samedi 23 octobre 2021

Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, M. Mahamane Sani Mahamadou a pris part, le jeudi 10 juin 2021 à Abuja au Nigeria, à la première Session du Comité Ministériel Conjoint de Pilotage (CMCP) du Projet Régional d’Interconnexion Electrique ou West African Power Pool (WAPP) Dorsale Nord.

Selon les services de l’information du ministère nigérien en charge du pétrole, cette rencontre, présidée par le Ministre Fédéral de l’Energie du Nigeria, M. Sale Mamman, a regroupé les Ministres en charge de l’Energie de l’ensemble des pays membres de cette Dorsale Nord du Projet WAPP que sont le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo, ainsi que le Commissaire à l’Energie et aux Mines de la Commission de la CEDEAO, le Secrétaire Général du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA-CEDEAO), les Directeurs Généraux des Sociétés nationales d’électricité (TCN, NIGELEC, CEB, SBEE, CEET, SONABEL). 

La rencontre d’Abuja a pour objectifs de faire le point sur l’état d’avancement du projet, de statuer sur la situation sécuritaire dans la zone du projet, la condition suspensive sur la signature des contrats des travaux relative aux Contrats d’Achat d’Energie (CAE) et Contrats de Services de Transport (CST), la proposition de désignation de nouveaux membres du Comité Conjoint de Supervision (CCS) et d’échanger sur les modalités de la pose de la première pierre pour le lancement effectif du projet. 

Cette cérémonie conjointe de pose de première pierre du projet est prévue pour se dérouler au Niger, en ont décidé les Ministres en charge de l’Energie des pays membres de WAPP Dorsale Nord. 

Conçu par les autorités en charge de l’énergie des cinq pays ouest-africains dans le cadre du Système d’Echanges d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA, Institution spécialisée de la CEDEAO chargée de l’intégration du système électrique régional et de la mise en œuvre du marché électrique régional), ce projet, également appelé Projet 330 kV Dorsale Nord de l’EEEOA, consiste en la construction d’une ligne de transport de 330 kV d’environ 880 km pour relier Birnin Kebbi (Nigéria) à Ouagadougou (Burkina Faso) via Zabori et Niamey au Niger et Malanville au Bénin.

Le projet prévoit également l’électrification de quelque 611 localités rurales situées dans un rayon de 5 km de part et d’autre de la ligne électrique et la mise en œuvre de plusieurs mesures d’atténuation environnementales et sociales. Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre des plans d’action en matière de réinstallation (PAR) destinés aux personnes et aux collectivités touchées par les activités de mise en œuvre du projet. 

Le projet est financé à hauteur de 568,16 millions $ US, soit un peu plus de 300 milliards de francs CFA, par l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM) et le Gouvernement fédéral du Nigéria. 

Il est mis en œuvre par une unité centralisée de gestion qui construira les infrastructures avant de les mettre à la disposition des sociétés nationales d’électricité des différents pays membres de la Dorsale. Cette Unité de gestion du projet (UGP) est logée à la Telecommunication Company of Nigeria (TCN) pour une meilleure exécution du projet qui a déjà démarré ses activités en mai 2019. 

L’achèvement de ce projet d’interconnexion régionale, dont la mise en service est prévue pour le 2ème semestre 2023, concrétisera le rêve de la CEDEAO d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité en vue d’assurer, à court terme, le transport de l’électricité à moindre coût à partir du Nigéria vers le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

A moyen et long terme, il servira de socle pour faciliter les exportations à partir du Niger, où il est prévu d’électrifier 252 localités représentant quelque 243.000 personnes.

Au finish, entre 2025 et 2030, ce sont quelque 600 MW qui transiteront à travers cette dorsale et permettre ainsi aux entités des pays concernés de mettre en place un système commercial adapté, basé sur une offre adéquate à des prix compétitifs en équilibrant de manière optimale les ressources et les demandes de chaque pays.

