux régionaux, d'enseignement et certains hôpitaux de district sont connectés numériquement de manière à ce que les références soient effectuées numériquement. Par exemple, si un patient est référé d'un district à un hôpital universitaire, avant que le patient n'arrive à l'hôpital de référence, toutes les informations concernant le patient auraient été transférées et un médecin affecté au patient par voie numérique. Ainsi, les patients disposent désormais d'un dossier numérique pour leurs antécédents médicaux qui ne peut manquer comme c'était le cas avant la numérisation.

En outre, grâce à la numérisation, aux hôpitaux des régions éloignées et éloignées du Ghana ayant besoin de fournisseurs médicaux essentiels, grâce aux fournitures médicales automatisées axées sur la demande par Zipline, ils sont pris en charge par des drones. En Afrique, le Ghana a été le deuxième après le Rwanda à déployer Zipline, le plus grand fournisseur de fournitures médicales automatisées au monde. Cela fait du Ghana les plus grandes livraisons de fournitures médicales par drones au monde.

Le Ghana exploite actuellement, sur des bases pilotes, la plateforme numérique E-Pharmacie. Il est prévu de mettre toutes les pharmacies enregistrées et opérant au Ghana sur une plate-forme commune indiquant la liste des médicaments ainsi que la liste des prix afin que le client ait le choix de décider quelle pharmacie il peut commander ses médicaments différemment de ce qui se rapporte maintenant aux clients dans le besoin des médicaments devraient chercher physiquement dans les pharmacies pour obtenir ce qu'ils veulent et en période de vulnérabilité, ils paient n'importe quel montant pour les médicaments sans savoir si le prix qu'ils paient pour le médicament est rentable. Avec la révolution numérique, les clients peuvent soumettre leur ordonnance via leur téléphone via une application mobile, payer le médicament via l'argent mobile et le médicament livré dans le confort de son domicile à l'aide du système d'adresse numérique de la poste du Ghana.

Mahamane Manzo

Le Niger, rappelle-t-on, est devenu depuis novembre 2011 pays producteur de pétrole grâce à la mise en exploitation du bloc d’Agadem. Cette production est exclusivement destinée à l’approvisionnement de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ), soit quelque 20.000 barils par jour. Or, le potentiel pétrolier nigérien est lié à deux (2) grands bassins sédimentaires couvrant plus de 90% du territoire du pays. Il s’agit notamment du bassin occidental (Ullémenden, Tamesna) et du bassin oriental (système des Graben, le Djado). En outre, les nombreuses découvertes réalisées par la  société chinoise CNPC sur le bloc Agadem permettent aujourd’hui de comptabiliser des réserves récupérables de 900 millions de barils qui seront mises en production à partir de 2023. Ce qui va rehausser la production à près de 110.000 barils par jour dont 90.000 barils destinés à l’exportation via le Pipeline Niger-Bénin en cours de construction.

Ce Pipeline, dont les travaux de construction ont été lancés en septembre 2019 et ceux de soudure des premières sections en juillet 2021, reliera donc le bloc d’Agadem à la côte béninoise de Sèmé. D’une longueur de plus de 1950 km et d’une capacité supérieure à 100.000 barils par jour, il sera le plus long pipeline d’Afrique.

Sa construction, un investissement de quelque 2,1 milliards de dollars (soit près de 1200 milliards de francs CFA), est rendue nécessaire au regard des réserves importantes de pétrole de notre pays. Grâce à ce pipeline, le Niger va donc transporter et vendre son pétrole sur les marchés internationaux.

Fruit d’un accord bilatéral et des conventions bipartites entre le Niger, le Bénin et le groupe CNPC, le Pipeline Niger-Bénin, d’un diamètre de 20 pouces, sera composé de 8 stations de pompage (6 au Niger et 2 au Bénin), de 59 vannes, d’un terminal pétrolier à Sèmé (2 millions de barils de capacité de stockage) duquel deux pipelines sous-marin de 15 kilomètres seront destinés à charger des tankers d’une capacité d’un million de barils.

La réalisation de ce projet gigantesque, même s’il ne rendra pas le Niger dépendant de son pétrole (15 à 20% de son PIB), lui permettra d’avoir des retombées économiques considérables en matière de recettes fiscales mais également de croissance de son tissu d’entreprises et d’emploi.

En effet, soucieux du contenu local dans les activités pétrolières, le Niger, à travers le Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, met en avant ses entreprises locales afin qu’elles participent pleinement à l’essor de son secteur pétrolier (transport, génie civil, services, construction technique) et met tout en œuvre pour favoriser l’emploi des Nigériens et le transfert de compétences.

Ainsi, le grand projet de production et d’exportation du pétrole brut nigérien voit le jour et les prochaines années formeront une période exceptionnelle, pendant laquelle seront réalisés les plus grands investissements jamais connus au Niger, accompagnée d’une croissance socio-économique que le gouvernement souhaite durable et équitable.

C’est du reste pour constater l’avancement des travaux, que le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, M. Mahamane Sani Mahamadou, a entrepris une visite du terrain du 23 au 25 juillet 2021 sur le bloc d’Agadem et à la SORAZ. Le Ministre a visité les installations existantes et celles en cours de réalisation et a tenu à encourager les équipes en place, tout en insistant sur le respect des délais.

Le pétrole du Niger, note-t-on enfin, attire de plus en plus les investisseurs. En effet, actuellement, en plus de la CNPC, deux autres compagnies pétrolières opèrent sur plusieurs blocs, notamment le groupe Sonatrach (SIPEX) et la société Savannah Energy. Toutes deux en phase de recherche active, elles ont réalisé des découvertes significatives sur des bassins différents au cours des 3 dernières années : SIPEX sur le bloc Kafra (frontière avec l’Algérie) et Savannah sur R3 (rendu de CNPC).

Le Niger, qui dispose en outre de 41 blocs libres, présente un environnement favorable aux investisseurs : un régime juridique protecteur (Code pétrolier de 2017, Contrat de Partage de Production type, clauses de stabilisation et d’arbitrage, etc.), une période de recherche pouvant atteindre 10 ans, une période de production minimum de 25 ans, une administration pro-active, une situation sécuritaire maîtrisée, la présence d’un nombre important et en croissance de sous-traitants (13 rigs et des équipes de sismiques nombreuses), un coût par baril faible (15 USD par baril, y compris recherche, développement et exploitation), un pipeline export dont le coût de transport sera de 15 USD/baril au cours des 10 prochaines années (6 USD au-delà).

Bien plus, le Niger a également mis en place un régime fiscal attractif : exonération de TVA, de droits de douane (période de recherche et 5 premières années d’exploitation), le tout sur fond d’un taux de redevance de 12,5%, un taux de Tax Oil compris entre 40% et 60%, un taux de cost stop de 70%.

En outre, la procédure d’attribution des blocs est claire et rapide : après dépôt d’une demande conforme au Code Pétrolier de 2017, le délai nécessaire à l’attribution d’un bloc est d’environ 3 mois. Ce délai comprend l’analyse de la demande (capacité techniques et financières, programme de travail minimum, etc.), la négociation du Contrat de Partage de Production, son approbation en Conseil des Ministres, sa signature et enfin l’attribution de l’Autorisation Exclusive de Recherche.

Fort de tous ces atouts géologiques, opérationnels, juridiques, fiscaux et logistiques, le Niger est désormais un acteur pétrolier qui compte en Afrique et qui se tient prêt à accueillir les investisseurs désireux d’accompagner la forte croissance de son secteur pétrolier. Et la construction du Pipeline assurera un écoulement certain de la production.

KAÏLOU P. Maman

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