 C’est donc compte tenu de la dimension régionale du projet, et afin d’améliorer sa coordination, que les Ministres en charge de l’Energie des pays traversés par le projet Dorsale Nord ont mis en place un cadre institutionnel qui prévoit la création d’une Unité de Gestion du Projet (UGP) pour aider, entre autres, à l’élaboration et à la réalisation physique dudit projet.

Destiné à fluidifier les échanges énergétiques entre tous les pays de la région, ce Projet comprend deux volets : un premier volet dédié à la construction des lignes d’interconnexion entre le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Bénin, et un deuxième volet consacré à l’assistance technique au Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain (EEEOA), afin de faciliter l’intégration des pays participants.

 

Bachir Manzo

Source MP/E/ER du Niger

Niamey la capitale du Niger accueille, depuis ce jeudi 10 juin, et ce jusqu’au 12 juin 2021, le 2ème  colloque panafricain d’huissiers de justice et officiers judiciaires.

C’est le Premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou qui a présidé l’ouverture officielle de la rencontre, en présence du Président de la Chambre des Huissiers de Justice du Niger Me Chalaré Aboubacar,  du Président de l’Union panafricaine des huissiers de justice M. Alain  Ngongang Sime,  le Président  de l’Union internationale  des huissiers  de justice,  Me Mark Schimitz et des membres de la Chambre d’arbitrage et de justice de l’OHADA.

Lors de l’ouverture du colloque, le Premier Ministre nigérien a indiqué que « les différents corps de métiers  comme ceux des magistrats, des  avocats, des notaires, des huissiers de justice, notamment, sont essentiels pour assurer au système  judiciaire toute la plénitude de son rôle ».

C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, «  mon Gouvernement est  totalement engagé  pour que les interrelations entre ces différents corps et les usagers de la  justice se déroule normalement ».

Selon le dirigeant nigérien, cette deuxième édition du colloque qui coïncide ce 10 juin avec la 14ème  journée mondiale de l’huissier de justice «s’inscrit dans cette logique au regard au thème retenu et de la qualité des participants ».

Le thème de cette rencontre de Niamey, précise-t-on, est « recouvrement des créances et voie d’exécution en Afrique : état des lieux et perspectives d’évolution », un thème qui « pose toute la problématique du rôle qui est le vôtre,  celui de faire exécuter les décisions de justice, prérogative régalienne que les Etats vous ont déléguée », a-t-il déclaré en s’adressant aux participants.

C’est pourquoi, fait-il savoir, cela lui parait pertinent «  que les attributions  des huissiers de justices soient largement connues des usagers », ajoutant que « c’est à cette conditions que les rapports entre huissiers de justices et justiciables serons les plus harmonieux possibles ».

« Il est tout aussi important que  les huissiers de justice et les officiers judiciaires, dans l’exercice de leur mission, veuillent scrupuleusement au respect de la dignité de la personne humaine en misant sur un savant équilibre  sur l’accomplissement de leurs charges et la nécessité de ne pas considérer que tout débiteur est un délinquant », a-t-il martelé.

« Il est également important que vous veuillez au droit des plus  faibles, des plus vulnérables, ce qui suppose que vos services doivent être accessibles à tous », a insisté Ouhoumoudou Mahamadou, rassurant que « le Gouvernement sera présent  pour que les conditions juridiques et institutionnelles de vos attributions soient réunies, parce que vous êtes  un maillon important de la chaine de justice ».

Intervenant à son tour le Président de la Chambre des Huissiers du Niger,  Me Aboubacar Chalaré, a indiqué que cette deuxième édition du colloque panafricain des huissiers de justices et officiers judiciaires est d’une importance capitale.

 « Au cours de ce dernier, des praticiens venus de quatre coins de la planète partagerons leurs expériences, lieront des relations professionnelles et décideront des grandes orientations pour l’exercice de la professions, notamment les recouvrements des créances (…), un pan entier de la profession de l’huissier de justice », a-t-il déclaré, expliquant que c’est d’ailleurs à juste titre que le présent colloque est placé sous le thème retenu.

Bachir Manzo

Le Président de la République Mohamed Bazoum a reçu, ce mardi 8 juin 2021, une délégation d’athlètes nigériens composée de taekwondokas et de boxeurs ayant  été précédemment primés dans des compétitions de leurs disciplines respectives.

En effet, le Niger s’est illustré par de deux (2) médailles d’or et trois (3) médailles d’argent en taekwondo au 12ème championnat d’Afrique de taekwondo de Dakar. Il s’agit d’Abdoul Razak Issoufou Alfaga et Tekiath Ben Youssef qui reviennent de Dakar avec chacun une médaille d’or chacun, alors que leurs co-disciplinaires Balkissa Halidou, Ismaël Garba et Mahamadou Maharana Tidjani décrochent des médailles de bronze.

En boxe, le pays a décroché deux (2) ceintures de champion à la compétition professionnelle HBE qui s’est tenue au Nigeria grâce à Moussa Sahabi Gado et Mohamed Yacouba.

« Je suis très heureux de vous accueillir à l’occasion de votre retour de compétitions où vous avez été parties prenantes et je voudrais vous féliciter pour vos performances et pour les résultats très honorables dont nous sommes très fiers que vous avez réalisés », a déclaré le Président de la République à ses invités du jour.

En s’adressant particulièrement à Alfaga, plusieurs champion de Taekwondo, le Chef de l’Etat s’exprimé en des termes assez élogieux.

 « Alfaga, vous faites personnellement honneur à notre pays. Nous vous avons déjà célébré à plusieurs occasions. Vous maintenez le même cap malgré les difficultés. C’est la preuve que vous êtes un athlète exceptionnel avec de longévité remarquable parce que vous avez beaucoup de volonté », a-t-il indiqué.

« Il est évident que sur tous les théâtres de compétition, le taekwondo nigérien est devenu incontournable et nous allons continuer à aider au mieux des moyens que nous disposons afin que la dynamique puisse se pérenniser », a laissé entendre le Président Mohamed Bazoum.

 « Il n’y a pas de raison que nous ne brillons pas dans tous les sports et à l’échelle de l’Afrique et à l’échelle internationale », a-t-il martelé.

Cette rencontre s’est déroulée en présence notamment  du Ministre de la Jeunesse et des Sports Sékou Doro Adamou et du Président de la fédération nigérienne de taekwondo, M. Soumana Sanda.

 

Bachir Manzo

Le Président de la République du Niger Mohamed Bazoum a rencontré, ce mardi 7 Juin 2021, les représentants des organisations de la société civile, à qui il a demandé leur coopération pour une bonne gouvernance dans le pays. 

Les interlocuteurs du Président Mohamed Bazoum, ce lundi soir, sont des acteurs de la défense de la démocratie, des acteurs de la promotion des droits de la femme et des enfants ; des protecteurs de la liberté de la presse, des acteurs de lutte contre la corruption, etc.

La rencontre s’est déroulée en présence, notamment du Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou et du Ministre de l’Intérieur Alkache Alhada.

« Je suis très heureux  d’avoir cette opportunité d’échanges avec le segment des forces vives de notre pays. Je pensais qu’il était bon que nous nous retrouvions dans un format large comme c’est le cas. Je veux qu’à l’occasion de cette rencontre d’aujourd’hui, nous ayons un bon échange sur ce que doivent être les rapports entre le Gouvernement et la Société Civile. Je vais écouter ce que vous me direz sous forme des attentes qui sont les vôtres. Je vais vous dire aussi ce que sont nos attentes, à nous, vis-à-vis de la Société Civile », a déclaré le Chef de l’Etat dans son discours introductif. 

Pour le dirigeant nigérien, la société civile doit jouer un rôle de premier plan dans une démocratie.

« Je conçois la Société Civile comme un acteur qui a un rôle très important pour la vitalité de notre démocratie, de par sa fonction qui consiste à alerter les pouvoirs publics et à les dénoncer, aussi, le cas échéant. L’alerte est un moment important dans la le rôle de la Société Civile. La dénonciation est un autre moment important qui est aussi une forme, pour ainsi dire, de dialogue avec le Gouvernement », a, en outre,  ajouté Mohamed Bazoum.

S’exprimant toujours sur le rôle de la société civile, le Président Bazoum soutient que celle-ci « doit alerter sur la gouvernance et doit dénoncer quand il y a un dérapage ou quelque chose qu’elle considère comme tel. Nous avons besoin d’acteurs qui jouent ce rôle de sentinelle parce qu’en effet, la tendance spontanée des humains, malgré toutes les mesures qu’ils peuvent prendre pour l’autocontrôle, c’est d’en faire fi et de passer des lignes que la Société Civile devrait être là pour les indiquer en disant attention, vous êtes en train de passer une ligne. Vous n’en avez pas le droit ».

« Vous êtes aussi un acteur dans le combat pour la promotion de la liberté d’expression. Vous êtes aussi un acteur dans le combat pour la promotion de la bonne gouvernance, le respect de la justice, pour le respect des règles instituées par la constitution et l’état de droit », a-t-il ajouté.

« Nous avons besoin de vous dans le combat contre la corruption, la concussion. Vous devez nous aider et votre aide doit pouvoir trouver le moyen de s’articuler de façon qu’elle soit efficace. Vraiment, je voudrais vous dire que  j’ai besoin que vous me donniez la main (…) Ce combat n’est pas facile. Je puis vous le dire. Ça n’a jamais été notre volonté mais qui a pu être défaillante. Ce sont les moyens peut-être, qui n’ont pas été à la hauteur des exigences de ce combat-là.  Mais je voudrais, avec vous, désormais entretenir une relation sans que j’aie quelque préoccupation de type vraiment populiste juste pour vous faire plaisir ou pour abuser de l’opinion. Non. J’ai besoin d’acteurs qui nous aident pour que nous puissions extirper de notre administration tous les mauvais comportements. Si la Société Civile peut être utile dans ce combat, vraiment, je souhaiterais qu’elle nous aide également », a martelé le Président de la République.

Présent à la rencontre, Moussa Tchangari, Secrétaire général de l’association Alternatif Espace Citoyen a apprécié cette rencontre en ces termes : «Le Président engage un processus de discussions avec la société civile, c’est bien. Mais, nous voulons un espace pour parler des revendications. Nous espérons plus que ça. Nous avons des lois liberticides qui sont encore en vigueur dont nous demandons l’abrogation. Le cadre légal de la société civile doit être revu. Nous devons parler du problème de la gestion des ressources du pays et le problème de la justice qui fait partie des réformes à faire ».

«Je suis très satisfaite de la rencontre avec le Président de la République qui nous a tendu la main pour pouvoir l’aider à développer le pays, pour lutter contre la corruption, les inégalités, promouvoir les politiques énergétiques locales, l’éducation etc. C’est vraiment une rencontre aussi de consultation sur les voies du progrès de la société civile vers plus d’efficacité dans la décision locale», a déclaré Mme Kako Fatima, présidente de la Coordination des Organisations Non-Gouvernementales  et Associations Féminines du Niger (CONGAFEN).

Bachir Manzo

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé, ce jeudi 3 Juin 2021, à travers un communiqué,  qu’elle entend sceller un partenariat avec la  Banque Africaine de Développement (BAD) afin de mutualiser les efforts  le cadre de la régulation des marchés en Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO annonce vouloir s’engager dans ce partenariat  à travers son département spécialisé, l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC).

Pour jeter les jalons ce futur partenariat, l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC/ERCA) a initié une réunion d’échanges par visioconférence avec la Banque Africaine de Développement (BAD), sous la coordination du Département de Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation des Personnes de la Commission de la CEDEAO.

« Cette réunion virtuelle avec la Banque Africaine de Développement, la première du genre depuis la mise en place de l’ARCC, aura lieu le vendredi 4 Juin 2021. Programmée pour se tenir en présentiel, cette réunion aura finalement lieu par visioconférence en raison de la situation sanitaire liée à la pandémie de la Covid 19 » annonce le communiqué.

Selon la CEDEAO, la réunion du 04 juin 2021 découle de la nécessité pour l’ARCC de mobiliser des ressources auprès des partenaires techniques et financiers internationaux et de promouvoir la collaboration/coopération entre elle et ses partenaires.

Elle a pour objectif d’informer la BAD du démarrage effectif des activités de l’ARCC et d’identifier ensemble les domaines de collaboration, ainsi que les pistes d’appuis techniques et financiers possibles à explorer.

« Cette concertation sera marquée par une cérémonie d’ouverture animée par le Directeur Exécutif p.i. de l’ARCC, la Coordinatrice de l’Intégration Régionale de la BAD, puis le Commissaire en charge du Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation des Personnes de la Commission de la CEDEAO », annonce la commission de la CEDEAO, ajoutant que « Les discussions seront par la suite axées sur les modalités de collaboration entre le Département de Commerce, des Douanes et de la Libre Circulation des Personnes, l’ARCC et la BAD, auxquelles prendront aussi part les experts respectifs des 3 entités ».

« A l’issue des échanges, il est attendu que la BAD prenne mieux connaissance de l’ARCC et de ses activités, que les espaces et domaines de collaboration puissent être identifiés et que les prochaines étapes en vue de cette collaboration puissent être ébauchées », explique toujoiurs la CEDEAO.

 

Bachir Manzo

La question du "Barrage de la Renaissance" était au centre d’un entretien, ce mardi 1er juin 2021, entre le Président Mohamed Bazoum et la Ministre Soudanaise des Affaires Etrangères Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi.

Les discussions ont eu lieu lors d’une audience qu’a accordée le dirigeant nigérien à la Cheffe de la diplomatie soudanaise, en présence du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la République du Niger, M. Hassoumi Massoudou.

« Nous avons discuté sur les relations de coopération entre le Niger et le Soudan afin de les raffermir », a déclaré la Ministre Soudanaise à sa sortie de l’audience.

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a précisé que « nous avons parlé du problème qui mine notre Région, à savoir le Barrage de la Renaissance [œuvre de l’Ethiopie, ndlr] où nous demandons l’intervention du Niger au niveau des instances internationales, notamment le Conseil de Sécurité des Nations Unies, étant donné que le Niger est membre non-permanent ».

L’officielle soudanaise indique également, « nous demandons au Niger son intervention pour nous permettre de régler ce problème de façon pacifique, c’est-à-dire une solution africaine à un problème africain, soutenue par les Nations Unies ». 

Dr Mariam Al-Mansoura Al-Sadiq Al-Mahdi a enfin informé qu’elle a également demandé au Président du Niger de « créer une Ambassade au Soudan afin de raffermir davantage nos relations de coopérations ».

« Le Président de la République a écouté les arguments du Soudan et en fera un usage à l‘instance de la paix et de la stabilité dans la Région de la Corne de l’Afrique », a déclaré, pour sa part, le Ministre en charge des affaires étrangères du Niger, Hassoumi Massoudou.

La construction de ce barrage sur le Nil par l’Ethiopie (considéré comme la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique de 170 mètres de haut, près de 2 kilomètres de long), indique-t-on, fait face à l’opposition du Soudan, qui craint que ses propres barrages ne soient endommagés par le remplissage complet du nouvel ouvrage, mais aussi de l’Egypte, qui fait l'essentiel de son irrigation pour l'agriculture et de son eau potable à travers le Nil.

Depuis plusieurs années, d'âpres négociations sont en cours pour trouver un terrain d'entente entre les trois pays. L'Union africaine a pris le dossier en main. Des pourparlers ont eu lieu cette semaine à Kinshasa, en République démocratique du Congo, mais se sont soldés par un nouvel échec.

L'Ethiopie connaît une croissance économique rapide mais la moitié de sa population n'a pas accès à l'électricité. D'où l'importance pour le pays de mener à bien ce projet. Son coût est estimé à quelques 4 milliards d'euros et il a été entièrement financé par Addis Abeba.

La capacité annoncée du barrage est de plus de 6 000 mégawatts (pour un réservoir de 74 milliards de mètres de cubes d’eau). La mise en service doit se faire par étape. (Deux premières turbines doivent être mises en route d’ici un an). Une période minimale de 4 ans sera nécessaire pour remplir totalement l'immense réservoir. La bataille pour les eaux du Nil s’annonce encore longue.

Bachir Manzo

Reporter Sans Frontière (RSF) classe cette année le Niger à la 59ème place dans son rapport annuel sur la liberté de presse dans le monde. Dans ce rapport qui a concerné 180 pays et territoires  à travers le monde, le Niger se place au 59ème rang et perd deux (2) points par rapport à l’année dernière où il occupait le 57ème rang.

La situation de la liberté de la presse dans le pays, tel que constatée par Reporter Sans Frontière (RSF), est caractérisée par une détérioration des « libertés encore loin d'être consolidées » et des « exactions en baisse » à l’égard des hommes et femmes des médias.

« Le Niger a enregistré une baisse encourageante des atteintes à la liberté de la presse ces deux dernières années, mais les sujets de préoccupations restent nombreux », souligne le rapport 2021 de RSF, qui remarque par ailleurs  que « Le gouvernement peine encore à faciliter l’accès des médias privés à la publicité et à fournir une véritable information de service public à la population nigérienne ».

 « Dans un contexte régional marqué par la lutte contre le terrorisme, les déplacements des journalistes dans les zones les plus dangereuses restent limités, et l'accès aux informations concernant le terrorisme ou les migrants se révèle très difficile. La rétention d'information vient aussi bien des autorités que de certaines organisations internationales », fustige RSF.

« Ces dernières années, plusieurs journalistes ont été arrêtés et des médias suspendus de manière arbitraire. Il arrive parfois que des journalistes soient jugés et emprisonnés sur la base des articles du Code pénal ou de la nouvelle loi très controversée sur la cybercriminalité, comme ce fut le cas pour une journaliste en 2020, et non sur celle de la loi sur la presse, qui a mis fin aux peines privatives de liberté pour les délits de presse. Les poursuites lancées en 2020 contre le directeur de publication de L'Événement et le placement en garde à vue de son confrère du Courrier pour avoir révélé des malversations financières au sein du ministère de la Défense témoignent des menaces qui pèsent sur le journalisme d’investigation et des progrès à accomplir pour protéger les journalistes qui contribuent, par leur travail, à la lutte contre la corruption. En 2017, un journaliste réputé pour sa vision critique de la gestion des affaires publiques avait été condamné à deux ans de prison ferme, et à 10 ans de privation de droits civils et politiques. Bien qu’il soit nigérien, il a été expulsé dès sa sortie de prison vers le Mali. En 2018, près d’une dizaine de médias avaient été fermés pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour raisons fiscales, alors que la plupart des organes souffrent d’une grande précarité économique », dénonce le rapport.

A l’échelle internationale, le Classement mondial de la liberté de la presse « montre que l’exercice du journalisme, principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 Etats du Classement établi par RSF et restreint dans 59 autres, soit au total 73 % des pays évalués », indique le rapport.

« Ces chiffres correspondent au nombre de pays classés rouge ou noir sur la carte mondiale de la liberté de la presse, c’est-à-dire ceux dans lesquels le journalisme est dans une “situation difficile”, voire “très grave” et à ceux classés dans la zone orange, où l’exercice de la profession est considérée comme “problématique” », explique RSF.

Bachir Manzo

Dans un communiqué publié ce mardi, le Gouvernement nigérien a rendu un vibrant un hommage au Président de la République du Tchad, le Maréchal Idriss Déby Itno décédé ce mardi 20 mars 2021.

« Le Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Bazoum Mohamed, le Gouvernement et le Peuple Nigérien ont appris avec une grande émotion, le rappel à Dieu, ce mardi 20 Avril, des suites des blessures lors de combats, du Président de la République  du Tchad, le Maréchal Idriss DEBY ITNO », rapporte le communiqué de l’Exécutif nigérien, signé par son porte-parole, le ministre de l’élevage Tidjani Idrissa Abdoul Kadri.

« Le Président Mohamed BAZOUM  et le Gouvernement de la République du Niger présentent leurs condoléances attristées au Peuple Tchadien et à la famille de l’illustre disparu », ajoute le communiqué.

« Le Niger rend hommage au Maréchal du Tchad Iddrissa DEBY ITNO, salue son engagement personnel dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilisation de l’espace sahélo-saharien », poursuit le texte.

« Le peuple  nigérien partage la douleur du peuple tchadien frère et prie  pour le repos  de l’âme de l’illustre  disparu », peut-on lire sur dans le communiqué.

« En cette douloureuse circonstance, il tient à exprimer sa solidarité  et assurer le peuple tchadien  de son  engagement à œuvrer de concert  avec lui  pour la paix  et la  stabilité des Etats du G5 Sahel et des Etats riverains du Lac Tchad », conclut le communiqué.

Bachir Manzo

Le Président de la République du Niger Mohamed Bazoum, a effectué ce lundi 19 avril 2021, une visite à Abuja au Nigeria.

Selon le site de la présidence nigérienne, le nouveau Chef de l’Etat Mohamed Bazoum  a effectué cette visite à son homologue du Nigeria, le Général Muhammad Buhari  dans le but de renfoncer la coopération bilatérale entre son pays et le Nigeria, premier partenaire économique du Niger en Afrique. 

Après un entretien en tête-à-tête à la Présidence nigériane, le même jour, les deux dirigeants ont conjointement animé une conférence de presse, durant laquelle le Président Mohamed Bazoum a précisé qu’il séjourne à Abuja dans le cadre de sa première visite officielle, comme il en est coutume au Niger, où le Président nouvellement investi, réserve sa première sortie à l’extérieur au Nigeria.

Le Président nigérien a également justifie sa visite  dans la capitale fédérale du Nigeria pour « marquer la qualité de la relation qui unit les deux pays telle qu’elle est dictée par la géographie, l’histoire et la culture. »

Le Niger et le Nigéria ont en partage 1500 kms de frontières, des relations commerciales très intenses, les mêmes intérêts économiques, a-t-il affirmé, précisant qu’ils ont vocation comme Chefs d’Etat à promouvoir ces intérêts.

« De surcroît, de façon conjoncturelle, ces dernières années, nous faisons face aux grands défis d’insécurité liés à la prévalence du terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad et cela commande que nous renforçons le partage de nos relations», a-t-il ajouté. 

L’invité du Président Muhammad Buhari a également évoqué l’épineuse question de la sécurité dans la sous-région.

A ce sujet, Mohamed Bazoum a dit que « nous allons affronter ce défi, tel qu’il se présente à nous, en renforçant tous les moyens que nous pouvons mutuellement utiliser en vue d’avoir une action efficiente contre le terrorisme».

Sur d’autres points de la coopération bilatérale, le Président Bazoum a indiqué que  « Nous devons promouvoir l’agriculture, le secteur minier, toutes les infrastructures… ».

Le Président de la République Fédérale du Nigeria a offert ce lundi, l’Iftar, un diner de rupture de jeûne du ramadan, au Président Mohamed Bazoum et à la délégation qui l’accompagne.

 

Bachir Manzo

Au Mali, le premiers tour de la présidentielle et les législatives seront se tiendront le 27 février 2022, a annoncé le jeudi 15 Avril, le ministre de l’Administration territoriale, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga lors d’une conférence de presse.

D’éventuels seconds tours sont prévus pour les 13 et 20 mars. Selon  le ministre de l’Administration territoriale, Ce calendrier électoral est élaboré dans le respect ‘’des 18 mois qui avaient été accordés à la transition’’.

Les maliens iront également aux urnes le 31 octobre 2021 pour un  référendum sur la révision de la Constitution.

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